WAGs RETRO. Les femmes du Stade Rennais.


En 1971, le Stade Rennais s'impose en finale de la coupe de France devant Lyon (1-0), le deuxième succès du club dans cette compétition après 1965. Les joueurs partis à la buvette pour fêter l'évènement, les femmes posent à la place de leurs maris devant l'objectif. Un effectif de charme composé de :
Debout: Mesdames Aubour, Simian, Cédolin, Betta, Cosnard, Rico et Prouff (la femme du coach).
Accroupis: Mesdames Chlosta, Goueffic, Garcia, Guy et Guermeur.

FAN PICS. Yannick Noah et PSG.


Yannick Noah aime le foot. Un héritage de son père Zacharie, ancien pro à Sedan et vainqueur de la coupe de France 1961, un an jour pour jour après la naissance du fiston. Mais contrairement à Papa, le vainqueur de Roland Garros 83 - la photo date de la même année - ne met pas trop les pieds à Emile Albeau. Son club et sa ville, c'est Paris, son stade le Parc des Princes et sa cour de récré (en dehors des cours des tennis), le Camp des Loges où le tennisman aime bien se retrouver parmi les joueurs parisiens à taquiner le cuir. De la petite balle jaune au ballon rond, Noah franchit aisément le pas d'autant que l'herbe du Parc, comme le gazon de Wimbledon, c'est de la bonne bébé.
  

A l'affiche ce soir... SAFET SUSIC vu par SLip.

S'il était entraîneur, SLip imposerait le marquage à la culotte à ses défenseurs. Mais l'artiste n'est pas sur le banc. Son tableau noir, c'est plutôt la feuille blanche sur laquelle il couche sa vision du football et son Histoire, en mettant à l'honneur les plus grands joueurs, les matches du siècle et les clubs de légende. A l'affiche ce soir... SAFET SUSIC.


A.S MONACO 1970-71.


A.S MONACO 1970-71

Debouts : Luciano (ent.), Jacotin, Dewilder, Buffat, Carayon, Piumi, Cros, Chaffard.

Accroupis : Floch, Dos Santos, Petit, Koum, Villa, Dell'Oste.

ROLLAND COURBIS. Franz « Alamo » Ferdinand style.


En dehors du football et la routine des footings quotidiens, des mises au vert inutiles sauf pour aller jouer au casino du coin, Rolland Courbis est un homme comme tout le monde. Un gars simple qui jouit des petits plaisirs de la vie et s'adonne sans compter à ses passions extra-sportives. Son passe-temps favori ? La musique. Sans conteste son truc, son hobby, son violon d'Ingres-et-Loire, après le ballon rond. « J'adore, avoue le néo-monégasque au cours d'une interview à l'été 1977. Attention, c'est de musique et de variétés modernes dont je parle. Quand il y a un air qui m'accroche, je l'ai en tête, je le chante, même si je n'en connais pas l'interprète. Cela, il faut le demander à ma femme ». Comme son homme, maman est elle aussi chébran à écouter l'ex-international qui a le rythme dans la peau, et s'apprête à nous balancer du lourd en dressant la liste de ses artistes préférés. Bah alors Rolland, allons-y, c'est quoi donc de super funky qui tourne sur ta platine en ce moment ? « En tête de mon hit-parade personnel, c'est Michel Sardou que je placerai en n°1. Non seulement parce que j'apprécie ses chansons sur le plan musical, mais aussi et surtout à cause de sa personnalité. Même si je ne suis pas toujours d'accord avec les positions qu'il prend, je crois qu'il dit sincèrement et sans détours ce qu'il pense. C'est une qualité que j'aime ». On repassera donc pour le genre « moderne », nous qui attendions XTC, The Jams ou Trust dans sa play-list. Courbis est plutôt chanson à texte, voir politique, mais dans un autre genre. Sans larsen, ni électricité. La faute à Dylan sans doute. Peu importe. Et le bouillant défenseur de sortir pêle-mêle le gratin de la chanson française. Un enfant du Roch Voisine des 70's gavé au son live du samedi soir en compagnie de Maritie et Gilbert Carpentier. « Nicolas Peyrac, Gérard Lenormand, Julien Clerc, synthétise Rolland d'un œil avisé. Voilà quelques-uns des autres chanteurs français que j'écoute avec plaisir ». La French Touch de l'époque, costards à paillettes et chevelures frisées. Marc sans Bolan en fait. Courbis reste très classique dans ses goûts mais affiche enfin son côté rebelle. « Et comment oublier Johnny Hallyday ». En effet comment l'oublier celui-là, surtout quand il met son costume violet. Puis, c'est rock au Palace. Rolland Courbis hésite entre le Swinging London  et la coupe afro : «  J'ai longtemps été un fan des Beatles. Les Rolling Stones, Chicago, Donna Summer, font aussi partie des groupes et chanteurs étrangers que j'écoute le plus volontiers ». Lunettes noires pour nuits blanches et rock'n'rolland Courbis.

FRANCE 1989.


EQUIPE DE FRANCE 1989.
Debout : Henri Emile (Int.), Joël Bats, Stéphane Paille, Sylvain Kastendeuch, Alain Roche, Marcel Dib, Basile Boli, Jean-Christophe Thouvenel, Franck Sauzée, Bruno Martini, Gérard Houllier (ent. adj.).
Assis : Christian Perez, Daniel Bravo, Eric Guérit, Jean Tigana, Michel Platini (sél.), Jean-Pierre Papin, Jean-Marc Ferreri, Manuel Amoros.

La grosse cylindrée de MICHEL PLATINI.


« Je possède une Renault 5 TL depuis un bon bout de temps, lâche Michel Platini en descendant dans son garage. Et j'en suis très satisfait ». Visiblement, la marque au losange a les faveurs du n°10 lorrain. Mais si la star de Nancy et étoile montante du foot français de la fin des seventies brille sur le pré, il ne joue pas les pilotes sur le bitume. Michel n'est pas bien vaillant sur la route. Pas son truc de jouer les Fangio et encore moins de mettre les mains dans le cambouis. De peur de salir son maillot blanc frappé du chardon ? Pas du tout. Pour Platoche, la bagnole n'est rien de plus qu'un moyen de locomotion utile et agréable pour rallier la maison au stade Marcel Picot, ou quelques destinations sympa le week-end venu, à condition de ne pas en devenir otage: « Je ne connais rien à la mécanique. J'aime l'auto pour son côté pratique, pour la liberté qu'elle procure, pour ce qu'elle représente de plaisir quand je l'utilise pour partir en vacances par exemple ». Pas vraiment un spécialiste du seau d'eau et du chiffon le dimanche pour faire rutiler la carrosserie, ni un lecteur assidu des revues spécialisées, le milieu nancéien entretient un rapport distant avec sa R5 rouge de 1974 et se tamponne royalement de sa côte à l'argus, préférant nettement ses notes personnelles dans le France Foot du mardi. La voiture, c'est bien pour aller faire les courses, rendre visite à la famille et éventuellement faire un tiercé au PMU du village voisin. Un point c'est tout. « Je ne lui en demande pas plus ». Peut-être quand même à servir à arrondir les fins de mois quand il s'agit de faire la publicité de la R12, et décupler son salaire lorsqu'il rejoint la Juve quelques années plus tard à la demande du président Agnelli, le boss de la Fiat qui lui offre une Ferrari en cadeau. Aucune réaction du futur capitaine des Bleus, Platoche vient de démarrer sur les chapeaux de roues en laissant de la gomme sur le trottoir, un doigt d'honneur à notre intention. Un automobiliste comme un autre finalement.

C.S SEDAN-ARDENNES 1969-70.


C.S SEDAN-ARDENNES 1969-70

Debouts : Tordo, Le Bihan, Salem, Rastoll, Zamojski, Barre.

Accroupis : Hardouin, Fugladi, Bourgeois, Cardoni, Dellamore.

Le dico argot-foot du professeur Migeon. (part 8).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

CHAUFFE:
Avoir de la chance.
  • « Allez chauffe Marcel ! Chauffe » (Les portables de Desailly).
  • « La vengeance est un plat qui se mange froid, et tu vas te glacer d'effroi ». (Aimé Jacquet reprenant Lio après la coupe du Monde 98).
  • « Oh, tu vas voir p'tit con, ça va chauffer pour ton grade si tu continues comme ça ? ». (Une maman à son fils dans les rayons d'un supermarché).
Le cas en image.
Jean-Michel Moutier cherche un trèfle à quatre feuilles sur la pelouse du Parc.
- Coupe de France 1985 (demi-finale) -

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Felix.

FELIX. 
(24/12/1937 - 24/8/2012).
Les nostalgiques du beau jeu et de la Seleção ont du bleu à l'âme, comme la couleur du maillot de Felix Mieli Venerando, plus connu sous le nom de « Felix », au cours de la coupe du Monde au Mexique. Le portier brésilien est décédé ce vendredi 24 août à l'hôpital Victoria de Sao Paulo, où il était admis depuis une semaine à la suite d'un emphysème pulmonaire. A 74 ans, l'international brésilien n'a pas résisté à ses problèmes respiratoires et plusieurs arrêts cardiaques. Le pays entier est en deuil. La CBF, évoquant « la mort d'une idole », a immédiatement décrété une minute de silence avant le coup d'envoi des rencontres du championnat brésilien ce week-end, afin d'honorer la mémoire de son héros né un 24 décembre comme un cadeau tombé du ciel.

Une carrière précoce qui débute dès l'âge de 15 ans. Felix entre à EC Juventude en 1953 qu'il quitte au bout de ans pour rejoindre Portuguesa. Ses débuts officiels avec le club pauliste ont lieu un an plus tard, remplaçant au pied levé le gardien titulaire Cabeção à l'occasion d'un tournoi international. Campé à un rôle de doublure, Felix part faire ses griffes dans les bois du Nacional la saison suivante sous la forme d'un prêt. Qui dure trois ans. A la demande express de l'entraîneur Nena, le jeune portier retourne à Portuguesa à la fin de son apprentissage pour devenir le n°1 à son poste. De 1960 à 63, Felix est indiscutable avant de partager sa caisse avec Orlando, une jeune pousse débauchée à São Cristóvão. Les deux hommes cohabitent en harmonie et profitent de quelques moments de bonheur. En 64, à l'occasion d'un match amical aux USA contre une sélection du Massachussets, Felix entre en jeu sur le front de l'attaque et inscrit le dernier but de son équipe. Victoire 12-1. Un détail dans sa carrière qui prend une allure internationale après sa tournée américaine (1965), et un nouveau virage lorsqu'il débarque à Fluminense en 1968. Felix inscrit les premières lignes de son palmarès, s'adjugeant cinq titres de champion de l'Etat de Rio avec la « Tricolor », le dernier juste avant de mettre un terme à sa carrière en 1976, causé par une vilaine blessure à l'épaule alors qu'il file vers la quarantaine.

Surnommé « Papel » en raison de sa minceur et ses envolées spectaculaires sur un terrain, le portier carioca laisse ainsi un souvenir ému aux fans de football à l'annonce de son décès, et restera pour l'éternité un grand artisan de la victoire du Brésil à Mexico. Le troisième titre mondial de la meilleure équipe de tous les temps, dans ce rôle ingrat du gardien de but au sein d'une formation portée vers l'attaque. Felix a fait le boulot dans l'ombre des buteurs. C'est lui qui, désormais, est sous la lumière des cieux. En s'envolant tel un bout de papier dans les airs. Comme autrefois.


L'équipe du dimanche après-midi. A.A.J. BLOIS.

Jack L. ne fait pas dans la langue de bois pour évoquer sa bonne vieille ville de Blois et son équipe de football : « Formidaaable. Quel bel effectif tous ces hommes perlant de sueur sous le fruit de l'effort ! » La muse habite notre feu Ministre de la Culture. Et c'est vrai qu'ils en avaient de l'allure ces joueurs, comme l'ancien maire de la ville (de 1989 à 2000), cintrés dans leur maillot rouge « Télé Poche » et programmés pour crever le petit écran quand ils apparaissent pour la première fois en « National », l'ancêtre de la D.II.

- Saisons 1971/72 - 1972/73 - 1974-75 -

C'était au cours de la saison 1970-71. L'année précédente, l'AAJB (Association Amicale de la Jeunesse Blésoise) coince en ½ finale du championnat de France amateur (CFA). Un parcours qui lui assure cependant la montée après avoir conquis le titre dans son groupe (Ouest) devant La Berrichonne de Châteauroux et le Stade Brestois. Dans la foulée de leur exploit - le club bâti en 1912 évolue d'abord en D.H à partir de 1947 avant d'intégrer le CFA en 1955 - les hommes dirigés par Roger Meerseman, un ancien pro du LOSC, du HAC et du TFC, fêtent l'ascension par une épopée en coupe de France. L'Amicale atteint les ¼ de finale, sorti par le grand OM des Gress, Sklobar et Magnusson. Une victoire sans appel pour les Marseillais, 13-3 au total des deux matches, dont une valise au Vélodrome (9-1 !). Pas de quoi traîner l'équipe du Loir-et-Cher dans la boue qui assure l'essentiel en championnat - le maintien - et fait appel à une vieille gloire stéphanoise, René Ferrier, au départ de Meerseman en 1973. L'arrivée de l'ex-international (24 séléctions) reconverti dans un rôle d'entraîneur correspond aux nouvelles ambitions du club et ses dirigeants, décidés à inscrire l'AAJB sur la longévité parmi l'élite. Un feuilleton qui prend fin un an après l'arrivée de l'ancien Vert ! La Jeunesse Blésienne retrouve le CFA et le groupe Centre-Ouest (1975-76) pendant trois saisons conclues par un second titre (1978) obtenu au nez et à la barbe prépubère de la réserve du FC Nantes et Montmorillon. Le nouveau promu signe son retour en D.II avec l'arrivée d'un jeune coach, ancien pensionnaire de Sochaux et Monaco notamment. Débarqué à Blois en juillet, Robert Dewilder termine sa carrière sur les bords de la Loire et prend parallèlement en main les commandes du club qu'il maintient à l'arrache entre la fin et le milieu de tableau (15ème en 79, 13ème en 80 et 12ème en 81). Une progression constante freinée par la fin de son contrat (1981) et l'arrivée d'un nouvel entraîneur à la tête de l'Amicale. Le Franco-Argentin Pancho Gonzalès, passé par Nice et Nantes durant sa carrière de joueur, revient en France (où il a déjà dirigé l'OGCN, Angers, Bourges et Rouen) après un séjour en Afrique. L'AAJB, pas vraiment adapté aux méthodes africaines de son coach, termine la saison 1981-82 à la dernière place du classement avec six petites victoires au compteur.


Un revers dont l'équipe ne se remet pas. Après neuf années au total en seconde division entre 1970 et 82, la Jeunesse Blésoise navigue depuis dans les étages inférieurs du championnat et fait l'ascenseur entre la D.III, la D.IV et la D.H. En 1999, le club change d'appellation et devient Blois Foot 41, né de la fusion entre l'AJBB et US Blois, se concentrant désormais sur la formation des jeunes joueurs appelés, pourquoi pas, à tâter du professionnalisme. Aly Cissokho, l'actuel défenseur de l'Olympique Lyonnais, est un exemple de cette politique.

Infos:
http://www.bloisfootball41.com

 - Saison 1980/81 -

- Saison 1981/82 -

GIRONDINS de BORDEAUX 1976-77. By Panini.


GIRONDINS de BORDEAUX 
1976-77

Debouts : Michel Le Blayo, Pierre Mélan, Jean Gallice, Patrick Chanceaulme, Christian Holmströem, Philippe Bergeroo, Jean-Marc Furlan, Tessier.

Accroupis : Jean-François Domergue, Philippe Goubet, Alain Giresse, Olivier Barthou, Raymond Camus, Robert Buigues, José Lopez, Pierrino Lattuada, Daniel Jeandupeux.



WAGs RETRO. Alain Giresse et sa femme d'honneur.


« On me l'avait décernée il y a 5 ans, il fallait passer aux actes ». Alain Giresse aura mis le temps pour recevoir la Légion d'Honneur des mains de son copain Michel Platini. La cérémonie a eu lieu au Haillan ce lundi (20 août) en présence des ses amis (Marius Trésor, Patrick Battiston, Dominique Rocheteau, Michel Hidalgo...) et de nombreux journalistes venus couvrir un événement auquel Gigi se préparait depuis déjà quelques années, en compagnie de sa femme Chantal. Noeud papillon à pois, coupette et sourires de circonstance. Le milieu des Girondins et de l'équipe de France a bien mérité sa médaille au vu de sa carrière. Et gardé le même costume depuis 30 ans. Mais depuis cette semaine, la croix de chevalier a remplacé le noeud pap'. Une distinction honorifique qui incombe à sa profession, et une manière aussi de se délester du poi(d)s des ans pour cette montagne de talent.

Alain Giresse. Médaille d'Haillan !

BOAVISTA F.C 1970-71.


BOAVISTA F.C 1970-71.
Debout : Alberto, Barbosa, Mário João, Fraguito, Braga et Quim.
Accroupis : Moinhos, Moura, Celso, J.Felix et Lino.

MAILLOT DE LEGENDE. Boavista F.C.

Un maillot à damier, comme dans les courses automobiles, pour une équipe actuellement au fond de la grille de départ, en panne dans les divisions inférieures du championnat portugais. Conséquence fâcheuse de l' « Apito Dourado ». En 2007, Boavista FC est relégué en deuxième division, pris dans la tourmente du scandale des tentatives de corruption sur des arbitres. Une sale affaire qui vaut à son président Valentim dos Santos de Loureiro une condamnation à trois ans et deux mois de prison avec sursis. Un virage plutôt mal négocié pour le rival du FC Porto, qui laisse le club au garage après 39 années consécutives parmi l'élite marquées par un seul et unique titre de champion (2000-01). Fondé en 1903, Boavista connaît une période faste au cours des seventies. Le club au damier s'adjuge en effet trois coupes nationales (1975, 76 et 79) ainsi que la supercoupe (1979) avant de passer les années 80 dans l'ombre des grosses écuries du pays (FC Porto, Benfica et Sporting). « Les Panthères » reviennent dans la course au cours des 90's (doublé coupe-supercoupe 1992 et 97) et joue même au trouble-fête sur le plan européen (¼ de finale en 1994 et ½ finaliste en 2003). Les dirigeants considèrent ainsi leur équipe comme la quatrième du pays derrière les invincibles dinosaures. Appétit trop grand ou désir de reconnaissance, le club plonge alors dans l'illégalité et la tricherie avant d'être rappelé à l'ordre. Un passage obligatoire par la voie des stands pour un stop-and-go qui semble se prolonger à l'heure actuelle.

BOAVISTA F.C - 1986/87 - Cromos -

PORTUGAL 1984.


PORTUGAL - EURO 84 -
RFA-PORTUGAL.
- 14/6/84 -
Debout : Eurico Gomes, Rui Jordão, João Pinto, Álvaro Magalhães, Lima Pereira
Accroupis : Bento, Jaime Pacheco, António Sousa, Frasco, Chalana, Carlos Manuel.

Stadium view. ESTADIO NACIONAL.


Stade: ESTADIO NACIONAL DO JAMOR.
Lieu: LISBONNE.
Pays: PORTUGAL.
Club résident: EQUIPE NATIONALE.
Année: 2000's.


Inauguré en juin 1944, le stade National du Portugal (Estádio Nacional do Jamor, son nom d'origine) est l'œuvre de Miguel Rosa Jacobetty. L'architecte portugais, consulté par le ministre des Travaux Publics Duarte Pacheco, s'inspire notamment du stade olympique de Berlin pour réaliser une enceinte moderne et pratique, idéale à la promotion du sport et aux grandes manifestations publiques selon les principes politiques en vigueur (et en rigueur) dans le pays à l'époque. Depuis la fin des années 20, le Portugal marche en effet au pas, sous l'impulsion du docteur Antonio de Oliveira Salazar et ses généraux qui instaurent l'Estado Novo à partir des années 30. Une doctrine qui se rapproche du régime fasciste italien. C'est dans ce contexte que la première pierre de l'estadio Nacional est posée en 1939 à Oeiras, un quartier dans la banlieue Ouest de Lisbonne.

Billetterie et toilettes.

Après cinq ans de travaux, O estádio Nacional do Jamor accueille sa première finale de coupe du Portugal en 1946. L'enceinte devient d'ailleurs le théâtre privilégié des éditions suivantes jusqu'à nos jours malgré une capacité réduite à 37.000 places (48.000 à l'origine). Depuis sa création, seules cinq finales ont pris rendez-vous ailleurs que dans l'enceinte imaginée par Jacobetty. Peu utilisé, le complexe de Jamor sert tout de même à la sélection portugaise pour ses matches internationaux de 1944 à 2003. Mais à l'heure de l'Euro 2004, l'Etat oublie son temple dans son programme de rénovation des enceintes susceptibles d'accueillir la compétition. L'estádio Nacional paie par là son manque d'utilisation, ce dont profite les autres stades de Lisbonne (Da Luz, Alvalade) et des grandes villes portugaises (Porto, Braga, Aveiro). Quelque peu délabré, O estádio Nacional do Jamor fait désormais figure d'un vieux monument inscrit au patrimoine footballistique des supporters portugais. Et Écossais. C'est dans ce lieu que Celtic remporte la coupe des clubs champions en 1967 contre l'Inter, et gagnent un surmon: « The Lisbon Lions ».



Tribune présidentielle.

HOLIDAYS IN THE SUN. La carte postale du VFC.