MATCH REPLAY. Le jour où... América Cali triomphe du mal.


Depuis sa création en 1927, América de Cali est manque. De titres et de reconnaissance face au voisin Deportivo. La guerre des cartels tourne à l'avantage du Depor qui monopolise le marché des titres de champion en ville. Cinq au total contre rien au diable América, l'emblème qui figure sur l'écusson du club depuis les années 40 avant de disparaître dans les 90's. Des questions d'ordre religieux paraît-il. América vit cette situation comme un enfer jusqu'au 19 décembre 1979 où les Diablos Rojos locaux remportent leur premier titre, un an après que les socios, dépités par le palmarès de l'équipe, eurent exorcisé le club de la malédiction : « la maldicion del garabato ». Une référence à un supporter, Benjamin Urrea, qui aurait jeté un sort sur le club lors de son passage au professionnalisme en 1948. A l'América, on est plutôt croyant avec ce genre de choses. Dieu ayant montré la voie, l'équipe rafle alors les honneurs et les bons coups durant les ochentas florissantes. Cinq titres consécutifs de 1982 à 86. América est le parrain de Cali. Mais en ce qui concerne la Copa Libertadores, les socios n'ont toujours pas trouvé de remède à l'échec. Quatre finales perdues pour autant de jouées. Une copie blanche comme de la poudre. Le sort s'acharne décidément sur América de Cali. Jeté par un cartel concurrent peut-être.

AMERICA DE CALI 1979.
Debout: Quiñónez, Valencia, Chaparro, Pascuttini, Reyes, Gay.
Accroupis: Ferrín, Bataglia, González, Cáceres, Cañon.


PARAGUAY 1986.


PARAGUAY 1986.
- coupe du Monde -

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Roberto Cabañas.

ROBERTO CABANAS.
La vie de Roberto Cabañas est un peu comme sa dentition actuelle. En dents de scie. C'est-à-dire chaotique et marquée par les aventures rocambolesques frisant parfois le bon vieux polar. De ses débuts professionnels chez lui au Paraguay à Cerro Porteño, une seule ligne sur le curriculum. C'est plutôt les narines qui trinquent. A trop s'en mettre dans le pif, l'attaquant sud-américain est vite convoité par l'impérialiste New-York Cosmos. Né le 20 avril 1961 en pleine crise cubaine, Cabañas choisit son camp, sale traître, et se forge un destin à la Tony Montana au pays du billet vert. Le jeune exilé, 19 ans à l'époque, devient au cours des saisons (de 1980 à 84) un parrain des vestiaires. Deux titres NASL (1980 et 82), élu meilleur joueur du championnat (MVP 1983), Roberto joue les caïds et file un coup de sang à Roselyne, une étudiante française qui est contre ce genre de comportement inhérent à la racaille et aux voyous. Cabañas porte les grosses bagouzes aux doigts mais les bras lui en tombent quand la franchise U.S part en friche. Direction la Colombie et América Cali (1984 à 87) où la fête est plus folle. De la balle et c'est rien de le dire n'est-ce pas Roberto. De la coke et des buts. Cali enchaîne les hits, champion en 1985 et l'année suivante, mais ramasse aussi les bides en se gaufrant trois ans de suite en finale de Copa Libertadores (1985, 86 et 87). Un mauvais plan pour l'international paraguayen (28 capes au compteur) qui trouve meilleur matos en sélection. Roberto joue la coupe du Monde au Mexique (1986) et son statut devient mondial. Courtisé par les plus grands, Cabañas pose finalement ses valises à Brest (1988-90). Transfert digne de la french connection entre cartel et Yvinec. Roberto poireaute un an à Recouvrance avant de jouer et participe à la remontée du club alors en D2. Cabañas est le boss et Brest évite la rade la saison suivante parmi l'élite où l'O.L du déjà Aulas sniffe le bon coup. Olé Lyon mais dans l'arène le Paraguayen bégaie son jeu. En français, il galère avec la tactique de Domenech circa 1990-91. Roberto commence à prendre du bide et son image prend un gnon. Il file à Boca Junior (1991-93) où il goûte à la viande bovine locale. Championnat d'ouverture en poche (1992), il se perd ensuite en Equateur à Barcelona Guayaquil (1992-93) avant de retrouver son repaire argentin (1994-95). Puis le bad trip. Un retour au pays au Club Libertad avant de reprendre les mauvaises habitudes en Colombie à Independiente Medellin. Et après plus trop de traces du coco. Il réapparait gros et édenté un jour. Le Elvis des Bidochons. Tony Montana est mort jeune lui au moins.



PUB. Cobra. Carlos Alberto.

COBRA
- Carlos Alberto -
(70's)

MICK JAGGER loves New-York Cosmos.

Les Rolling Stones en fin de tournée.

A New-York Cosmos, c'est showbiz et compagnie. Bling et sniffettes dans les chiottes des vestiaires. Sur le terrain d'abord, avec sa palette de stars internationales: Pelé, Beckenbauer, Chinaglia, Neeskens, Carlos Alberto et j'en passe, foulant la pelouse du Giant stadium. Une anticipation sur l'arrêt Bosman. Forts ses Ricains ! Dans les loges, on se boucule pas mal aussi à la distribution des coupettes parmi le gratin mondain: Liza Minnelli, Björn Borg, Andy Warhol, Mohammed Ali,... Ahmet Ertegun club (!!!), son frangin et Steve Ross - président de la Warner - ratissent large pour la promotion de leur franchise. Fondateur d'Atlantic Records, Ahmet Erteguns N' roses coche naturellement quelques noms sur son calepin. Led Zep' sur le label et Mick Jagger, qui répond favorablement à l'invitation au cours de l'année 1977, pour la troisième mi-temps. En général, c'est là que ça dégénère dans les vestiaires du Cosmos. A la vue du cliché, la soirée est d'ailleurs bien entamée pour le leader des Stones qui partage sa passion pour le foot avec son ami Pelé. Très satisfaction pour le coup. Plus dubitatif sur l'affaire, Shep Messing préfère rester en retrait comme une passe. Lui est plutôt Queen et Freddie Mercury, puis il en a une plus grosse que Pelé en prime. Et Mick Jagger aussi selon Keith Richards.

Mick Jagger. Un oeil éclairé sur la rencontre.

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Hugo Bargas.


HUGO BARGAS.
Hugo Bargas est jeune et plutôt fun. Genre le maillot sur le slim. Paragon de la nouvelle scène française, les « Baby rockeurs » parisiens qui piquent les disques aux parents cools. Sonic Youth, Libertines. On fait sa sauce et ça sonne comme la pop tendue de THE PARISIANS - from Paname, ça semble logique - qui jouent les derbies Boca-River à la guitare. Explosif mais improbable à voir ses airs de Ben Arfa époque « Thriller ». La main sur les couilles et les p'tits cris stridents. L'image colle mieux à (u)Hugo, mais Bargas s'en tamponne un peu de tout ça. L'argentin joue son « Dernier tango à Paris » sur les bords de l'Erdre à Nantes et les salles des fêtes mal éclairées de Metz et Louhans. Des lampions pour Hugo qui endosse finalement le costume du chanteur contestataire exilé. Une vie rock'n'roll aussi quelque part.


ARGENTINA 1977.


ARGENTINA 1977.

SO FASHION. Hugo Gatti.


« Ma connardo, tou veux pas attendre que yé fini dé mé coiffer ». Pas toujours évident de parer aux sollicitations de la presse, surtout quand elle s'incruste dans l'intimité des vestiaires. Hugo Gatti en fait l'amère expérience après une soirée à garder les bois et plonger dans la boue. Au sortir de la douche, le gardien argentin prend le temps de panser ses plaies et pousse jusqu'à la coquetterie sur les soins de la tignasse, avant d'être débordé sur les ailes par un chroniqueur sportif et son photographe. Un cliché au parfum de publicité pour du shampooing à la camomille. La longue crinière, le bandeau sur le front en match, Björn Borg represent, tout ça... le sèche-cheveux. Très glamour et vendeur. Et le slogan ? Hugo Gatti, un dur à cuire... mais chevelu ! Mouais bon, c'est un footballeur après tout. « Pas terrible pour soigner l'image » s'indigne Hugo en se grattant la tête. Les pellicules sans doute.

REAL MADRID 1980-81.


REAL MADRID 1980-81.
Debout : Stielike, Garcia Remon, Benito, Garcia Cortes, Garcia Hernandez, Camacho.
Accroupis : Cunningham, Juanito, Del Bosque, Angel, Santillana.

MAILLOT DE LEGENDE. Real Madrid.

Si le Real Madrid continue sa razzia de trophées sur le plan national au cours des années 70-80, c'est pas vraiment la même corrida en coupe d'Europe. Les Madrilènes sont rassasiés de titres amassés par les Puskas, Di Stefano, Kopa et Gento. Cinq titres consécutifs en C1 (de 1956 à 60). La coupe aux grandes oreilles prend des allures de jeune mariée en se parant du blanc merengue. Puis c'est l'heure des infidélités: les deux finales perdues contre Benfica et l'Inter (1962 et 64) font tâches sur l'uni. Et la rupture brutale après un dernier succès sur le Partizan Belgrade (2-1) au Heysel en 1966. Pas une médaille depuis. Une copie blanche comme la tenue adoptée par le club en 1902. Tout un symbole. Le Real court après ses glorieux aînés et encaisse un nouvel échec à Paris en 1981, en pleine vague rose alors, contre les Reds de Liverpool. L'heure n'est pas encore aux Galacticos mais la " Quinta del Buitre " fait son apparition. La publicité sur le maillot aussi, pour la première fois en 1982. Un fabricant en électo-ménager qui lave blanc mais laisse des marques sur le t-shirt. Bien vu. Parés ainsi, Butragueño et ses vautours plantent à nouveau les griffes. Les fameux grands clubs qui ne meurent jamais. Le Real signe son retour sur le plan européen par la petite porte. La coupe UEFA, en fait, à deux reprises contre Videoton (1985) et Cologne (1986). Des Austro-hongrois ! Tu parles d'une lessive toi. Pas encore la grande. Celle-là est pour plus tard et trois nouvelles conquêtes en C1 (1998, 2000 et 2002) en attendant le 10ème. Pour faire clean alors que le maillot ne l'est plus vraiment.

La balade hongroise du Real.

Juanito dans l'arène. Olé !

REAL MADRID 1984-85. Cromos.


REAL MADRID 1984-85



REAL MADRID 1975-76.


REAL MADRID 1975-76.
Premier rang : Santisteban, Rubinan, Velasquez, Miljanic, Pirri, Aguilar, Antonio Ruiz.
Deuxième rang : Junquera, Sol, José Luis, Netzer, Miguel Angel, Breitner, Tourino, Roberto Martinez, Garcia Ramon.
Troisième rang : Del Bosque, Guerini, Morgado, Amancio, Santiago Bernabeu (pdt), Grosso, Camacho, Uria, Andres.
Accroupis : Legido, Heredia, Corral, Macanas, Benito, Radisic, Santillana, Vitoria, Sanchez Barrios, Luis Velerda.

PAUL BREITNER vs JEAN SCHULTHEIS.


PAUL BREITNER vs JEAN SCHULTHEIS.
Confidence pour confidence, Paul Breitner a surfé sur les vagues musicales de son époque durant sa carrière de footballeur. A chaque style sa coiffure. Afro-Disco Bee Gees ou hard-rock à la Motorhead, Polo le rouge adapte son look en fonction et jette parfois un vieux doute : « Bah merde alors, Jean Schultheis a joué au Real comme Julio Iglesias. Première nouvelle tiens ». En effet ça surprend mais les photos valent mieux qu'un long discours ou une chanson pénible. Deux clichés. Un avant/après. Où l'on remarque que Polo a pris un p'tit coup de vieux même s'il reste fidèle à son allure léniniste, les lunettes en sus à cause du temps qui passe et la vue qui baisse. Et les cheveux gris : « Ja, mais za, z'est pas à cause de mon âche. Z'est blutôt l'autre grosse connarde de Julio qui me tape sur le zyztem ». Dis comme ça, on comprend mieux surtout que Julio commence à caresser son micro. Et les caresses justement ? « Pas chez moi » chantonne Polo sur le pré en taclant la question.

LA FICHE DETAILLEE. Björn Nordqvist.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
BJÖRN NORDQVIST
- Vers le record absolu -
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MAILLOT DE LEGENDE. Suède.

Le maillot jaune le plus destroy des seventies. Comme ça, sur le fond, il ressemble à une quelconque tunique. C'est du jaune quoi. L'arrivée du Tour. Tu tapines Hambourg, tout ça. Bashung. Alors acrylique ou coton, c'est idem. Tandem. Sur la forme, les Hellström, Edström, Sandberg et les roadies du team suédois méritent la plus haute marche du podium. Avec leurs rouflaquettes et leurs tignasses blondes, the great rock'n'roll Sweden actualise le football total des chevelus Hollandais bohèmes. WM 74. Allemagne. La période psyché des Flying Dutchmen qui survolent la compète mais battus par une Mannschaft pas très glamour. Une horde de scandinaves déglingués déferlent dans le pays. Look, attitude. Tout est cool chez eux. C'est Alice Cooper en short qui tripote la balle avec Bolan, Slade et les New York Dolls. L'antithèse des hippies bataves shootés aux drogues douces. Les Vikings empruntent au glam-rock et se gavent de pilules de speed. Du football total hard-rock à l'ambiance électrique comme leurs tifs après la pluie. Déclarée équipe la plus sympa du tournoi selon la légende - leurs chambres d'hôtel sont bien rangées et les groupies en raffolent. La plus branchée aussi. Sur 100.000 volts. Highway to Hell...ström.

Ralf Edström. Cum on feel the noize !

ALLEMAGNE-SUEDE 1974. La volée de Ralf Edström

SUEDE 1978.


SUEDE 1978 
- coupe du Monde -

EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Ronnie Hellström.


C'est Nono le petit robot l'ami d'Ulysse 31 ? " C'est ça, marrez-vous bande de gros connards. Hells bells ". Ronnie Hellström ne goûte pas à l'humour des potes qui le chambrent à l'hosto. Conséquence d'un méchant gadin dans les escaliers, une soirée arrosée avec des motards, un slam mal contrôlé au concert d'AC-DC. Peu importe. Résultat: des côtes félées, un bras en vrac et des vannes qui le laisse de marbre. " Comme une statue, hé, hé... oh purée j'dérouille ". Mal en point, Ronnie pratique quand même l'auto-dérision et devance ses partenaires qui essuient les plâtres pour le coup.

EN TOUCHE. La photo (pas très) finish de... Barry Hulshoff.


Barry Hul(k)shoff se déchaîne ! Le nouvel épisode des aventures de l'homme-monstre le plus fort au Monde. Et visiblement, ça va tailler du p'tit bois. Mais qui a bien pu le mettre dans cet état ? Réponse dans les kiosques. En album luxe.

PRO CYCLING MANAGER. Cruyff et Neekens.


« Le Tour de France, c'est le tour de la France ». On arrête pas de nous le rabâcher tous les jours. Forcément, ça suscite la curiosité chez nos voisins. « Bah allez hop ! C'est parti alors ». Et voilà les deux Johan, Neeskens et Cruyff, partis pour voir du pays. La Vendée et ses huîtres, la Bretagne et son Mûr, Sochaux (ah non,désolé, pas cette année Monsieur). Ah bon. Bref. Les Pyrénées, tout ça. Le camping à l'Alpe - la montagne des Hollandais - avec les compatriotes. Et l'arrivée sur les Champs à Paris où, c'est bien connu, l'on dépasse les autos à bicylett-euh (sic). Prochaine étape pour nos hollandais volants sur leurs drôles de vélos. L'Espagne et la Vuelta. Neeskens a les jambes pour emmener son leader vers les sommets. Pas comme Gesink qui fout vraiement rien cette année.

PUB. Johan Cruyff.


BIO EXPRESS DEGRADABLE. Ruud Krol.

RUUD KROL.
Avec l'Ajax, son club formateur, Ruud Krol décape tout sur son passage au début de sa carrière. Trois C1 d'affilée (1971,72 et 73), une coupe Intercontinentale (1972), deux supercoupes UEFA (1972 et 73). Ça cause dans le CV pour ce jeune débutant arrivé à Amsterdam - sa ville en fait, il y est né le 24 mars 1949 - à la fin des sixties (1968). Depuis, c'est la révolution du football-total. Avec les cheveux longs. En Europe et dans tout le pays. Jusqu'à son départ aux States pour les Vancouver Whitecaps (1980) – un exil doré d'une ½ saison – Rudolf Krol dit Ruud ou Rudi truste également six titres nationaux (1970, 72, 73, 77, 79 et 80) et quatre coupes des Pays-Bas (1970, 71, 72 et 79). Ruud croule sous le poids de la quincaillerie. De la menue monnaie pour le défenseur central des Oranje lequel, par deux fois consécutives, échoue en finale de coupe du Monde (1974 et 78) alors que l'équipe surnage les débats. Ruud Krol mais coule à pic avec la Sélection batave (83 capes de 1969 à 83) qui loupe ensuite le mundial espagnol sur un coup-franc de Platoche. « Ouiiiii Michel ». Tant pis, Ruud trouve son compte aux USA. Les poches bien garnies, il débarque au pied de l'Etna, au Napoli, histoire de rallumer la flamme du foot qui brûle en lui. Un bail de quatre ans (1980-84) animé par l'effervescence des tifosi de San Paolo, mais Maradona n'est pas encore là et Naples cafouille son football. Le prodige argentin déboule de Barcelone à l'été 84 mais Ruud croule cette fois sous le poids des années. A 35 ans, il rejoint Cannes (1984-86) comme les p'tits vieux et profite des loisirs de la Croisette puis met un terme à sa carrière, quelques semaines avant la cérémonie d'ouverture de la coupe du Monde 86. Les Néerlandais ne sont pas encore de la fête. Ruud s'en fout pour le coup. Il est invité à un repas-dancing avec madame.

Ruud Krol. Le parrain de la défense napolitaine au début des 80's.

SSC NAPOLI 1980-81.
En haut: Pellegrini, Fiore, Speggiorin, Del Frati (ent. adj.), Marchesi (ent.), Castellini, Krol.
Au milieu: Cramnado (masseur), Capone, Marino, Ferrario, Nicolini, Sansonetti, Bruscolotti.
En bas: Damiani, Giudetti, Vinazzani, Musella, Marangon, Improta.

FAN PICS. S.S.C Napoli.

A Naples, on roule pas en Ferrari mais on est champion !

MAILLOT DE LEGENDE. S.S.C Napoli.

Avant l'arrivée d'une marque de pâtes comme sponsor maillot, Le SSC Napoli se contente de quelques ingrédients depuis sa création en 1926. Deux coupes d'Italie (1962 et 76) au palmarès et quelques accessits: une coupe des Alpes en 1966 et la coupe anglo-italienne 1977. Le gratin manque un peu de sel surtout pour les dirigeants napolitains qui engagent Maradona pour relever la crème. C'est l'été 84. Quelques saisons à mijoter en cuisine, Diego prépare les futurs succès de l'année 1987. Une année-dessert pour Napoli qui réalise le doublé coupe-championnat. A couper les pattes des grands clubs du Nord, tous les bourges de Rome, Milan et Turin réunis. D'ailleurs Platoche prend sa retraite. Le Sud et Naples font la Une et les gros titres ailleurs que dans la rubrique faits divers. Une saison de transition à digérer ce copieux repas et ça repart ensuite, le logo d'une barre chocolatée sur la poitrine. Coupe de l'UEFA 1989 et second calcio en 1990. Un mélange sucré-salé qui pèse lourd dans la vitrine à trophées du vieux San Paolo, qui ne tarde pas à s'écouler. Sexe, coke et pages à scandales. Naples est rattrapée par ses vieux démons avec un Maradona qui se dégrade. Depuis les frasques et le départ tourmenté de Diego, Napoli paie encore salement la note.

Napoli: la fête après le premier Scudetto.

Maradona-Platini. Deux types qui se croisent sans se dire bonjour.

WAGs RETRO. Paola Bresciano.

En France, Sophie Thalmann, un peu secouée par Thierry Roland au passage, a ouvert une brèche dans les années 2000. Une ancienne Miss France squatte les salons de Téléfoot pour causer ballon. Une orientation tournée vers les coulisses en fait, avec une touche de séduction et un côté people. Une révolution dans les médias sportifs. De chez elle en Italie, Paola Bresciano regarde ça d'un œil lointain d'autant que de l'autre côté des Alpes, Sophie Thalmann, on s'en tamponne un peu, et qu'en plus Paola est un peu une pionnière en matière de foot et de charme. Il y a quelques années en arrière de ça. C'est bien connu Italians do it better !

Paola est née le 3 octobre 1960 à Trapani. Au pied de l'Etna. A sa naissance, la belle italienne est déjà de la lave en fusion. Papa aime le foot et garde les bois dans l'équipe locale. Comme toutes les petites filles, Paola suit son père partout et promène son petit minois derrière la main courante, dans l'idée de franchir la ligne de touche et devenir elle aussi actrice sur le terrain. A 13 ans, la Sicilienne passe à l'acte et monte une équipe féminine avec les copines: Le Trapani Girl. Une belle équipe de poupées dont la plastique ne laisse personne indifférent. Surtout Paola qui truste dès lors les podiums. Ceux du calcio et des concours de beauté. En plus d'aligner les buts canons, la belle attaquante enchaîne avec les titres de Miss Trapani, Miss Bonheur et Sicile dans la (petite) foulée. Toujours sur la plus haute marche. Puis la consécration: Paola Bresciano est élue Miss Italie 1976 à Cosenza. «  Miss Italie est un avant-centre » titrent les journaux. Pas vraiment pour semer le doute et la rumeur ni faire naître de faux espoirs chez Paolo Rossi. Paola est belle et l'Italie fière de présenter les charmes de la velina qui vient d'intégrer dans le même temps la Sélection féminine italienne après son transfert à Padoue en Série A. Reine de beauté, internationale de foot, les médias se l'arrachent. Les assurances aussi. Ses jambes valent un ½ milliard de lires. Les boudins sont à la peine mais se consoleront en s'aspergeant de « Point Bleu », une ligne de parfums créée par Paola qui se disperse entre opérations promos, défilé et les filets durant la saison. La foot-model retourne alors chez elle à Trapani en 1978, se marie, fait des gosses et plein de plateaux T.V puis se lance définitivement dans les affaires, en fondant une agence de management et de production de spectacles à la quarantaine bien tassée (au début des années 2000). Surtout au niveau des hanches. Paola a vieilli comme tout le monde mais reste belle et pimpante. Alors que Paolo Rossi, lui, est tout gris.

Avec Paola, tout le monde est sur son 31 dans les vestiaires.

Paola Bresciano: le poster pour ton casier.

JUVENTUS de TURIN 1972-73.


JUVENTUS de TURIN 1972-73.
Debout: Salvadore, Altafini, Savoldi, Morini, Zoff, Piloni, Perego, Haller, Zaniboni, Spinosi, Vycpalek.
Accroupis: Longobucco, Cuccureddu, Anastasi, Novellini, Furino, Marchetti, Bettega, Causio, Capello.

FAN PICS. Juventus de Turin.

Roberto Bettega fait la nouba avec ses copains bianconeri.

S.E.C BASTIA 1971-72.


SPORTING ETOILE CLUB 
de BASTIA 1971-72

Debouts : Pantelic, Savkovic, Calmettes, Luccini, Buigues, Tosi.

Accroupis : Kanyan, Dogliani, Félix, Franceschetti, Giordani.

HOLIDAYS IN THE SUN. Ilija Pantelic.

Sur l'ïle de Beauté, c'est un peu l'été toute l'année. Mais c'est durant la période estivale que le portier yougoslave de Bastia, Ilija Pantelic, peut s'adonner pleinement à sa passion. Son truc à lui. Son p'tit jardin secret qui dépasse les 16 mètres de sa surface. " Je moi pêche adorer. Je détendre moi ". Bah en gros, Pantelic dit adorer la pêche au filet, normal pour un gardien, et que ça le détend quelque part de taquiner la friture. Avec l'accent slave, il n'en ressort peut-être pas une grande émotion mais Ilija paraît sincère et monte au filet à la première occase, short Tacchini sur le cul, pour se la péter un peu : " Vois, ça... filet. Moi prendre plein avec ça. Après ça faire, moi plein de sardines au barbecue manger. Moi pas invité toi. Toi trop con être. Toi muet comme carpe être maintenant, hé hé ! ". Pantelic aime bien blaguer aussi pendant ses vacances, en y mettant le ton. " Cest bon aussi ". Merci Ilija et bonnes vacances. Sinon la pêche au filet pour un goal, c'est pas chiant ça ?

S.E.C BASTIA 1972-73.
Debout : Pantelic, Savkovic, Tosi, Juillard, Ravanello, Luccini, Bauda, Hodoul, Rossat, Cahuzac (ent.).
Accroupis : Mosa, Calmettes, Kanyan, Santucci, Papi, Félix, Chaumeton, Lenoir, Giordani, Orlanducci.

PARIS S.G 1975-76. By Ageducatifs.


PARIS S.G 1975-76

Debouts : Guy Laposte, Jacky Novi, Jacky Bade, Louis Cardiet, Ilija Pantelić.

Accroupis : Guy Nosibor, Louis Floch, Albert Poli, François M'Pelé, Jean-Pierre Dogliani.


LOUIS FLOCH vs ELIE SEMOUN.

Louis Floch. Le nouveau personnage des petites annonces d'Elie Semoun.

LOUIS FLOCH vs ELIE SEMOUN.
« Bonsoir, c'est moi Louis Floch le magicien des temps modernes. Et je lis l'avenir dans les dés, que je jette comme ça sur le tapis. J'agis aussi contre le mauvais tirage au sort et les esprits malins. Pas dur en voyant la gueule de l'équipe. Je transforme le fer en or, le feu en eau de Cologne, le PSG en PFC, les flops en Floch. Ah je fais de l'humour aussi. Décidément. Appelle-moi vite. Je te lirais les lignes de la main ». Elie Semoun, c'est vraiment un balèze de l'humour.

Louis Floch sur scène.

L'artiste à la sortie de son spectacle.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Eric Renaut.

ERIC RENAUT.
Eric Renaut aime bien les bagnoles et la chanson. Française et contestataire de préférences. Un gars plutôt en avance sur son temps et ses contemporains qui trempent dans le R'n'B et les caisses rutilantes. Un mec super et branché qui naît le 11 avril 1954 comme une lettre à Jacky Laposte, un vieux coéquipier. A St-Germain-en-Laye. Ce qui explique peut-être sa fidélité à Paris, et au PSG en particulier. 291 matches au compteur. Sur la fuego, ça en jette assorti au volant à moumoute. Un historique du club. Présent à la naissance du Paris St Germain, période bohème et glamour, Eric Renaut est un pur produit du Paris SG et participe à l'aventure « construction d'une grande équipe dans la capitale », sous le contrôle du gang des chemises roses. Les dirigeants de l'époque: Hechter et ses potes. Une première période de 1972 à 75 entrecoupée d'un prêt à Sochaux la saison suivante (1975-76). Renaut chez Peugeot. Les dirigeants ont du flair. Eric Renaut n'en manque d'ailleurs pas par la suite, à son retour à Paris (1976-82), pour occuper une place de titulaire en défense centrale. C'est plus les années bohème, mais Paris tarde à devenir un grand club. Pas à grand chose à mettre dans le réservoir. Tout juste un titre, une finale de coupe de France gagnée contre les Verts en 82. Et encore il est remplaçant. Eric n'est plus coté à l'argus, ni au PSG. Du coup, il prend la 4L et trace la route jusqu'à Colombes. Un bail de 4 ans au R.C Paris (1982-86) avant l'exil à Sète (1986-87) où il retrouve son pote Bathenay et une vieille gloire des surfaces: Uwe Krause. Mais Eric Renaut n'a plus rien dans le moteur et termine en panne au Red Star (1987-89) pour un ultime come-back à Paris, un p(n)eu crevé par sa longue carrière pro et les subtilités du 4-4-2 en losange.

PUB. Le Coq Sportif. Paris SG.

LE COQ SPORTIF
- Paris SG -
(1981)

PARIS ST GERMAIN 1976-77.


PARIS ST GERMAIN 1976-77.
Debout : Bensoussan, Justier, Pilorget, Renaut, Novi, Piasecki, Bauda, Cenzato, M'Pelé, Pantelic.
Accroupis : Dahleb, Lokoli, André, Laposte, Nosibor, Brisson, Barberat, Moraly.