JESUS CHRIST FASHION BARBE. Foot, rock et main de Dieu.

Jesus Christ Fashion Barbe. A priori, l'ingé-lumière est aussi pro-caennais.
- GéNéRiQ festival 2012 -

A quelques heures du coup d'envoi de DFCO-Stade Malherbe comptant pour la seizième journée du championnat de France de Ligue 2 (1er décembre), la formation caennaise Jesus Christ Fashion Barbe est l'invité du Vintage Football Club. Des barbus sur un blog à moustaches vintage, c'est un peu comme l'invasion d'un groupe d'ultras en tribune adverse. C'est de la provoc' avec un risque de réactions épidermiques à la chaîne et une volonté d'en découdre. Les Caennais ont d'ailleurs remporté le premier round au cours du GéNéRiQ festival à Dijon la semaine passée (21/11). Remplaçant au pied levé (un peu haut, et quelques coups de poings aussi visiblement) les Californiens Crocodiles prévus à l'affiche, JCFB a usé de sa récente notoriété pour mettre le public dijonnais à terre. Une prestation remarquable à l'image de leur excellent E-P 7 titres éponyme qui croise le fer entre rock, folk et lo-fi. Après quelques deux-trois années d'existence, le trio normand accomplit déjà quelques miracles dans le milieu indé du rock français. L'occasion de faire le point avec Charles-Antoine, le batteur, sur la première partie de la carrière du groupe. Et parler un peu foot,  Malherbe, Maradona et la main de Dieu...

Alors comme ça, c'est vrai que vous avez rencontré ZZ Top ? Vous avez joué à « tiens-moi par la barbichette » ?
Oh, c'était une rencontre assez fortuite et rapide, le temps d'une photo exactement (en PJ). On jouait au festival Beauregard le même jour et on a croisé Billy Gibbons derrière la scène sur laquelle on jouait. C'était inratable, la barbe la plus fashion du rock n'roll !

Jesus Christ Fashion Barbe, dans le nom ça sonne un peu comme Black Rebel Motorcycle Club, Brian Jonestown Massacre, John Spencer Blues Explosion, International Noise Conspiracy, des noms à rallonge plutôt rock'n'roll. Où vous situez-vous par rapport à ces groupes et sur le plan musical ? Vous parlez de Folk'n'roll. Mais encore ?
On a pas mal écouté BRMC et Brian Jonestown depuis « Dig ! » mais un peu moins International Noise Conspiracy et John Spencer. On trouve ça assez classe les noms à rallonge en général. Il faut que les syllabes s'imbriquent bien aussi. Musicalement, on revendique un mélange de rock, de folk et de lo-fi dans l'idée de faire au mieux avec ce qu'on a. On ne sait pas si c'est réellement fidèle à la musique que l'on joue mais ce sont les trucs qu'on écoute le plus.

Vous étiez à l'affiche des Eurockéennes de Belfort et des Vieilles Charrues cette année. Vous avez joué au Trans (2011) et dans la plupart des festivals français dont celui des Inrocks récemment, sorti un mini-LP, effectué une tournée au Québec, tout ça en deux-trois ans d'existence. JCFB accomplirait-il des miracles depuis sa naissance ? Un premier bilan ?
Des miracles, c'est beaucoup dire mais c'est vrai que les choses se sont vraiment bien passées pour l'instant. On a eu de la chance. Tout est allé assez vite et s'est très bien imbriqué avec la tournée au Québec en point d'orgue. On est des vieux potes, et partir en Amérique du Nord pour aller jouer de la musique, c'était un vrai rêve. En espérant que ça continue... Mais rien n'est vraiment acquis alors on profite des aubaines qui se présentent à nous.


Une idée d'album dans l'air ?
Et bien justement, on bosse dessus depuis quelques semaines. Les choses avancent mais il reste encore du taf. On devrait y voir plus clair au début de l'année (2013 ndlr).

Vous croyez en quoi au plus profond de vous ?
Au travail, à la persévérance, au mérite... Non, à pas grand chose en fait.

Pourriez-vous me citer des noms de groupes avec Jesus ?
Jesus Volt : un groupe avec lequel on a joué en mai dernier en compagnie de Poil, une soirée à thèmes en quelque sorte... Zola Jesus, The Jesus and Mary Chain et JC Satan. Un Jesus caché. On aime surtout les deux derniers. Il doit bien exister des groupes de métal aussi. Certaines personnes nous ont d'ailleurs dit que notre nom sonnait métal !

Le truc le plus barbant en tournée ?
On n'a pas fait une tournée très longue mais on a encore du mal pour l'instant à trouver des trucs barbants. Peut-être de s'engueuler dans le camion pour un itinéraire... On aime bien avoir raison généralement.


Et le foot alors, ça vous arrive d'aller à D'Ornano prier pour le Stade Malherbe ?
C'est vrai que Malherbe aurait besoin d'un autel et d'un lot de cierges considérables. On a dû y aller deux ou trois fois en 10 ans peut-être. C'est généralement assez cher et assez chiant mais plus haletant qu'à la télé dans tous les cas. C'est toujours marquant en tout cas d'aller à l'affût des commentaires de supporters...

Votre expérience avec le football, ça se résume à quoi ?
Il n'y a que Nicolas, le chanteur, qui a joué au foot plus jeune avec pas mal de ses potes. C'était un peu le passage obligatoire dans la petite ville où il habitait à l'époque. Il en gardé une bonne technique ! Nicolas, le bassiste, était plutôt centré sur le rugby. De mon côté, je suis plutôt handball mais j'ai pratiqué à la fac un petit peu et me rappelle une tirade de mon prof de l'époque : « les gars ! On met un gardien dans le cageot ! Concours de tirs, feu d'artifice ! J'veux qu'ça pète ! ». La magie du foot !

La main de Dieu, qu'est-ce ça vous inspire ?
Pour ma part, ça fait écho à la première forme de triche assumée dans le foot. J'ai un peu l'impression qu'après ce qu'a fait Maradona, les gestes d'anti-jeu - gagner 5 mètres sur une touche, avancer le mur progressivement sur un coup franc, simulations et autres... - se sont développés. Un peu comme si cette main avait légitimé plein de choses. Déjà le terme « main de dieu » renvoie à un geste incontrôlé, qui s'est imposé à lui... Pour être allé il y a quelques temps à Naples, Maradona - peint sur les murs de la ville - y est encore réellement considéré comme un dieu.

Enfin, vous pourriez me dire quels sont les plus grands barbus de l'histoire du foot et de la musique à vos yeux ?
Oh la barbe n'est plus vraiment à la mode dans le foot. Tu nous aurais dit crête ou vintage moustachus, ça aurait été plus facile... Mais, les barbus du foot ?!? Socrates, Pirlo et Jean-Guy Wallemme (mondialement connu). Et niveau musique barbue, ZZ Top forcément, qui en a fait un bon fond de commerce, Morrison sur le déclin et Gablé.

Jesus Christ Fashion Barbe
- GéNéRiQ festival 2012 -

STADE LAVALLOIS 1981-82. By Panini.



Debouts : Uwe Krause, Victor Zvunka, Hervé Gauthier, Michel Sorin, Jean-Pierre Tempet.

Accroupis : Philippe Redon, Jean-Marc Miton, Karl Thordarsson, Jean-Christophe Sagna, Thierry Goudet, José Souto.



PASCAL ROUSSEAU plays (Bob) Dilone.

Vas-y guitare. (Pascal Rousseau).

« Dès que j'en ai le temps, j'prends une sèche en me calant dans mon fauteuil. Et je gratouille. Du Dylan, Hugues Aufray et Soeur Sourire ». A la fin des 80's, Pascal Rousseau a la banane. La musique, le gardien né à Paris kiffe depuis ses 13 ans. Ce jour où le mari de sa sœur lui offre sa première guitare accompagnée d'un cahier de tablatures. Dès lors, Pascal se plaque les cheveux à la gomina et se déhanche devant la glace tous les soirs, la guitoune en bandoulière. Il s'imagine rockeur et rêve de tournées. En fait, Pascal Rousseau devient footballeur et fait le tour de la France (parce que le Tour de France, c'est le tour de la France) en rejoignant une tripotée de clubs au cours de sa carrière (Paris FC, Valenciennes, RC Paris, Lille, Laval, Marseille, Reims, Rennes...) avant de trouver refuge en Suisse. C'est au pays des Young Gods, une fois les crampons raccrochés, que l'idée le titille de fonder un groupe. Après tout, la musique c'est sa vie. Et Pascal a déjà de l'expérience. Il a officié en son temps dans « Nuit Magique », un groupe de baloches avec Catherine Lara (pfff...) au chant qu'il accompagne après les matches pendant sa période rennaise (de 1992 à 95). Une bonne expérience pour faire ses premières armes sur scène. A son arrivée à Bulle, le Parisien a toujours le bon tempo et rencontre quelques potes avec qui il fonde « Vent d'Ouest ». Le groupe écume les bars, les soirées confidentielles et, pire des galères, partage même l'affiche avec « Soldat Louis » à deux reprises. L'aventure dure jusque 2006, date à laquelle il monte une nouvelle formation (« Tri b'u ») qui s'époumone à faire des reprises de chanson française. La lose puis la déprime totale deux ans plus tard. Sa sœur Odile décède. Pascal s'en remet à l'écriture et donne naissance à un autre projet : « Dilone ». Une manière de rendre hommage à Odile et de canaliser son chagrin à travers ses textes et les sauts dans la fosse. Pour oublier, Pascal a besoin de « Changer d'air », comme l'indique le titre du premier album de Dilone sorti en 2009. Une galette de pop-rock fort dans le district de la Gruyère, où il réside depuis 1997. Pascal est fier du résultat même si « ça reste un premier album d'un groupe gruérien, tiré à 1.000 exemplaires ». Pas facile de faire son trou avec ça mais avec la rage en d'dans, osons. Actuellement, notre fan de Téléphone et Aston Villa travaille sur de nouveaux morceaux et l'enregistrement d'un cd deux titres. Et attend les coups de fils des programmateurs.



Le dico argot-foot du professeur Migeon. (Part 15).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

ENVOYER AU CASSE-CROÛTE:
Faire une passe un peu courte qui oblige le partenaire à un effort pour récupérer le ballon.
  • « A Istanbul, on dit envoyer au chiche-kebab ». (Dündar Siz, exilé en Turquie).
  • « Tiens, ça me donne la dalle tout ça ». (Ronaldo, actuellement en cure de régime).
  • « Oh, tu me prends pour un jambon ou quoi ? Puté... ». (Eric Cantona, pince-sans-rire et le col relevé).
  • « A force d'envoyer ses partenaires au casse-croûte, on finit par prendre des bûches ». (Jean Castaneda, qui passe souvent de la parole aux actes).
- Le cas en image -

« Allez, un bon p'tit feu et après j'me fais un super casse-croûte et un bol de chocolat chaud ».
- Jean Castaneda, le roi de l'embûche -

S.E.C. BASTIA 1982-83.


SPORTING ETOILE CLUB
de BASTIA 1982-83

Debouts : Jean-Louis Cazes, Patrick Vernet, César Nativi, Gérard Bacconnier, Charles Orlanducci, Pierrick Hiard.

Accroupis : Zdravko Borovnica, Jean-Marie De Zerbi, Alain Fiard, Roger Milla, Simei Ihily.

PUB. Adidas. Coupe de France 1972.


ADIDAS
Finale de la coupe de France
(1972)

Finale coupe de France 1972. OM-BASTIA.

4 juin 1972.
MARSEILLE bat BASTIA : 2-1 (1-0).
44.069 spectateurs. Arbitre Mr Frauciel.
Buts : Couécou (15ème), Skoblar (73ème) pour Marseille. Franceschetti (85ème) pour Bastia. Remplacements : Bonnel par Hodoul (75ème) à Marseille. Giordani par Papi (75ème) à Bastia.
MARSEILLE : Carnus – Lopez, Bosquier, J. Zvunka, Kula – Novi, Gress – Magnusson, Bonnel, Skoblar, Couécou. Entraîneur : Mario Zatelli.
BASTIA : Pantelic – Mosa, Luccini, Savkovic, Tosi – Dogliani, Calmettes – Kanyan, Félix, Franceschetti, Giordani. Entraîneur : Pierre Cahuzac.

Jules Zvunka et Georges Franceschetti pendant l'échange des fanions. 

C'est dans un Parc des Princes entièrement neuf que l'OM et Bastia s'affrontent en finale dans le cadre de la 55ème édition de la coupe de France. Sous les yeux de Pompidou, la nouvelle enceinte parisienne a pris pour le coup des couleurs méridionales. Une foule colorée prête à donner de la voix pour soutenir son équipe. Blanc ou bleu, ce samedi 4 juin, le Sud de la France est divisé entre les partisans corses et ceux de la cité phocéenne.

Les joueurs de l'OM présentés à Pom-Pom-Pidou.

Sous le soleil de la Capitale, les Olympiens partent largement favoris. L'OM vient de remporter le titre quelques jours plus tôt, le troisième de son histoire, et compte bien réaliser le doublé. Les Marseillais, qui viennent de déloger les Verts de St-Etienne de son piédestal, espèrent ainsi prendre le leadership du football français. Entre les présidents Roger Rocher et Marcel Leclerc c'est la guerre, et au début des 70's, l'OM gagne des batailles importantes.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1972.
Debout : J. Zvunka, Kula, Carnus, Novi, Lopez, Bosquier.
Accroupis : Magnusson, Bonnel, Skoblar, Gress, Couécou.

A commencer par cette finale 72 gagnée au forceps contre de vaillants bastiais. Au concours des pronostics avant la rencontre, les hommes de Mario Zatelli ont les faveurs des spécialistes qui prévoient une balade olympienne sur le pelouse du Parc. Or, l'équipe corse est plutôt coriace à manœuvrer. Malgré l'ouverture du score de Couécou en début de partie (15ème), Bastia relève la tête et manque l'égalisation de peu juste après le but marseillais. L'OM joue à l'économie pendant tout le match et obtient le break à un quart d'heure de la fin par son buteur providentiel Josip Skoblar (73ème). Les Corses redoublent d'effort pour revenir dans la partie et sont récompensés tardivement lorsque Franceschetti, en bon capitaine, sonne la révolte des insulaires à cinq minutes du terme de la finale. Malheureusement trop tard pour eux. L'OM remporte ainsi sa huitième coupe nationale et peut se préparer à couler des jours heureux. Marcel Leclerc devient le premier président olympien à obtenir le doublé coupe-championnat. Un mois plus tard, il est viré du club, accusé d'avoir détourné de l'argent dans la caisse pour renflouer celles de ses entreprises. Et de plonger l'OM dans la crise, une de plus dans son histoire mais loin d'être la dernière.

Une ambiance de ouf au Parc !

- LE MATCH EN IMAGES -

Couécou et Skoblar, les buteurs marseillais en action.

Roger Magnusson le dribbleur fou.

Gilbert Gress sans ses lunettes.



Jules Zvunka porté en triomphe par les fans de l'OM.

Trois pour une coupe : Carnus-Zvunka-Bosquier.


Affiche match : Artwork by SLip.

R.C STRASBOURG 1982-83.


R.C STRASBOURG 1982-83

Debouts : Bétancourt, Dropsy, Romby, Jodar, Lacuesta, Nielsen.

Accroupis : Gentes, Piasecki, Jenner, Deutschmann, Knapp.

La grosse cylindrée de JACKY NOVI.


« J'aime les routes bleues, les routes Citroën ». C'est à cause de cette pub à la con que Jacky Novi, qui n'aime ni Séguéla, ni Julien Clerc et encore moins Citroën, a opté pour une autre marque. « Une 504 Ti, une berline » lâche sans motivation le Strasbourgeois en novembre 77. Une 504 Ti Le Luron ? Bon là, on vanne un peu mais c'est pour détendre l'atmosphère, parce que les bagnoles, Auto-Moto 1 et Jean-Pierre Jarier, Jacky est comme le tube des Ablettes, il s'en fout carrément. Jacky a toujours le temps finalement. Le style chauffeur du dimanche un poil pragmatique, le côté force tranquille. « La voiture est pour moi un outil de travail, sans plus, explique l'ancien parisien au feu rouge. J'ai deux gosses, cela vous fait réfléchir au moment de mettre le pied sur le champignon ». Puis de démarrer et de rester coincé en seconde pendant tout le trajet. Un rythme de croisière à l'image de notre pilote du jour. « Je suis un conducteur tranquille, attentif, concède Jacky alors qu'une mamie à vélo le double par la droite, et irritable seulement quand nous avons perdu ». Ce jour-là, son équipe a pris une taule. C'est la vieille qui a morflé. Purée, on avait pas l'air con nous après avec notre rubrique.

RAPID WIEN 1974-75.


RAPID WIEN 1974-75.
Help. Compo please.

FAN PICS. Rapid Wien.

Vive le rapid-metal !

Si on était salaud, on pourrait comparer nos deux fans hard-rock du Rapid aux vieux soldats prussiens partis en conquête. Mais bon nan, on ne se moquera pas des ultras viennois. Et pour cause. La photo date de la saison 1984-85, un excellent cru du Rapid qui emmène ses supporters fringués comme des bikers en Motobécane aux quatre coins de l'Europe. A la tête de l'équipe, deux vieilles gloires du foot : Hans Krankl (de retour au pays après son expérience barcelonaise) et le Tchèque Antonin Panenka, l'homme du tir au but. Vienne fait valser ses adversaires tour après tour (Besiktas, Celtic, Dynamo Dresde et Moscou) et arrive en finale de la coupe des vainqueurs de coupe contre Everton. A Rotterdam, c'est la bataille de trop pour nos anciens. Le Rapid s'incline mais ne baisse pas pavillon. Ses fans sont des irréductibles, c'est inscrit sur le perfecto.

MARCEL BOYRON. Coup de pompe (du croco) en Autriche.


L'exil un peu forcé, Marcel Boyron a du mal à digérer. « Quand tu as tout quitté, que tu as rencontré des tas de difficultés, tu apprécies mieux ton propre pays, balance le Gardois avec des trémolos dans la voix. […] Et maintenant que j'ai vécu à l'étranger, je sais que je me trouverais bien dans n'importe quel coin de France ». Marcel a encore le blues quand il évoque sa carrière et une parenthèse à l'étranger qui provoque son attachement pour notre bonne vieille France, sa région et son équipe de toujours l'Olympique Nîmois. Le club où il a effectué toutes ses classes à partir des cadets jusqu'à sa première apparition avec les pros à 20 ans. Boyron est un crack. Il rafle au passage la coupe Gambardella et devient international militaire. Promis à un bel avenir, le jeune espoir a peut-être le tort de rester à Nîmes, mais la famille soudée autour de l'entraîneur Kader Firoud, ses racines (il est né à Salindres), toute sa vie est ici. Boyron est fidèle aux Crocos malgré les difficultés du club à tenir son rang parmi l'élite. Une fidélité récompensée par un statut particulier dans l'équipe. « A Nîmes, j'ai toujours eu des contacts privilégiés avec les joueurs étrangers, avoue le père Marcel un peu crâneur. J'étais en quelque sorte leur chaperon. Je partageais leurs chambre. J'avais la patience de leur parler très lentement, […] d'essayer de les comprendre quand ils ne bredouillaient que quelques mots de français ». Le bon gars en somme, à qui la vie joue de vilains tours. Un contrat qui arrive à son terme, Boyron songe à aller voir ailleurs à la fin de la saison 1976-77. Il se blesse au genou en mai. La suite tient de l'imbroglio. C'est Marcel qui rince : « Au début, on me prescrit 15 jours de repos. Le club est mal classé. Il faut que je joue à tout prix. Deux semaines plus tard, je suis sur le terrain et mon genou lâche à nouveau. […] Ma saison est terminée ». Et les velléités de départ envolées, car « aucun club ne veut de moi » lance le Gardois résigné, maudissant sa vilaine entorse diagnostiquée par le médecin. Boyron rempile un an et rechute dès son retour à l'entraînement en juillet, pendant la préparation de la saison 1977-78. Cette fois, c'est le ménisque qui prend. Marcel passe sur la table d'opération et charcute son bourreau. « Un chirurgien revient spécialement de vacances pour pratiquer l'intervention. J'apprendrai plus tard, par un ami étudiant en médecine qui a assisté à l'opération, qu'il n'a cessé de maugréer, affirmant notamment que ce footballeur faisait chier et qu'il était mieux en vacances. Dans son énervement, il s'est coupé le doigt avec son propre bistouri. Le résultat est déplorable. Avant l'opération je ne boitais pas. Après celle-ci je claudiquais ». Boyron doit à nouveau passer sur le billard en novembre et revient sur les terrains en janvier. Le joueur, bien retapé, termine l'exercice sans histoire mais suscite toujours l'interrogation des recruteurs qui ne veulent pas prendre de risques avec ce convalescent. Heureusement, il y a l'Olympique qui lui prolonge (encore) son contrat d'une année supplémentaire. « J'ai insisté pour qu'il ne soit pas plus long, s'emporte Marcel. Durant mon absence et surtout depuis mon retour, les envies de départ ne cessaient de me tarauder ». Le championnat est commencé depuis deux mois lorsque le téléphone sonne dans le bureau du président des Crocos. Un appel des dirigeants de Sturm Graz (sur un tuyau de son international Heinz Schilcher et ancien coéquipier de Boyron à Nîmes) qui cherchent un joueur.

En décembre, après les négociations d'usage, Marcel Boyron s'envole pour l'Autriche la banane jusqu'aux oreilles, un contrat de deux ans et demi en poche, mais déchante très vite à son arrivée. « Mon premier jour à Graz, se rappelle Marcel-leu (c'est l'accent du coin), c'était un dimanche. Tout était fermé. Les rues étaient désertes. Je me demandais ce que je faisais ici. J'étais perdu ». Un dimanche comme partout ailleurs en fait, peut-être sont-ils pire en Autriche. Le spleen s'empare de l'ancien nîmois, en proie à des tas de questions sur les us et coutumes locales et de son administration. « Il est difficile de s'imaginer ce que sont ici les tracasseries administratives, peste Boyron en marcel. A chacune des formalités que j'avais à accomplir, il y avait à chaque fois quelque chose qui clochait. Quand je pense que chez nous on se plaint de l'administration ». La vie n'est pas rigolote à Graz pour notre exilé qui regrette l'ambiance festive de sa région : « La première fois que je suis entré dans un restaurant, j'ai été sidéré. Il y avait du monde mais pas du tout de bruit. Chez nous le bruit est permanent. Je me demandais quelle drôle de jeunesse vivait dans ce pays ». Boyron dénonce l'austérité du peuple autrichien quand il ne se réfugie pas derrière la barrière de la langue, le problème de tout Français à l'étranger. « Ici, les dialectes compliquent tout, s'embrouille le joueur Erasmus. Un jour, un jeune est arrivé au club, venant d'un village distant de 30 kms. Il ne parlait pas, il aboyait, je ne comprenais rien de ce qu'il disait ». Les Autrichiens mangent les Autrichiens, œil pour œil, dent pour dent, chacun sa langue et chez soi. Putain, putain, c'est pas toujours bien d'être européen. Puis Marcel de s'emporter contre tout et n'importe quoi, contre ces gens qui veulent absolument avoir un titre, « si vous n'êtes pas docteur ou professeur, vous n'êtes rien » accuse t-il, contre la presse du pays (« Chez nous, les journalistes sont des saints ») et même la neige en hiver lorsque la pelouse est recouverte d'un blanc manteau. « C'est pas possib', on ne va tout de même pas jouer là-dessus » hurle au loup le Sudiste de naissance. Malgré le climat et les obstacles, Marcel Boyron honore son contrat jusqu'à son terme et goûte parfois même aux plaisirs de la montage, profitant de son environnement pour aller skier à Schladming. Marcel revient cependant tout schuss en France après son expérience autrichienne. A Nîmes, chez lui, entouré des copains et la famille. Et de philosopher sur son existence. « Je veux tout connaître de la vie, concède le rapatrié, découvrir tous les pays. Mais je suis avant tout Gardois et il n'y a que chez moi que je suis réellement heureux ». Marcel Boyron prend sa retraite un an après son retour. Aujourd'hui, il se promène seul le dimanche dans les rues désertes de la cité gardoise. Et prend une bière au PMU en revenant sur ces satanés autrichiens. « Ils ressemblent plus aux Français qu'aux Allemands, rote t-il au comptoir, car ils sont un peu filous ». Un peu comme Marcel en fait.

Marcel Boyron. Pas vraiment l'état de Graz en Autriche.

A l'affiche ce soir... RFA-RDA WM 74 vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... RFA-RDA - WM 74.


ALLEMAGNE 1974.


RFA 1974.
De gauche à droite : Beckenbauer, Maïer, Cullmann, Schwarzenbeck, Wimmer, E. Kremers, Grabowski, Müller, Vogts, Breitner, Hoeness.

PAUL BREITNER. Les patates sont cuites.


Purée de Robert Vicot ! Au mitan des seventies, la Bundesliga c'est le Far West, ça canarde dans tous les sens. Des frappes de mule en dehors de la surface, des six mètres direct dans la lucarne, bref, on troue du filet avec toutes ces patates en pagaille. C'est le même constat tous les dimanches soirs après la diffusion de la séquence des buts étrangers dans « Stade 2 » : la Bundesliga c'est canon. Un concentré de pralines qui ne laisse pas indifférent, et inspire même les réalisateurs de l'autre côté du Rhin. Surtout Peter Shamoni. Le cinéaste berlinois fonce tête baissée dans un projet farfelu : la réalisation d'un western-spaghetti à la sauce allemande au nom évocateur - « Potato Fritz ». La patate prussienne, une expression souvent employée par les commentateurs à l'époque pendant les directs de coupe d'Europe : « Papate prussienne de Gerd Müller ! », « Offensive des casques à pointe, Paul Breitner à leur tête ». En gros c'est la cavalerie et une idée trotte dans l'esprit du réalisateur. Et pourquoi pas un footeux pour figurer à l'affiche, à côté de l'acteur Hardy Krüger (Un taxi pour Tobrouk, Hatari !, Le vol du Phoenix ou encore Barry Lyndon), de mon film novateur ? C'est une aubaine pour Polo le rouge qui joue parfois au cow-boy sur le pré malgré ses penchants maoïstes. Le champion du Monde 74 est engagé et réalise ainsi ses premiers pas officiels au cinéma.


Shamoni a mis toutes les chances de son côté. Le tournage a lieu en Espagne, là où la plupart des western-spaghetti sont tournés, dans le désert de Tabernas du côté d'Almeria et dans le Montana. En décors naturels, sensations garanties . Le film est pourtant un échec à sa sortie. Des dialogues dans la langue de Berti Vogts, un scénario mal ficelé et quelques erreurs de casting aussi. La critique est parfois sévère pour le milieu du Bayern et l'équipe des patates pourries. « Le film est assez confus, se lâche encore aujourd'hui un critique ciné internaute. Et beaucoup d'acteurs, ou plutôt figurants, ne sont guère doués ». On ne cite pas de noms mais le footballeur semble bien dans la ligne de mire. Peut-être la faute de son rôle dans « Potato Fritz », rebaptisé « Zwei gegen Tod und Teufel » lors de sa représentation du 6 mai 1976. Deux contre la mort et le diable. On en a des frissons dans le dos. Breitner est le sergent Stark, un militaire frisé comme un mouton qui frôlerait le peloton d'exécution pour attitude désinvolte. Un rôle peu en rapport avec les idéaux du joueur, taxé de révolutionnaire par la presse et le public pour ses prises de position pro-marxistes. Manque de vision du réalisateur alors ? Affirmatif pour notre Toscan du Plantier du web qui scalpe Shamoni. « Le réalisateur ne semble pas avoir remarqué les possibilités qui prêtaient à tirer davantage de cette histoire », se moque t-il d'un ton moqueur, évoquant le potentiel mal exploité de l'intrigue. Pour faire court, Hardy Krüger, « Potato Fritz », est un Prussien émigré dans le Montana, propriétaire d'une exploitation de pommes de terre, victime de la guerre que se livre les Indiens Crow et une bande de voleurs d'or. Lui préfère se bourrer la gueule au saloon. Et les emmerdes commencent, réglés à coups de poings et de revolvers. Le scénario est pondu par Paul Hengge. En V.O et en fermant les yeux, personne n'y croit guère. La bande originale n'arrange rien, grossièrement pompée sur le modèle italien toujours selon Monsieur Cinéma. En plus des patates, Paul Breitner récolte aussi des navets en quelque sorte, bien plus habile sur le rectangle vert que sur les plateaux de tournage.



BIRMINGHAM CITY 1972-73. By Soccer Stars.


BIRMINGHAM CITY 1972-73.
En haut : Roger Hynt, Alan Whitehead, Tommy Carroll, Ray Martin, Paul Cooper Mike Kelly, Stan Harland, Tony Want, Dave Robinson.
Au milieu : George Smith, Alan Campbell, Garry Pendrey, Gordon Taylor, Bobby Hope, Malcolm Page.
En bas : Steve Phillips, Bob Hatton, Bob Latchford, Trevor Francis, Phill Summerill, Ken Burns.


BIO EXPRESS DEGRADABLE. Trevor Francis.

TREVOR FRANCIS.
Deux prénoms qui font un nom de l'autre côté de la Manche. Trevor Francis est l'homme de la providence. Du moins au début de sa carrière. Le jeune homme tape dans son premier ballon à Plymouth quand il est remarqué par les dirigeants de Birmingham City au début des 70's. Trevor a à peine 16 ans et s'impose d'entrée en équipe fanion (15 buts en 22 matches lors de sa première saison). A 17 ans, il devient international (52 sélections au total / 12 buts) quand Don Revie l'appelle pour jouer contre les Pays-Bas. Une ascension fulgurante chez les Blues qu'il quitte après neuf ans de bons et loyaux services (de 1970 à 79). Encore une fois, Trevor Francis ne fait rien comme les autres (ou presque) et s'envole pour les States et les dollars de la NASL. Destination Detroit Express. Trevor s'adapte parfaitement au soccer et aux pelouses synthétiques. Une bonne poignée de buts plus tard (33 au total pour 36 matches) pour la franchise US et quelques distinctions personnelles (élu dans le 11 majeur de l'année du championnat américain), Francis retourne dans son île et s'installe dans les Midlands. A Nottingham Forest, drivée par le coach le plus ouf de la League Brian Clough. Le transfert du siècle en Angleterre à l'époque. Le néo-pensionnaire du City Ground est le premier joueur à couter 1 million de livres ! Une somme record vite amortie par la victoire de l'équipe en coupe d'Europe des clubs champions. Forest bat Malmö en finale à Münich 1-0. But de Francis. La saison suivante, il n'est pas sur la pelouse alors que les joueurs de Nottingham défendent leur trophée européen contre Hambourg. Au Bernadeu de Madrid, Forest conserve son titre grâce à un but de Robertson en début de rencontre (20ème). C'est le début des ennuis pour l'icône. Francis foire sa deuxième saison (seulement 6 buts) et se retrouve à Manchester City à la veille de la coupe du Monde (1981-82). Un exercice encore terni par les blessures et le doute qui ne remettent pas en question sa présence au Mundial espagnol. Et après l'Espagne, l'Italie. Francis préfère le soleil à la grisaille de son coin des Midlands et rejoint la Samp' à la fin du tournoi mondial. Avec Graeme Souness à ses côtés, Francis offre à Gênes son premier titre majeur : la coupe d'Italie (1985). Un nouveau départ pour Trevor qui illumine le stade Luigi Ferraris pendant quatre saisons (de 1982 à 86). « Le meilleur joueur anglais à avoir évoluer en série A » selon Fabio Capello, plutôt avare en compliments par habitude. Francis se plaît dans la Botte et prolonge l'expérience à Bergame (1986-87) avant de rejoindre les Rangers avec qui il remporte une nouvelle coupe, celle de la Ligue écossaise. A 33 ans, Trevor Francis a les mollets un peu durs quand il signe pour QPR (1988-90). Le buteur anglais arrive avec un contrat de joueur et se retrouve très vite propulsé entraîneur-joueur après le départ de Jim Smith à Newcastle. Trop de poids sur les épaules, Francis quitte le Loftus bleu pour en terminer définitivement avec sa carrière sur les terrains. Une dernière pige à Sheffield Wednesday, le temps de ramasser une dernière coupette : la cup (de la Ligue). L'homme qui valait 1 million avait encore frappé. En avril dernier, Trevor Francis est hospitalisé à la suite d'un crise cardiaque. Il a appris que son prix sur le marché des transferts ne coter plus rien au regard des transactions actuelles. Il va mieux aujourd'hui mais les tarifs, eux, n'ont pas fini de s'affoler.

Trevor Francis à ses débuts à Birmingham et Détroit.

ECOSSE 1981.


ECOSSE 1981.
Israël-ECOSSE.
- 25/2/1981 -
De gauche à droite : Alex McLeish, John Wark, Graeme Souness, Kenny Dalglish, Steve Archibald, John Robertson, Kenny Burns, Frank Gary, Danny McGrain, Alan Rough, Archie Gemmill.

FAN PICS. Nottingham Forest.


Fin 70-début 80, les premières secousses du punk nées vers 76-77 font encore des ravages en Angleterre. Les jeunes crient leur haine du système, se battent dans les « terraces » et affichent leurs slogans nihilistes sur des badges. The Clash veut une émeute blanche (« white riot ») à l'image des émeutes raciales de Notting Hill (1976) qui ferait éclater la société. Sur le championnat anglais, Nottigham Forest sonne la révolte et colle un sérieux coup de pompe dans le train de l'establishment. Une émeute blanche et rouge s'abat sur et aux alentours de Forest Ground, le fief des Reds. L'équipe, brillamment dirigée par Brian Clough, ramasse les titres et s'appuie sur un jeune public pour faire passer ses messages. « I hate Derby and Leeds » rappelle ce jeune lad aux cheveux raides (red ?) comme Jimmy Connors, en souvenirs aux deux clubs entraînés par la plus grande gueule du foot anglais qui le virèrent sans manière. Jeté à la poubelle au bout de 6 ans à Derby et de... 44 jours à Leeds. L'homme est imprévisible comme les fans de Forest qui vannent sévère : « Sid Vicious wouldn't be seen dead watching Derby ». Fuck and no future pour les ennemis. Et un clin d'œil sympa, au contraire, pour les héros de l'arène : « Trevor Francis can score faster than Brian Clough spends money ». De l'humour do it yourself adressé aux leaders du mouvement lancé depuis les Midlands. Tout ça en sifflant une canette de Coca. Sans doute pour un meilleur mariage des couleurs sur la photo. A Forest, on donne dans le ton quoi...

MATCH REPLAY. Le jour où... Denis Law fête son jubilé.


C'est une tradition dans le football anglais. Les clubs rendent hommage aux joueurs les plus emblématiques, et/ou les récompensent de leur fidélité par un « match de gala ». Un jubilé en grandes pompes et crampons. Le 3 octobre 1973, Old Trafford porte le kilt pour fêter dignement son héros écossais Denis Law. Les dirigeants des Red Devils ont mis le paquet pour l'occasion, en invitant le triple champion d'Europe : l'Ajax Amsterdam. Une affiche des grands soirs au parfum européen, c'est le cadeau offert à l'attaquant rouquin qui joue son dernier match pour Manchester United... trois mois après avoir quitté ce dernier. Durant l'été, Denis Law est à nouveau passé dans le camp d'en face, chez le rival et l'ennemi : les Citizens. Le public, peu rancunier avec ses héros, fête un fidèle serviteur du club - 11 années passées chez les Reds entre 1962 et 73 - au parcours qui inspire le respect des fans : 404 matches et 237 buts marqués. Denis Law fait toujours partie des meubles. Un pilier de l'équipe arrivé au début des 60's depuis son départ précipité de Turin. Une expérience italienne à oublier pour celui qui, depuis son ascension à Huddersfield Town (de 1956 à 60), éclate à Manchester City (1960 à 62) où il inscrit 19 buts au cours de sa deuxième saison chez les Citizens. International écossais à 18 ans - il inscrit même un but pour sa première cape contre le Pays de Galles en 1958 - Denis Law est un joueur confirmé à la vingtaine passée de quelques mois quand il rejoint United après son échec dans la Botte. L'histoire durera une décennie pendant laquelle l'Écossais tiendra le haut du pavé. Artisan de la victoire en finale de la Cup (1963), Denis Law est désigné Ballon d'Or l'année suivante. Des trophées majeurs complétés par deux titres avec Man U (1965 et 1967) et une victoire en coupe des clubs champions (1968) contre Benfica en finale. A laquelle il ne participe pas. La faute à une vilaine blessure mal soignée au genou nécessitant une opération. Denis fought the law... and the law won. Une épine dans le pied du joueur qui ne le quittera plus. En fin de contrat, Denis Law quitte United en 1973, sans qu'on ne le retienne trop, et rejoint City à petites foulées et sans indemnités de transfert. Une aubaine pour les Citizens. A son retour à Old Trafford au terme de la saison 1973-74, après le jubilé amical et chaleureux du mois d'octobre, Denis Law porte cette fois le maillot des « Blue Sky ». Par un but marqué à 10 minutes de la fin d'un derby houleux - United végète en fin de classement - Denis Law envoie son ancien club en Enfer (voir ici). Le drame d'une carrière qu'il arrête quelques semaines plus tard, après avoir participé à la coupe du Monde en Allemagne avec la sélection écossaise.