Sponsor en toc. SCHALKE 04 (Paddock's Jeans).

« She wears denim wherever she goes, says she's gonna get some records by the Status Quo... » Ça, c'est Teenage Fanclub sur « The Concept » qui introduit l'excellent album « Bandwagonesque » du noisy-scottisch band de Bellshill en 1991, et pourrait être quelque part une sorte d'hommage au Schalke 04 (noul-fir pour les non-germanophones). En effet, alors que l'équipe de Gelsenkirchen entame la saison 1983-84 en 2.Bundesliga, cette dernière arbore un joli maillot en jean. Ou presque... puisque les dirigeants du club rhénan ont signé un bail de trois ans avec la marque Paddock's, laquelle est spécialisée dans la confection textile made in Germany. Du denim solide, deutsche qualität, fabriqué du côté de Brême depuis 1970. Avec le mulet et la moustache pro-cow boy, les joueurs de Schalke 04 sont à des années-lumière du 2.0 mais s'apparentent effectivement plus aux fans basiques de Status Quo, le groupe boogie-hard-rock britannique très en vogue outre-Rhin au début des eighties. Et grâce à Paddock's, le jean au fer à cheval (die jeans mit dem hufeisen), tout semble OK pour Schalke. Coup de bol, le club remonte après une année de purgatoire et une lutte acharnée avec Karlsruhe, puis navigue par la suite en eaux pas si troubles que ça parmi l'élite allemande (8ème en 1985, 10ème en 1986). Pour Paddock's, Schalke est un club plus ou moins à la mode jusqu'au split en 1986. Finis le jean et Status Quo, place aux fibres synthétiques. Le tergal remplace le denim, Schalke plonge dans la crise et descend à nouveau. Les joueurs revendent leurs futals élimés et leurs vieux disques boogie-hard sur les brocantes du coin. Some records by the Status Quo, oh yeah. Par contre, les cheveux qui longent la nuque ont encore quelques belles années à vivre sur les stades allemands. Deutsche qualität !


SCHALKE 04 
1984-85

Michael Jakobs / Caspar Memmering / Bernd Dierssen / Klaus Täuber
Walter Junghans / Bernard Dietz / Dieter Schatzschneider / Gerhard Kleppinger
Mathias Schipper / Michael Opitz / Olaf Thon / Pavel Macak
Thomas Kruse / Manfred Drexler / Peter Stichler / Klaus Berge

F.C MULHOUSE 1984-85.


F.C MULHOUSE 1984-85

Debouts : Yves Ehrlacher, Ali Bouafia, Abdelaziz Mansouri, Jacques Glassmann, Alain Tirloit, Jean-Pierre Tempet.

Accroupis : Didier Toffolo, Jean-Marc Diringer, Gérard Bernardet, Faouzi Mansouri, Johnny Eriksen.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Rémy Vogel (1960-2016).

REMY VOGEL.
Gilbert Gress a du flair lorsqu'il lance Rémy Vogel dans le grand bain au cours de la saison 1978-79. Pur produit du centre de formation du R.C Strasbourg érigé au mitan des 70's, le jeune alsacien débute en première division alors qu'il a à peine 18 ans. « C'est un joueur athlétique, doté d'un bon jeu de tête et d'un bon tacle, qui sera bientôt titulaire dans notre équipe » prédit d'ailleurs Schiless sur son petit protégé qu'il laisse patiemment mûrir. L'année du titre du Racing (1979), Rémy Vogel compte ainsi quelques titularisations (5) au sein de l'équipe championne de France, et figure donc dans les tablettes du club. Une ascension plutôt fulgurante pour ce joueur autant discret dans la vie que travailleur sur le pré. 

Quelques années d'apprentissage auprès de Léonard Specht, le stoppeur attitré et figure du Racing, et plusieurs piges à tous les postes de la défense strasbourgeoise plus tard, Rémy Vogel vole de ses propres ailes après le départ de Specht pour Bordeaux (1982). Entre-temps, Gress a aussi quitté le navire alsacien, en conflit ouvert avec le président André Bord au lendemain du triomphe national (sept.1980). Commence la valse des entraîneurs au Racing avec Max Hild (1980-81) puis Roger Lemerre (1981-83) ou l'Allemand Jürgen Sundermann (1983-85) qui ne déstabilise pas pour autant la progression du défenseur-maison, intronisé nouvelle sentinelle et capitaine d'une équipe aux abois après la glorieuse épopée de 1979. Vogel tient la baraque comme il peut, mais le Racing ne digère pas son titre et s'enterre dans les luttes intestines et les profondeurs du classement jusqu'à la relégation en 1986. Fidèle parmi les fidèles, Rémy Vogel est rétrogradé à l'échelon inférieur et est même privé du brassard de capitaine à l'arrivée de Robert Herbin (1986-87). Le rouquin ne compte pas trop sur lui et Vogel accomplit une saison peu convaincante en D.II. Ce qui n'empêche pas les dirigeants monégasques de s'intéresser à cet oiseau rare.

En 1987, le roc Rémy Vogel débarque sur le Rocher pour former, à côté de Patrick Battiston, la charnière centrale de l'A.S.M. Sous les ordres d' Arsène Wenger qui l'a bien connu au Racing, Vogel entre dans une nouvelle dimension, plus en adéquation avec son statut. Il honore même sa seule et unique sélection en équipe de France lors du voyage des Bleus en URSS (9 sept. 1987, 1-1). Avec Hoddle et Hateley devant et une défense de fer, Monaco plane sur le championnat et enlève le titre en 1988. C'est le second trophée pour Rémy Vogel qui fait les beaux jours de Monaco jusqu'en 1990, l'année de son retrait du monde du football. Handicapé par un mal de dos récurrent, Rémy Vogel met fin à sa carrière presque dans l'anonymat. L'homme est plutôt timide et se méfie de la notoriété. C'est d'ailleurs presque dans la confidentialité que l'on apprend sa disparition le 17 octobre dernier, vaincu par la maladie à 55 ans, et ce pratiquement un an après la mort de son ancien coéquipier Dominique Dropsy. Triste sort pour cet oiseau de bon augure parti trop tôt pour son ultime voyage, loin des clameurs et des rapaces qui vampirisent le milieu du football.

Rémy Vogel champion de France avec Monaco (1988).

MATCH REPLAY. Le jour où... P.S.G rend hommage à Hechter en cognant l'O.M.

Les Parisiens font-ils payer aux Marseillais, ce dimanche 8 janvier 1978, l'éviction de leur président Daniel Hechter quelques jours plus tôt ? Plus de trente mille spectateurs se sont massés dans les tribunes du Parc des Princes pour assister à ce match de gala, parmi lesquels quelques « invités » surprises. Sur le pré, P.S.G entame la rencontre droit vers le but olympien. Dès la deuxième minute, Mustapha Dahleb s'enfonce dans la surface et mystifie la défense marseillaise en dribblant trois adversaires. Sa frappe heurte le montant et échoue dans les pieds de Carlos Bianchi qui, bousculé, obtient un pénalty que le buteur argentin rate. Excès de précipitation ? L'O.M reprend alors son souffle et bénéficie à son tour d'un péno en ce début de partie très intense. Boubacar, futur parisien, exécute la sentence et permet à Marseille de faire la course en tête (12ème). Paris subit et résiste, se contentant des contre-attaques de son duo Dahleb-Bianchi. Les Parisiens reviennent pourtant après une demi-heure lorsque François Brisson égalise d'un tir du gauche dans la lunette de Migeon. C'est le début de la démonstration des hommes de Larqué. Juste avant la pause, Dahleb, opportuniste sur une frappe repoussée par le gardien olympien, donne l'avantage aux Parisiens (44ème). C'est la fête dans les vestiaires et sur la pelouse. Car P.S.G attaque la seconde période les crampons affûtés. Philippe Redon tire un corner et Marius Trésor marque contre son camp (46ème). Une poignée de minutes plus tard débute le show François M'Pelé. Ce dernier transforme le troisième pénalty de la soirée sifflé par l'arbitre Mr Wurtz (49ème) puis conclut le score d'une superbe frappe de 25 mètres. Paris atomise Marseille (5-1) sur la pelouse mais l'autre match se joue en tribunes. La C rouge. Celle choisie par Daniel Hechter pour assister au choc de la 23ème journée en qualité de spectateur et supporter du P.S.G.

Le style Carlos Bianchi.

Deux jours plus tôt, en effet, le 6 janvier, le patron-couturier n'est plus président du club : radié à vie par la F.F.F de toute activité dans un club professionnel pour une sombre affaire de double billetterie. Lâché par son propre camp, Hechter est l'homme à abattre aux yeux de tous et c'est en simple mortel qu'il se dirige vers le chemin du Parc. C'est un plébiscite pour le paria du foot français qui reçoit un accueil chaleureux du public parisien. « ... Je me glisse jusqu'à ma place. Je croise quelques visages familiers, confie l'ex-président dans son livre « Le Football Business ». Soudain, venant du fond de la tribune, les premiers applaudissements. On crie « Hechter avec nous ! » Toute la tribune, debout, reprend, hurlante : « Hechter président, Hechter président ! » En quelques secondes, le public parisien reconnaît mes cinq années de lutte. Je l'entends et retiens difficilement mes larmes. Je suis heureux. Et triste. » L'émotion gagne l'ancien président, touché par un vibrant hommage qui s'étire jusqu'à la fin de la partie. « A cet instant, écrit le couturier, un supporter jaillit : « 5-1. Nous avons notre revanche. Ils étaient cinq juges contre vous. » Au coup de sifflet final, Jean-Michel Larqué s'empare du ballon et fait signe à Dahleb de l'offrir à celui qui le fît venir dans la capitale. Hechter, pris dans une marée populaire, est propulsé en tribune présidentielle. Dahleb lui tend le ballon, et l'embrasse. Puis, c'est au tour des autres : M'Pelé, Bianchi, Pilorget... Les joueurs hissent Hechter sur leurs épaules. Il pleure. Le public hurle sa colère : « Chirac démission... Brûlez la Fédé... Sastre et Sadoul au poteau... » Daniel Hechter quitte le Parc en président déchu mais pas abattu. Il se fend d'un simple « au revoir » au public parisien avant de passer le reste de la soirée à jouer à la belote chez un ami. Le 19 décembre 1980, la décision du comité extraordinaire des cinq responsables de la Ligue de Football est invalidée en appel. Une revanche pour le couturier qui suit désormais le clasico d'un œil distrait.

Le style Carlos Bianchi (bis).


OLYMPIQUE DE MARSEILLE 1973-74. By Ageducatifs.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1973-74

Debouts : Mario Zatelli (ent.), Jean-Pierre Lopez, Victor Zvunka, Georges Carnus, Daniel Leclercq, Jean-Paul Krafft, Roger Le Boedec, Marius Trésor, François Bracci.

Accroupis : Roger Magnusson, Josip Skoblar, Albert Emon, Raymond Kéruzoré, Robert Buigues, Georges Franceschetti, Antoine Kuszowski, Bernard Bosquier.

En médaillon : Joseph Bonnel.


FINALE COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1970. Feyenoord vs Celtic.

- 6 mai 1970 -
San Siro. MILAN. 53.187 spectateurs.
Feyenoord Rotterdam bat Celtic : 2-1 a.p (1-1; 1-1).
Arbitre Mr Lo Bello (Italie).
Buts : Gemmell (29ème) pour le Celtic. Israël (31ème), Kindvall (117ème).
Remplacements : Romeijn par Haak (107ème) au Feyenoord. Auld par Connelly (77ème) au Celtic.
FEYENOORD : Graafland – Romeijn, Israël, Laseroms, Van Duivenbode – Hasil, Jansen, Van Hanegem – Wery, Kindvall, Moulijn. Entraîneur : Ernst Happel.
CELTIC GLASGOW : Williams – Hay, McNeill, Brogan, Gemmell – Murdoch, Auld, Hugues – Johnstone, Wallace, Lennox. Entraîneur : Jock Stein.


Avant la consécration de Johan Cruyff et Ajax, c'est Feyenoord qui entame la domination des Pays-Bas sur la Coupe d'Europe des Clubs Champions au début de l'ère seventies. Grâce au soutien massif de ses supporters et son centre de formation naissant, l'équipe au maillot rouge et blanc parvient à se hisser en finale (comme son rival d'Amsterdam l'année précédente) et introduit les bases du football total, propres aux formations néerlandaises et la sélection nationale. Ernst Happel, à la tête du Feynoord, est le principal architecte de cette victoire qui prend des airs de révolution sur le pré. « En tant qu'ancien Viennois, je déplore la disparition du beau jeu à prédominance technique, déclare le nostalgique de la Wunderteam. Mais il faut vivre avec son temps. A Feyenoord, j'ai essayé de trouver un équilibre entre le football athlétique et le jeu intelligent. » Une franche réussite pour le coach autrichien.

Gemmell tire le premier.

Le 6 mai 1970, San Siro est le théâtre de la première finale 100% anglo-saxonne. En face des Bataves, le Celtic espère reconquérir un titre obtenu à Lisbonne en 1967 (victoire 2-1 contre l'Inter). Néerlandais et Écossais ont envahi la capitale lombarde. Ils sont 25.000 de chaque côté à s'être déplacés par tous les moyens. En avion, en bateau, en train, en stop, les fans des deux camps se sont donné rendez-vous place du Duomo et au stade pour honorer leur équipe dans un brouhaha assourdissant. A Milan, c'est la fête du football et le Woodstock des supporters qui ont investi la ville que les Hollandais connaissent bien puisque Feyenoord a sorti le tenant du titre, le Milan A.C, en huitièmes. Au tour précédent, les hommes de Ernst Happel avaient torpillé K.R Reykjavik (12-2 et 4-0) puis lutté contre Vorwärts Berlin (0-1 / 2-0) et Legia Varsovie (0-0 / 2-0), tombeurs de l'ASSE, pour obtenir son visa en finale. De son côté, le Celtic doit sa présence grâce à un coup du sort (ou plutôt grâce au tirage au sort). Après avoir éliminé le F.C Bâle au premier tour (0-0; 2-0), c'est une pièce qui permet aux Ecossais d'atteindre les quarts. En effet, les tirs aux buts n'existant pas à l'époque, le Celtic sort Benfica d'une façon peu catholique (3-0; 0-3) et balaie la Fiorentina (3-0; 0-1) et Leeds (1-0; 2-1) par la suite. Chacun sa route, chacun son destin.

Kindvall, héros de la soirée.

Pour la finale, Ernst Happel a choisi le vétéran Pieters Graafland (36 ans) pour garder les bois au profit du titulaire Treytel. Un choix peu convaincant, se dit-on dans les rangs des supporters hollandais, lorsque le défenseur Tommy Gemmell (déjà buteur en 1967) ouvre la marque à la demi-heure de jeu pour les Scotts. Un avantage de courte durée car deux minutes plus tard, Rinus Israël met les pendules à l'heure. Dès lors, Feyenoord prend le Celtic à la gorge et enferme son adversaire dans les filets d'un football total, parfois peu orthodoxe mais efficace et usant. Malgré la générosité et l'ardeur des Écossais, ces derniers faiblissent doucement mais sûrement. Le Celtic parvient tout de même à accrocher les prolongations, espérant un miracle qui ne viendra pas. A la 117ème minute, le lutin suédois Öve Kindvall libère le peuple batave grâce à un lob astucieux. A Rotterdam comme à Milan, la nuit est blanche et alcoolisée. Le football néerlandais vient de frapper un grand coup. Et ce n'est qu'un début...

Fe-YEAH-noord and Scotts K-O.

Petit avec de grandes oreilles (Öve Kindvall).

L.P tribute to Feyenoord.

LA FICHE DETAILLEE. Klaus Fischer.

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La fiche détaillée par les éditions Rencontre Lausanne
KLAUS FISCHER
- A la recherche du temps perdu  -
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OLYMPIQUE de MARSEILLE 1985-86.


OLYMPIQUE de MARSEILLE
1985-86

Debouts : Joseph-Antoine Bell, Kenneth Brylle, Eric Bruno, Hervé Flak, Jacky Bonnevay.

Accroupis : Jean-Louis Zanon, Christophe Galtier, Antoine Martinez, Eric Benoît, Michel Audrain, Bernard Zénier.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. René Marsiglia (1959-2016).


RENE MARSIGLIA.
Décédé le dimanche 25 septembre dernier (25/10) après un long combat contre la maladie, un cancer du rein contracté en 2007, René Marsiglia a mené sa carrière en deux parties. D'abord dans le Nord de la France où il pose ses valises en 1976. Le natif d'Aubagne, licencié au S.O Caillols chez les jeunes, signe à l'U.S Boulogne alors dirigée par le Camerounais Antoine « Douglas » Essembé, l'ancien buteur du club dans les 60's. Deux saisons en D.II à assurer le maintien au stade de la Libération, se laisser pousser la moustache pour avoir la gueule du défenseur-type de l'époque, et se faire un nom dans le métier.

Un nom qui court aux oreilles des dirigeants du LOSC. Après deux années à batailler sur les terrains de deuxième division, le jeune Marsiglia – il a alors 19 ans – arrive chez les Dogues avec les dents longues et une farouche envie de s'imposer. « C’était un jeune joueur talentueux, charmant et rieur, qui s’est tout de suite bien entendu avec Pierre Dreossi et Arnaud Dos Santos » se rappelle Patrick Robert, président du LOSC association et des anciens Dogues. « J’en garde le souvenir d’un garçon sympathique, toujours prêt à rigoler, mais aussi d’un vrai bon joueur » ajoute-t-il à l'endroit du disparu, lequel reste cinq saisons au LOSC avec le sentiment du travail bien accompli à l'heure du départ en 1983, et pas loin de 150 matches sous le maillot lillois. Son meilleur pote, Roger Ricort, presque son frère, arrive à Grimomprez-Jooris dans l'espoir d'y retrouver René, mais ce dernier file chez le rival lensois (1983-85). Ricort ne s'attarde pas dans le Nord (1983-84) et rejoint Toulon. René Marsigilia, après quelques matches européens avec les Sang et Or, le retrouve la saison suivante. C'est la deuxième partie de sa carrière, dans le Sud.

Au Sporting Club Toulon, sous les ordres de Courbis, René Marsiglia tient la baraque en défense avec Alfano, Boissier, Bérenguier. Une sorte de cercle de poètes disparus que l'on retrouve sur le pré  à louer la muse du tacle assassin. Dans la Rade, avec le copain Ricort qui crèche à 200m de la maison, c'est la semelle des quatre jeudis, les entraînements sous le cagnard et l'opération maintien à chaque journée. Trop de pression ? Plutôt un manque d'oseille. Les deux compères sont transférés à l'O.G.C. Nice contre Joël Henry et un peu d'argent. 

« Mario Innocentini (président de l'O.G.C.N. De 1981 à 91) tenait à nous faire venir tous les deux » se souvient Roger Ricort. Faut dire que René était l'un des trois meilleurs latéraux de France. Il avait tout : la vitesse, la technique, un super pied gauche et un bon timing de la tête. » Le Gym, c'est aussi une équipe au niveau du standing de Marsiglia qui, sous la houlette de Nenad Bjekovic, prend une bonne 6ème place en championnat et atteint les ½ finales de la coupe (1988-89). C'est la grande époque des Bocandé, Kurbos, Bravo, Amitrano avant que les Aiglons ne se brisent les ailes sur l'autel de leurs ambitions. En 1991, Nice est relégué administrativement et René se pète le tendon. La période noire puis la lumière en 1994  lorsque le Gym remporte le championnat de Division 2. Le seul titre dans la carrière de René Marsiglia qui s'en va prendre sa retraite de joueur après une ultime saison à Amiens (1994-95).

De retour dans le Nord, Marsiglia entame une carrière d'entraîneur, toujours sous la protection du frangin Roger Ricort qui le marque à la culotte. Un marquage qui s'accentue en 2007 lorsque celui-ci apprend le mal qui ronge son ancien coéquipier. « Je savais que c'était un cancer. Il a dit - Je ne me battrai pas. Il s'est battu pendant neuf ans. Je l'ai accompagné. Je l'ai suivi : il m'a donné une leçon de vie par jour. Moi, le réputé costaud, le fort, j'étais K.O pendant que René a lutté. Quand il a pris le Gym en novembre 2011 pour une opération sauvetage réussie, il allait parfois faire sa chimio au lendemain d'un match gagné ou perdu. On parlait tactique, il jouait sa vie. Il respirait le foot. C'était un grand coach. Un grand monsieur. Il aimait ses joueurs et les joueurs l'adoraient. Ça le rendait heureux et fier. » No comment.