MILAN A.C 1984-85.


MILAN A.C 1984-85

En haut : Giunta, Casiraghi, De Solda, Terraneo, Nuciari, Galli, Cimmino, Di Bartolomei.

Au milieu : Tessari (ent. adj.), Ferrari, Verza, Battistini, Manzo, Liedholm (ent.), Hateley, Virdis, Tassoti, Russo, Colucci (staff).

En bas : Ribolzi (masseur), Incocciati, Valori, Evani, Carotti, Farina (pdt), Baresi, Wilkins, Icardi, Gadda, Mariconti (masseur).


PRO CYCLING MANAGER. Vas-y Kéru.


En bon Breton qu'il est, Raymond Kéruzoré adore le vélo. Normal pour un pays qui a produit des champions tels que Jean Robic, Louison Bobet, Cyrille Guimard ou Bernard Hinault. « Je peux même dire que je suis dingue de vélo, insiste le footballeur maosiste au look de prof de sciences naturelles. Chaque fois que j'en ai la possibilité, je vais assister à une course cycliste. J'y éprouve toujours un énorme plaisir » concède Kéru incollable sur le palmarès du Blaireau et les exploits de ses compatriotes sur le Tour. Et de la passion pour la petite reine à la pratique, il n'y a qu'un pas que le natif de Châteauneuf-du-Faou n'hésite pas à franchir dès qu'il en a le loisir. « Lorsque je suis en vacances, je pratique évidemment avec beaucoup de plaisir ce sport qui est, en Bretagne, aussi populaire et aussi pratiqué que l'est le football » lâche notre cycliste amateur qui n'amuse pas la galerie, la tête dans le guidon et la casquette en arrière, attendant avec impatience le mois de juillet et la caravane de la Grande Boucle. « J'aime aussi le tennis, avoue aussi Raymond-le-flingueur, mais je n'ai pas tellement le temps d'en faire ».  Trop pris sans doute par la Ronde des Korrigans et les critériums locaux. Et puis le tennis on s'en fout, c'est pas le sujet.

LA FICHE DETAILLEE. Per Röntved.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
PER RÖNTVED
- Le géant au grand cœur  -
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STADE LAVALLOIS 1977-78.


STADE LAVALLOIS 1977-78

Debouts : Raymond Kéruzoré, Bernard Simondi, Christian Roque, Claude Coumba, Hervé Gauthier, Jacky Rose.

Accroupis : Claude Leroy, Joaquim Martinez, Souleymane Camara, Michel Cougé, Pierre Lechantre.

HOLIDAYS IN THE SUN. Albert Gemmrich.


Interviewé dans Football Magazine pour son numéro de rentrée (septembre 1977), Albert Gemmrich dévoile sa passion pour les vacances en altitude. L'air y est frais, l'endroit idéal pour se refaire une petite santé avant le début du championnat. « Je suis allé passer des vacances en Autriche, au-dessus d'Innsbrück près du lieu de la dernière descente olympique » lâche l'attaquant international à un auditoire interdit par l'annonce. Pourtant que la montagne est belle insiste le Strabourgeois, nouvel adepte du gros bol d'air, une méthode chère à son coéquipier Heinz Schilcher, milieu autrichien passé par l'Ajax et Nîmes Olympique. « J'étais avec Schilcher qui m'a fait visiter son pays » claironne l'Alsacien trop content d'avoir un nouveau copain, saisi par la beauté majestueuse du panorama. « La nature était merveilleuse, l'air vif. J'ai fait de longues marches en pleine nature. Quand je rentrais, je mangeais comme quatre et la nuit je dormais, dormais... Dix heures parfois ! » Albert Gemmrich découvre la vie de montagnard, une vie austère éclairée par les petits plaisirs de la journée, en gros bouffe et dodo. On en oublierait presque les kilos superflus. « J'ai peut-être pris des kilos encore que la marche a conservé ma forme », se défend Gemmrich solide comme un bûcheron des Alpes, qui conclut en tapant du poing sur sa jolie table en bois, un souvenir du pays : « Mais ces kilos-là sont faciles à perdre ». Et d'un coup, comme touché par la grâce ou bien des voix venues de la cime d'un sapin, en bon dribbleur Albert détourne le sujet vers la politique. Tel un renard des surfaces qui sent le but, Gemmrich sent aussi les affres d'un futur changement climatique. Le Strasbourgeois veut devenir un citoyen responsable, respectueux de la planète. « On parle beaucoup d'écologie et de retour à la nature. Eh bien, je crois que j'ai été dans le vent ces dernières vacances ! » Là, Albert sort la bouteille de Schnaps, encore un souvenir de vacances, et se lance dans une longue tirade sur les bienfaits de l'alcool de prunes.

OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1978-79.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1978-79

Debouts : Victor Zvunka, François Bracci, Gérard Bacconnier, Michel Baulier, Gérard Migeon, Jean Fernandez.

Accroupis : Hervé Florès, Robert Buigues, Marc Berdoll, Didier Six, Anders Linderoth.

HOLIDAYS IN THE SUN. Jean-François Jodar.


Pour Jean-François Jodar, les vacances c'est en club ! Histoire de faire une piqûre de rappel sur le quotidien du Lyonnais ? Pas du tout se défend Jojo dans les colonnes de Football Magazine en mars 78. C'est d'abord une question de gestion, et un côté très pratique. « Les clubs de vacances résolvent en grande partie les questions d'intendance et de nourriture » concède l'international (6 sélections) formé au Stade de Reims. En gros, pas besoin de s'emmerder à faire les courses en tongs, on mange à la cantine. Trop cool le club ! En plus on peut y faire des rencontres, ajouter quelques noms à son carnet d'adresses. Toujours sympa en cas de besoin. «  J'estime que les voyages doivent aussi permettre de connaître du monde, de s'amuser, poursuit Jojo les mains dans les poches de son training Duarig. Il me semble que les clubs de vacances répondent justement à cette vocation ». Jodar milite et se questionne en même temps sur le choix de sa future destination. En club, bien sûr, « vers les pays du soleil, les pays du bassin méditerranéen par exemple ». Allez, c'est parti, tiens tu réserves maman ?

Après Jodar en Autriche, Jodar en Banga.

MATCH REPLAY. Le jour où... Les juniors français deviennent champions d'Europe.

Le 22 mai 1983, les juniors français sont sacrés champions d'Europe en Angleterre, pays organisateur d'une édition marquée par le sceau de la French Touch classe biberon. C'est un exploit pour les Bleuets qui rejoignent ainsi leurs aînés de 1949, vainqueurs des Pays-Bas à l'époque où ces derniers n'étaient pas encore des « Flying Dutchmen ».

C'est à Huddersfield, dans le Nord du pays, que débute le parcours des hommes de Gaby Robert. Le 13 mai à Leeds Roads, un vieux stade au style so british, la génération Stéphane Paille évite le piège finlandais et débute la compétition par un succès. Une victoire facile (3-1) obtenue grâce à un doublé de Pascal Guion, un attaquant formé au LOSC, et le prometteur espoir sochalien. Deux jours plus tard à Notthigham, au City Ground, les Bleuets dominent la Belgique et signent un nouveau succès (3-1). Paille inscrit un doublé à son tour. Prissette, encore un gars du Nord, conclue la partie. Quatre points en deux matchs, nos juniors ont déjà leur billet en poche pour les demis avant de rencontrer l'Eire le 17. Pour son dernier match de poule, l'équipe de France se contente d'un petit nul (1-1). Unique buteur de la rencontre, Stéphane Paille – très bien entouré par ses potes de club Jean-Christophe Thomas, Thierry Fernier et Eric Hély – s'illustre une nouvelle fois, et fait la joie de son entraîneur. « Celui-là, s'il s'affirme techniquement, il fera très mal » se réjouit le technicien français assez fier de sa trouvaille. 

FRANCE-Belgique juniors 1983
Debouts : Sabonnadière, Degrave, Fernier, Paille, Hély, Reuzeau, Prissette.
Accroupis : Thomas, Guion, Christen, Fournier.

Le buteur sochalien, révélation du tournoi, confirme en demi-finale contre l'Italie. Le 20 mai à Stamford Bridge, Paille délivre les siens au cours d'une partie bien cadenassée dans l'ensemble (1-0). L'enjeu dépasse le jeu mais les p'tits coqs sortent la crête droite dans l'antre des Blues. Bien installée à Londres, la relève française est opposée à la Tchécoslovaquie pour la finale. L'événement se déroule à White Hart Lane, la maison des Spurs. Devant une assistance plutôt faible, un peu plus de 4.500 billets se sont vendus, les Bleuets prennent les Tchèques à la gorge. Dès la 7ème minute, le défenseur lavallois Bertrand Reuzeau ouvre le score d'un lob bien ajusté. Les quatre-vingt-trois minutes restantes, l'équipe de France gère en s'appuyant sur une défense de fer – pied de nez à Margaret – et un milieu costaud porté par son capitaine et meneur Laurent Fournier. L'équipe de France s'impose sur la plus petite des marges et l'espoir lyonnais peut fièrement brandir le trophée. Lui et ses copains sont entrés dans la légende. Comme ceux de 49. Ça faisait un bail quand même !

- 23 mai 1983 -
WHITE HART LANE. LONDRES. 4.593 spectateurs.
FRANCE bat Tchécoslovaquie: 1-0 (1-0)
Arbitre Mr Petrovic (Yougoslavie).
But : Reuzeau (7ème) pour la France.
Remplacements : Fréchet par Fernier (61ème), Guion par Fourrier (89ème) pour la France. Soucha par Kollar (69ème), Vrto par Kabyl (41ème) pour la Tchécoslovaquie.
FRANCE : Sabonnadière – Reuzeau, Prissette, Degrave, Hély – Ribar, Fournier, Fréchet, Thomas – Paille, Guion. Entraîneur : Gaby Robert.
TCHECOSLOVAQUIE : Pribyl – Stas, Grussmann, Organik, Hornyak – Kukleta, Soucha, Balaz, Vrto – Horvath, Skuhravy. Entraîneur : Mr Kvacek.


FRANCE-Tchécoslovaquie junior 1983

Debouts : Hély, Degrave, Prissette, Paille, Reuzeau, Sabonnadière, Fournier.

Accroupis : Fréchet, Ribar, Guion, Thomas.

MONTPELLIER-HERAULT S.C 1989-90.


MONTPELLIER-HERAULT
SPORT CLUB
1989-90

En haut : Gérardy (kiné), Jean-Claude Lowitz, Michel Der Zakarian, Julio Cesar, Georges Frèche (maire), Laurent Blanc, Jean-Jacques Nono, Aimé Jacquet (ent.).

Au milieu : Albert Rust, Mr Colombo (inspecteur), Franck Lucchesi, Stéphane Paille, Louis Nicollin (pdt), Eric Cantona, Michel Mézy (dir. gén.), Alain Bonnafous, Jérôme Palatsi.

En bas : Christian Navarro, Jean-Claude Lemoult, Pascal Baills, Daniel Xuereb, Mr Saumade (conseil général), Vincent Guérin, Kader Ferhaoui, Christophe Bentoumi.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Stéphane Paille (1965-2017).

STEPHANE PAILLE.
Il formait un putain de duo avec son pote Canto lors du championnat d'Europe espoirs en 1988. Des deux enfants terribles du football français, il n'en reste désormais plus qu'un seul. Stéphane Paille est décédé ce mardi 27 juin, jour de son anniversaire (il entrait sur ces 52 ans), d'une maladie foudroyante. Sur la touche pour toujours, Stéphane Paille laisse un vide abyssal aux supporters, de bons souvenirs, parfois rock'n'roll, partout où il est passé, notamment son club formateur le F.C Sochaux-Montbéliard.

Quand il fait ses adieux à Bonal au terme de la saison 1988-89, tout le monde s'accorde ou presque pour voir à l'endroit de Stéphane Paille un attaquant d'avenir. Le joueur est un surdoué formé à l'école sochalienne, véritable bastion de futures stars (Stopyra, Anziani, Sauzée...). Les propositions affluent de toute l'Europe, il choisira celle du cœur. Arrivé dans le Doubs en provenance de Thonon, Stéphane Paille intègre le centre de formation et débute en D.1 à 17 ans au cours de la saison 1982-83. Cette même année, il devient champion d'Europe junior et remporte la coupe Gambardella en 1984 avec une équipe dont il est le capitaine et le meilleur joueur sur le pré. Après le départ de Philippe Anziani à Monaco, le néo-lionceau succède à son ancien coéquipier à la pointe de l'attaque sochalienne. Il a 19 ans, marque 15 buts et termine meilleur buteur de l'équipe (1984-85), un titre honorifique qu'il s'adjuge au cours des cinq saisons suivantes. Paille met le feu à la grange et s'ouvre naturellement les portes de l'équipe de France. Le jeune prodige honore sa première sélection le 10 septembre 1986, au lendemain du mondial mexicain, en Islande. Devenu international, Stéphane Paille ne peut cependant éviter la relégation du F.C.S.M en 1987. Un drame pour le joueur qui craint pour l'avenir : « La division 2, c'est pour nous l'oubli garanti, un enterrement de deuxième classe. Sans parler des guets-apens permanents qui nous attendent. » Sochaux sort haut la main de ce traquenard et remonte dans la foulée (1er, 61 pts, 27 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 97 buts pour, 17 contre). C'est un récital offensif qui mène par ailleurs les Lionceaux en finale de la coupe de France, malheureusement perdue aux tirs au but contre Metz (1988) . Déçu mais pas touché, Stéphane Paille se rattrape en devenant champion d'Europe avec les espoirs, sacré par ailleurs meilleur joueur français.


Malgré un statut de promu lors de la saison 1988-89, Sochaux garde le même rythme que l'exercice précédent et termine au pied du podium (4ème). Stéphane Paille inscrit 15 buts mais il est temps de partir voir ailleurs. Toute l'Europe est séduite par l'avant-centre doubiste, mais ce dernier opte pour Montpellier afin d'y retrouver son copain du service militaire Eric Cantona. Un mauvais choix qui annonce son déclin. Stéphane Paille reste seulement quatre petits mois dans l'Hérault. Montpellier, avec Aimé Jacquet aux commandes, ne décolle pas et Paille part pour Bordeaux en novembre 89. En Gironde malheureusement, il cire trop souvent le banc et perd sa place en équipe de France. Son compteur reste ainsi bloqué à huit sélections (1 but, contre la Tchécoslovaquie). Stéphane Paille traverse alors les années 90 comme une âme en peine, balloté entre Porto (1990-91), Caen (1991-93) alors qu'il espérait un retour à Sochaux, de nouveau Bordeaux (1993-94) puis des piges à Lyon, au Servette, à Mulhouse et une fin de carrière à Heart of Midlothian (1996-97) en compagnie de l'ancien portier sochalien Gilles Rousset. Une deuxième partie de carrière en dents de scie, à l'image d'un moral bien souvent en vrac à cause d'une vie dissolue, bercée par les excès et les abus artificiels. Une vie d'artiste pour conclure.


LILLE O.S.C 1975-76.


LILLE OLYMPIQUE
SPORTING CLUB
1975-76
1/32è de finale coupe de France vs USM Malakoff

Debouts : Alain de Martigny, Antoine Gianquinto, Serge Besnard, Bernard Gardon, Thierry Denneulin, Jean-Noël Dusé.

Accroupis : Christian Biard, Patrick Parizon, Michel Mézy, Christian Coste, Stanislas Karasi.

LA FICHE DETAILLEE. Patrice Rio.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
PARTICE RIO
- Le fils de Roger  -
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F.C METZ 1975-76.


F.C METZ 1975-76
1/2 finale coupe de France vs Lyon.

Debouts : André Rey, Joël Delpierre, André Coustillet, Joël Muller, Fernand Jeitz, Patrick Battiston.

Accroupis : Patrick Rémy, Claude Hausknecht, André Betta, Hugo Curioni, Nico Braun.

HOLIDAYS IN THE SUN. Nico Braun.


Ah, les vacances à l'inter-saison, le soleil, les nanas qu'on va se foutre jusque-là. Tout un programme pour les footballeurs en villégiature aux quatre coins du globe. Sauf pour Nico Braun, bloqué en Moselle pendant l'été 77. « Je suis resté à Metz chez moi, entame l'attaquant luxembourgeois des Grenats. Je me suis promené, j'ai eu la raison ? ». Mais ça on sait pas Nico, dis-nous pourquoi tu as eu la raison en fait. « Ma femme était enceinte. Depuis la fin juillet, je suis père d'un fils, Gordon. Je n'ai pas pris de vacances, mais je ne regrette rien » lâche le Messin, la mâchoire serrée et les dents qui grincent. Sans trop s'attarder, les journalistes quittent la demeure de l'international made in Luxembourg.
- Bon bah, désolé pour la visite, en espérant ne pas avoir été trop rasoir avec nos questions.
Là, Nico sort la 22, un peu à cran quand même.

F.C UTRECHT 1981-82.


F.C UTRECHT 1981-82

Gardiens :
Jan Stroomberg, Hans van Breukelen.

Défenseurs :
Ton de Kruyk, Ton du Chatinier, Gerard Tervoort, Koos van Tamelen, Herman Verrips.

Milieux :
Frans Adelaar, Wim Flight, Gert Kruys, Ron Steenhart, Jan van den Akker, Gerard van der Lem, Jan Wouters.

Attaquants :
Willy Carbo, Bert Gozems, Jan Monster, Harry van den Ham, Leo van Veen.

Entraîneurs :
Han Berger
Ton du Chatinier (ent. adj.).


DOMINIQUE ROCHETEAU session.


A la veille de la fête de la musique, The Vintage Football Club se penche sur un cas très particulier qui a traversé les années 70-80 sous le pseudo de « l'Ange vert », surnom pas très catchy pour un gars branché sur les amplis Manhattan et le son made in USA. La musique, c'est un mode de vie pour Dominique Rocheteau, bercé depuis sa tendre jeunesse par les pop-songs des Fab Four et qui, au fil des ans, étoffe sa soif de connaissances musicales par le biais de ses voyages à l'étranger, des copains et la lecture de Rock'n'Folk. A l'aube des 80's, l'attaquant bouclé serait presque incollable sur les styles et les genres, à l'image d'un chroniqueur spécialisé, et revient sur sa passion et ses goûts hétéroclites. So Dominique « sonic » Rocheteau.

La musique représente tout pour le footballeur bohème frisé comme Robert Plant. « Je vis constamment avec elle. Et depuis longtemps, avoue t-il pour commencer. Quand j'avais 10-11 ans, c'étaient les BEATLES » poursuit l'ancien vert, influencé par le groupe de Liverpool et sans doute son idole, George Best, un Mancunien surnommé le cinquième Beatles. A l'adolescence, le futur Stéphanois s'encanaille et opte pour le gros son hard-rock. « J'ai été séduit par une musique plus dure, celle de LED ZEPELLIN et DEEP PURPLE ». Dominique Rocheteau trouve dès lors un style capillaire en choisissant la branche dure du rock anglais. Une période cornes du diable qui dure cependant un temps, avant de découvrir une « musique plus évoluée, le country-folk à base mélodique. C'était la musique californienne ». Et des noms qui pleuvent dans la bouche de l'intéressé : AMERICA, POCO, EAGLES ou encore IAN MATTHEWS, un Anglais sous influence California dream. Plus tard, à force de creuser les sillons, ses influences portent plutôt vers JACKSON BROWNE et PAT BENATAR puis vers la new-wave de l'époque avec THE PRETENDERS et Chrissie Hynde en tête de gondole. 

Néanmoins, Dominique Rocheteau ne renie pas les vieux classiques et cite sans ciller BOB DYLAN, GRATEFUL DEAD ou le JEFFERSON AIRPLANE. Paul Kantner, c'est la bière qu'il faut au lointain sosie de Julien Clerc, surtout en période de spleen. « La musique que j'aime entendre est souvent fonction de mes états d'âme, confesse t-il. Je sais qu'après certains matchs de coupe d'Europe avec Saint-Etienne, je ne parvenais jamais à trouver le sommeil et je passais la nuit entière à écouter de la musique ou à taper sur ma batterie. Dès que j'ai pu avoir un peu d'argent, je me suis acheté une super chaîne hi-fi avec d'énormes enceintes. C'est la raison pour laquelle j'ai toujours voulu habiter dans des demeures isolées ». Pour profiter un maximum des décibels, tel un teufeur de l'époque, comme il le faisait dans son chalet de Saint-Héand lorsqu'il jouait à Sainté ou à quinze bornes de Saint-Germain-En-Laye quand il évoluait au PSG.

Le Rock, c'est toutafond !
 (Dominique Rocheteau).

FOOT ROCK AND ROUFLAQUETTES. Jean-Christophe Thouvenel.


JEAN-CHRISTOPHE THOUVENEL.
J.C, c'est le prototype de l'auditeur assidu de Francis Zegut, le défenseur ultime, sur les grandes ondes, du hard-rock en France dans les 80's. Les cheveux raides comme la justice for all de Metallica, Jean-Christophe Thouvenel fait Wango Tango lorsqu'il signe au Paris F.C en provenance de Genève et sa fameuse équipe : la serviette de Geneviève. Un peu trop neutre tout ça pour un gars plutôt porté sur le bandana collé au front comme Axl Rose. A Paris, J.C ouvre grand les cages à miel et se colle une réputation de dur à cuir tendance perfecto. Quelques écarts de conduite sur le pré et de vilains tours entre les murs de la cité plus tard, J.C se retrouve à Bordeaux chez Claude Bez, sa moustache et son château du Haillan. Dans son cabas, J.C a gardé ses cassettes de Manowar, Judas Priest ou Twisted Sister mais en Gironde, le défenseur heavy apprend l'art de vivre et le bon vin. Bien mieux pour la vie en société que les riffs casque à pointe d'ACCEPT, pour lequel il garde cependant une tendresse particulière. La rigueur allemande peut-être.


Sponsor en toc. STADE BRESTOIS (Brittany Ferries).

En 1979-80, la compagnie maritime Brittany Ferries, fondée en 1972, flotte sur le maillot du Stade Brestois. En fait, le partenariat entre le spécialiste du transport de passagers vers l'Angleterre et l'Irlande et l'équipe de la péninsule armoricaine débute en 1977, et court jusqu'au mitan des 80's. Mais durant l'exercice 1979-80, le Stade Brestois navigue dans les eaux territoriales de la D.1. Une première pour le club breton qui mouillait jusque-là dans les divisions régionales avant d'accéder à la D.2 au cours des années soixante-dix. Or, en 1980, Nantes est champion, Monaco remporte la coupe et Brest coule à pic. Les hommes de l'entraîneur-joueur Alain De Martigny ont le mal de mer parbleu ! L'équipe est lanterne rouge au classement final avec une amère sensation de naviguer à vue pendant le championnat. Dans le brouillard, le Stade Brestois affiche en effet quatre petites victoires au compteur et une tripotée de défaites (27). Avec une attaque timide (35 buts) et une défense qui prend l'eau (87 buts encaissés), la note est plutôt salée. Brest retourne illico en seconde classe. Un avis de tempête en quelque sorte du côté du stade Francis Le Blé, lequel retrouve l'élite dès 81 après une année au purgatoire.


STADE BRESTOIS 1979-80

Debouts : Kédié, Kéruzoré, Justier, Boutier, Roch, Leroux, Guennal, Martet.
Accroupis : Goavec, Honorine, Lenoir, Bernard, De Martigny, Letemahulu, Vabec.

Brittany Ferries : des tarifs à se friser les moustaches.

FRANCE-Angleterre 1982.

FRANCE-Angleterre 1982
Debouts : Trésor, Ettori, Larios, Battiston, Girard, Bossis, Lopez.
Accroupis : Rocheteau, Soler, Giresse, Platini.

- 16 juin 1982 -
San Mames. Bilbao. 44.172 spectateurs.
- coupe du Monde 1982 -
Angleterre bat FRANCE : 3-1 (1-1). 
Arbitre Mr Antonio Garrido (Portugal).
Buts : Robson (1ère et 67ème), Mariner (83ème) pour l'Angleterre. Soler (24ème) pour la France.
Remplacements : Rocheteau par Six (71ème), Larios par Tigana (74ème) pour la France. Sansom par Neal (90ème) pour l'Angleterre.
FRANCE : Ettori – Battiston, Lopez, Trésor, Bossis – Larios, Girard, Giresse, Platini – Soler, Rocheteau. Entraîneur : Michel Hidalgo.
ANGLETERRE : Shilton – Mills, Butcher, Thompson, Sansom – Coppell, Wilkins, Robson, Rix – Mariner, Francis. Entraîneur : Bobby Robson.

Allons z'enfants !

- LE MATCH EN PHOTOS -

Air battle against RAF.

Missile Soler.

Battiston, Giresse et Larios vs Robson, Rix and Wilkins.

Angry man (Michel Platini).

- LE MATCH EN VIDEO -


IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... Jean Petit.


Première sélection ?
Le 8 octobre 1977 contre l'URSS au Parc des Princes. A l'heure où certains prennent leur retraite internationale, j'entame une carrière en Bleu à 28 ans. Il était temps. D'ailleurs, je ne m'attendais pas à cette sélection contre les Popov. Quand Michel Hidalgo m'a appelé, j'ai cru que c'était le KGB qui me jouait un vilain tour. Tout était possible avec eux pour déstabiliser le bloc de l'Ouest !

La der ?
Pratiquement trois ans, jour pour jour, après ma première cape. C'était le 28 octobre 1980 contre l'Irlande, toujours au Parc. J'entre en jeu dans le dernier quart d'heure à la place de Platoche. Du coup, j'me fais tout p'tit sur le pré pour ne pas dépasser le maître.

Fait marquant en Bleu ?
Mon but contre le Luxembourg le 25 février 1979, encore au Parc. Lors de ce match qualificatif pour le championnat d'Europe, j'ouvre le score de la... tête ! Eh, pas si petit que ça l'arsouille.

Anecdote ?
J'ai quand même participé à la coupe du Monde en 78. Pas mal avec si peu de sélections. J'ai même joué le dernier match contre la Hongrie avec une victoire à la clé. Du coup, je suis invaincu en coupe du Monde. C'est ma petite fierté personnelle.

Jean Petit contre la Brésil et la Hongrie.