RANGERS FOOTBALL CLUB 1974-75.


RANGERS FOOTBALL CLUB 1974-75.
En haut : D. Smith, M. Henderson, T. Forsyth, C. Jackson, S. Kennedy, P. McCloy, D. Hunter, A. Scott, A. Conn, D. Parlane, R. Scharp.
Au milieu : W. Mathieson, G. Boyd, W. Jardine, D. Armour, A. Miller, D. Johnstone, J. Hamilton, I. Farrell, A. O'Hara, W. McNicol, J. Mason (ent. adj.).
En bas : J. Wallace (manager), J. Denny, E. Morris, G. Fyfe, I. Mc Dougall, J. Greig, A. McDonald, W. Steel, T. McLean, Q. Young, T. Craig (physio-thérapeute).

MAILLOT DE LEGENDE. Rangers Football Club.

Depuis le 13 juillet 2012, à l'issue du vote des clubs de la ligue écossaise, les Rangers sont relégués en quatrième division. Une sorte de petite mort pour la formation au maillot bleu royal et ses 54 titres de champion (ajoutés aux 60 trophées dans les différentes coupes nationales), liquidé sur l'autel du fisc britannique qui ferme les yeux devant le palmarès des « Gers » mais pas sur les dettes contractés par ce monument du football local. Une ardoise de 160 millions d'euros qui plonge ce vieillard de 139 ans - il est né en 1873 - au fond du trou, dans l'anonymat des divisions inférieures aux effluves de sapin, et laisse la Scottish Premier League orpheline de son « Old Firm ». Presque la raison d'être d'un championnat confidentiel bâti sur l'opposition entre Celtic et les « Gers ». Une rivalité sportive et culturelle. Catholiques contre protestants. Et des histoires à raconter depuis les premiers derbies, avec les drames qui en découlent. Comme en ce 2 janvier 1971, lorsque le but égalisateur de Colin Stein en toute fin de match à Ibrox, lequel commence à se vider de ses fans, provoque une énorme bousculade et la mort de 66 personnes. La fatalité. Qui s'abat sur l'équipe écossaise dix ans auparavant, battue par la Fiorentina en finale de la coupe des vainqueurs de coupes, alors qu'elle est à l'époque la première formation britannique à atteindre ce stade d'une compétition majeure. Puis cette forme d'atteinte aux mœurs pour les supporters loyalistes à la fin des années 80 lorsque Mo Johnston le catho du celtic, après un passage en France, signe en faveur du RFC. Fuckin' Bhoys. La guerre est déclarée. Elle dure depuis toujours en fait sur l'île, et s'étend aussi sur le continent. Cinq ans après la conquête victorieuse des « Lions de Lisbonne » en C1, Rangers Football Club s'octroie aussi son premier titre européen, le seul à ce jour, dans la nuit du Camp Nou de Barcelone. Un victoire contre Dynamo Moscou en finale de la coupe des coupes. C'était en 1972. Quarante ans pile-poil avant la dégringolade. L'âge d'un excellent whisky et la gueule de bois inhérente à une consommation sans modération.

Colin Stein pendant le Old Firm. (70's).

PUB. Paris SG. Campagne d'abonnements.

PARIS ST GERMAIN
- Une histoire d'amour -

- 1988 -

FAN PICS. Paris SG.

Un trio de stars au PSG.

Les stars, à Paris, sont aussi dans les tribunes et occasionnellement sur la pelouse du Parc aux côtés du bon président Borelli. Si le cliché sent la photo promotionnelle et laisse son auteur sur le carreau à voir les trajectoires des ballons, les deux personnalités qui entourent le dirigeant du PSG n'en restent pas moins des fans inconditionnels de foot et du club parisien. Présent dès la première heure - il fait notamment partie des 20.000 signataires (avec Sacha Distel et Annie Cordy entre autres) à la souscription lancée par la fédération pour la création d'un grand club dans la Capitale au début des années 70 - la fidélite d'Enrico Macias au Paris St Germain n'est plus à démontrer, assistant bon an mal an aux performances de ses protégés bien calé sur son siège en tribune présidentielle. Dans la deuxième moitié des années 80 (la photo date de 1986), l'auteur des « Gens du Nord » et non pas de la fameuse banderole, vit d'ailleurs des moments douloureux, donnant plus à son club que ce dernier ne lui rend. C'est aussi l'avis de son compère, le journaliste Jacques Paugam, bien décidé à mordre dans le ballon au contraire des joueurs parisiens à l'époque. L'ex-animateur du « Soir 3 », « Aujourd'hui magazine » (Antenne 2) ou encore « Votre vérité » (sur TF1) a connu tous les transferts du PAF après ses débuts radiophoniques sur France Inter et France Culture. La première émission qu'il anime à partir de 1976 s'intitule d'ailleurs « Parti pris ». Pour Jacques Paugram, nul doute que celui-ci était en faveur du PSG. « Sans chauvinisme ». C'est sa chevelure frisée qui prend sa défense.

RAY WILKINS. Une star éphémère à Paris.

A l'instar de Zlatan Ibrahimovic, une autre star déboule à Paris en provenance de l'AC Milan. C'était il y a 25 ans, à l'aube de la saison 1987-88. Coiffé à l'italienne, les cheveux en arrière, Ray Wilkins arrive à Paris - avec Jackie, sa femme, et ses enfants, Jade et Ross - pour illuminer le Parc et faire des étincelles dans le jeu parisien. Depuis l'arrivée de Gérard Houllier dans la Capitale et l'obtention du premier titre dans la foulée (1985-86), PSG digère mal son statut de champion de France la saison suivante et cherche à rebondir avec des recrues de standing. Avec les arrivées de Wilkins et de l'Argentin « Gaby » Calderon, le club parisien fait sauter la banque - grâce à l'apport financier de la Mairie de Paris qui triple sa subvention pour le club - et devance le projet quatarien d'une bonne vingtaine d'années. Psg is magic. Surtout avec le joueur anglais, 82 sélections au compteur, capitaine de la Three Lions, qui a évolué parmi des équipes légendaires dans l'île, Chelsea et Manchester United, avant de rejoindre le Calcio en 1984. Grâce l'apport technique et la clairvoyance du milieu britannique sur le terrain, Francis Borelli espère ainsi redorer le blason de son équipe et assoir celle-ci au Panthéon du football national et européen. Un joueur de calibre international, contrairement à Jantzen Derrick, le premier Anglais aperçu dans la Capitale - en provenance de Bristol - au début des seventies, qui ne laisse pas un souvenir impérissable aux vieux supporters du club (3 petits matches au cours de la saison 1971-72). Or, comme l'attaquant (trip-hop) mélancolique de son Ile, Ray Wilkins ne laisse pas beaucoup de traces à Paris, hormis celles des pneus de sa voiture quand il fuit, avec femme et enfants, sa maison de St-Nom-la-Bretèche à la fin de l'année 87. Malgré un bon début de saison, PSG se retrouve en position de reléguable à la trêve. Le bateau coule au Camp des Loges. Houllier, discuté, prend du recul et quitte son poste d'entraîneur (remplacé par Eric Mombaerts) au mois de novembre pour endosser le rôle de manager général. Relation de cause à effet ? Après onze matches avec le club parisien, Ray file à l'Anglaise le 1er décembre pour rejoindre les Rangers. Jackie, Jade et Ross retrouvent ainsi le sourire en Écosse et Wilkins son tranchant habituel sur le pré et à la maison, heureux de « consacrer tout [son] temps libre à [sa] famille ». Son vrai « hobby » comme il l'avoue. PSG se sauve in-extremis en fin de saison, en sacrifiant Safet Susic sur l'autel du jeu réaliste et défensif. Fallait pas inviter les stars à Paris à cette époque.

Family life.

Cause toujours Gégé !

HOLIDAYS IN THE SUN. Les arbitres en colo.

Panique à Daytona Beach (enfin presque).

Les grands évènements sportifs peuvent aussi avoir un parfum de vacances. C'est, en substance, l'impression laissée par les arbitres et les officiels de la coupe du Monde 74, réunis pour l'occasion dans un camp d'entraînement perdu au fin fond de l'Allemagne afin de préparer au mieux leur tournoi. Si la RFA n'est pas la destination préférée des estivants, nos hommes en noir y peaufinent cependant leur condition dans un cadre bucolique et champêtre, propice à la joie du vivre ensemble. La fameuse théorie d'un groupe qui vit bien, immortalisé par l'œil du photographe en fin de stage. Un départ sur l'air des lampions et des chansons de l'été. Ah, ces jolies colonies de vacances. Tous les quatre ans on voudrait bien que ça recommence. Merci papa, merci maman. Tiens, en souvenir, je vous ai ramené une jolie photo en plus du collier de saucisses de Francfort.

BRESIL 1974.


BRESIL - WM 74 -
BRESIL-Zaïre.
- 22/6/1974 -
Debout: Nelinho, Leão, Francisco Marinho, Luis Pereira, Silva Piazza, Mario Marinho.
Accroupis: Jairzinho, Paulo César Carpegiani, Leivinha, Rivelino, Edú.

La délégation brésilienne à son arrivée sur le sol allemand.

WAGs RETRO. Zico et sa Carioca.

Visiblement, Zico préfère son ballon à ceux de sa compagne.

« La finale mettra aux prises l'Argentine et le Brésil. A une minute de la fin, le score sera de deux buts à deux. Le Brésil bénéficiera d'un coup franc direct... ». Le ballon dans les mains, Zico imagine déjà la suite et en oublierait presque les raisons de son rendez-vous dans un décor idyllique et propice aux rencontres. Tête en l'air, le « Flamenguista » a déjà l'esprit tourné vers l'Argentine et se désintéresse complétement aux charmes de sa partenaire du jour, habillée aux couleurs de la Seleçao pour la circonstance. Si la jolie carioca semble trouver le temps long, impatiente de conclure et immortaliser un moment magique avec son héros, le meneur de jeu brésilien joue quant à lui à l'hôtel du cul tourné, plongé dans ses pensées et ses rêves de grandeur. Pas si mauvais pronostiqueur, le Brésil jouera effectivement une finale en Argentine. La petite. Une victoire contre l'Italie (2-1) qui permet à son équipe d'accéder à la dernière marche du podium. Et de recevoir en guise de consolation la bise du vaincu. Sans doute pas par la jeune fille aux cheveux longs. Cette dernière a filé à l'anglaise, déçue par les belles promesses du footballeur mythomane et finalement lassée d'attendre un pauvre ringard qui se fait appeler pour la frime le « Pelé blanc ». Un mauvais coup en quelque sorte pour celle qui devra attendre 1994 pour enfin se jeter dans les bras du vainqueur. Avec des rides en plus. Le temps est si cruel, surtout pour le n°10 auriverde qui ressasse encore son pénalty manqué face à Joël Bats en 1986. Décidément un loser et un spécialiste des rendez-vous manqués ce Zico.

FLUMINENSE 1975-76.


FLUMINENSE 1975-76.

RON WOOD. Flu to cry.

Le gars qui pose avec un maillot floqué du numéro 3 dans le dos, c'est Ron Wood. L'ancien membre du Jeff Beck Group et des Faces aurait-il une prédilection particulière pour le poste d'arrière gauche au point de disputer à Ashley Cole une place de titulaire ? Pas du tout. En fait, avant d'entamer leur marathon mondial qui débute aux USA (1975), les Rolling Stones cherchent un nouveau guitariste pour pallier au départ de Mick Taylor qui laisse en plan le duo Jagger-Richards à la fin de l'année 1974 (décembre) après la sortie de l'album « It's only rock'n'roll ». Invité à prendre le manche sur scène aux côtés des « Glimmer twins », Ron Wood devient ainsi le troisième guitariste de l'histoire des Stones après l'éviction de Brian Jones (1969) et le coup de tête de l'ancien Bluesbreakers, frustré par la manque de considération de ses partenaires. Voilà pourquoi « Ronnie » arbore fièrement son maillot, tout heureux d'être le nouveau titulaire au sein du « biggest band of the world ». Pas peu fier de son nouveau rôle, le soliste profite même de la tournée européenne (1976) pour poser avec le maillot de Fluminense sur l'affiche officielle consacrée à l'évènement. Histoire de montrer aux fans du Vieux Continent sa technique, mariée à celle de Keith Richards, et l'art du bon riff. « The ancient art of weaving » comme le décrit le vieux pirate des Caraïbes. Du beau jeu à la brésilienne en quelque sorte.

Ron « Rivelino » Wood and his band.

FC NANTES 1976-77.


F.C NANTES 1976-77

Debouts : Bertrand-Demanes, Osman, Rio, Bossis, Van Straelen, Denoueix.

Accroupis : Michel, Baronchelli, Pécout, Rampillon, Amisse.

PRO CYCLING MANAGER. Mémoires en jaune avec Cyrille Guimard.


Cyrille Guimard aime le jaune. Avec ou sans glaçon. Porteur du maillot de leader pendant le Tour 72, c'est finalement en qualité de directeur sportif qu'il ramène le paletot à la maison. Sept victoires au total de 1976 à 84 avec Lucien Van Impe (1), Bernard Hinault (4) et Laurent Fignon (2). Quelques belles occasions pour l'ancien sprinteur de prendre une bonne musette et fanfaronner sur les Champs-Elysées, comme au printemps 79 à la veille du triomphe du « Blaireau », le second de sa carrière, dans la Grande Boucle. Breton de naissance, Cyrille Guimard supporte naturellement les Canaris et fête le succès de ses protégés en finale de la coupe de France aux dépens d'Auxerre. Enivré par cette victoire à l'usure face aux vaillants Bourguignons, le patron des « Renault-Gitane » se laisse aller à quelques confidences et revient sur sa jeunesse, son rapport au foot et au FC Nantes.

« Vers l'âge de 8 à 10 ans, j'ai commencé à jouer au football dans la cour de récréation, ensuite au patronage. J'ai joué jusqu'à l'âge de 15 ans dans une équipe de football en minimes et en cadets. Puis j'ai quitté le foot pour le cyclisme, mais j'ai toujours suivi le football et le FC Nantes en particulier, puisque je suis Nantais. J'ai eu la chance de connaître, ces dernières années, les professionnels et de m'intéresser de plus près encore au football ». Ainsi, la préparation des Henri Michel, Bertrand-Demanes, Pécout n'a aucun secret pour le sorcier du cyclisme français qui, après avoir raccroché le vélo, entretient sa forme sur le pré avec les copains du village. A la bonne franquette et dans la bonne humeur, cet état d'esprit qui caractérise le foot amateur et colle parfaitement à la peau du coursier: « Depuis que j'ai arrêté la compétition cycliste, je joue au football dans la localité où j'habite, Le Temple de Bretagne, concède le manager une main au volant de la R30, l'autre occupée par le porte-voix. Je joue surtout pour m'amuser, pour entretenir ma forme physique. C'est ce qui m'intéresse le plus ». Bon, pour la forme, Guimard ne tient pas non plus à se mettre trop dans le rouge puisqu'il avoue lui-même « jouer au poste de gardien de but ou milieu de terrain défensif ». Un rôle de capitaine de route en quelque sorte, ou d'un équipier de luxe aux petits oignons pour son leader et le collectif. La base de la réussite dans le foot et le cyclisme. Deux sports séparés cependant par des différences culturelles selon le septuple vainqueur d'étapes sur le Tour : « Les structures entre le football et le cyclisme sont totalement différentes. Les footballeurs vivent ensemble douze mois sur douze ou presque. Ils s'entraînent ensemble, jouent ensemble alors que les cyclistes s'entraînent individuellement, chacun pour soi. Les cyclistes ne se retrouvent que pour les compétitions. L'ambiance est donc totalement différente ». A chacun sa mentalité pour obtenir le meilleur résultat et viser pourquoi pas le podium. Mais pour l'ancien champion de France de cyclo-cross, le cyclisme souffre de carence en matière de formation, « elle est inexistante, tandis que toutes les équipes professionnelles abritent des écoles de football. Je suis admiratif devant l'organisation du football et je regrette profondément que le vélo soit laissé à l'abandon ». Peut-être une des raisons qui explique la dernière victoire française sur le Tour. Un succès qui remonte à 1985 avec Bernard Hinault alors à La Vie (et à l'eau) Claire. « Et allez Jaja » de s'époumoner le directeur sportif avant de coller Greg Lemond dans le fossé.

Mon équipe de coeur par... Kemical Kem.

Kem époque Well Spotted.

Les dernières Eurockéennes déjà à ranger au rayon des souvenirs, Kemical Kem profite d'une petite pause pour faire un plongeon dans le passé et évoquer ses souvenirs du stade Bonal. Le co-programmateur du festival belfortain, satisfait de l'édition 2012 qui « s'est super bien passée malgré les conditions météo difficiles. On a fait sold-out les trois jours », enlève le masque - celui qu'il porte derrière ses platines pour ses activités de dj - et aborde son amour du foot et des couleurs locales. L'ancien batteur de Well Spotted dort, pense, vit musique, ballon rond et FC Sochaux-Montbéliard, le club de la Peuge. Un football à l'image du groupe hardcore-noise et son activiste radical, underground et à l'arrache, où on relève les manches, lâche quelques molards bien raclés dans la paume des mains et laisse ses tripes sur le terrain. So show football indie-club. L'occasion pour Kem de ressasser le bon vieux temps et l'âge d'or des « Lionceaux », à commencer par la jeune génération montante du début des 80's. Stopyra - « Stop' » pour les rockeurs - Anziani, Genghini associés aux tauliers old-school de l'équipe (Ruty, Posca, P. Revelli...). Une association qui bouscule un peu les genres et sème la zizanie sur la scène européenne : « J'ai vécu plusieurs matchs de l'épopée en UEFA de 1980/81. J'avais 12 ans. J'ai vu Sochaux-Grasshoppers Zürich, Sochaux-Servette et surtout Sochaux-Eintracht Frankfurt, avec le terrain enneigé. Sochaux gagne 2-0 (deux buts de Patrick Revelli) et se qualifie ainsi pour la ½ finale de la coupe UEFA ». Un parcours en forme de tournée triomphale pour la firme sochalienne qui s'épuise par la suite jusqu'à jouer les ascenseurs en championnat.


Des années de vaches maigres avant un retour au premier plan à l'aube des années 2000 et un affrontement contre les grosses écuries allemandes et italiennes : « Deux autres souvenirs, toujours en coupe d'Europe durant l'année 2004, se souvient d'un coup Kemical Kem. Le premier, c'est la qualification en 2004 en coupe d'Europe avec une victoire mémorable 4-0 à Bonal contre le Borussia Dortmund de Jan Köhler !!! » De quoi faire siffler les oreilles teutonnes pourtant aguerries aux riffs hard-rock. Sochaux retrouve le goût du sacrifice et des empoignades sur le front même si le résultat n'est pas au rendez-vous : « Le deuxième, c'est l'élimination le tour suivant contre Inter Milan avec panache. 2-2 à domicile et 0-0 à San Siro. J'étais à Milan et c'était vraiment frustrant car Sochaux a failli gagner ce match à plusieurs reprises. FRUSTRANT !!! » Kem quitte l'Italie la tête haute, l'écharpe autour du cou, et une liste de titulaires capables de revenir sur le devant de la scène dans la poche du baggy.


Une nouvelle formation où cohabitent les styles et les générations. Hip-hop, fanfare de l'Est et variétés. Un bouquet musical qui ne reflète pas nécessairement les goûts du programmateur-supporter, lequel se concentre sur les têtes d'affiches (passées ou récentes) pour assurer le spectacle à Bonal. Un plateau pas toujours évident à mettre en place au final - « ça n'a pas été simple de faire des choix, reconnaît Kem. Il n' y a que 4 joueurs encore en activité - Diawara, Menez, Mathieu et Maiga. Et un seul encore à Sochaux: Maïga, mais jusqu'à quand ? » Pas très longtemps à priori. La réponse ne laisser planer aucun doute. La loi du football moderne. Une question qui pose cependant moins de problème à notre découvreur de talents que le choix du gardien ou l'intégration d'un petit jeune, au moment de prendre la place de l'entraîneur et coucher son 11 de départ sur la feuille de match : « J'ai longtemps hésité pour intégrer dans cette équipe Martin et Joël Bats, reconnaît Kem avant de se justifier dans la foulée. Mervin Martin a encore beaucoup de choses à prouver. Albert Rust a gagné à l'ancienneté sur Bats. Il a été le joueur qui a compté le plus de sélections avec Sochaux ». Une programmation qui a de la gueule sur le papier, et au vu de la liste des remplaçants. Un « off » aux allures de « in ». Entre coups de cœur, révélations de l'année et grosses pointures. Reste que la sauce monte sur scène pour offrir le meilleur festival sur le pré.


- LE ONZE TYPE DE KEMICAL KEM -

Rust
Djaadaoui - S. Diawara - Mathieu - Hadzibegic
Bazdarevic - Genghini - Menez
Maïga - Paille - P.Revelli

Remplaçants: 
Joël Bats - Karim Ziani - Yannick Stopyra - Pierre Alain Frau - Jacques Zimako - Benoit Pedretti - Laszlo Seles - Gerard Soler - Santos - Marvin Martin - Wilsom Oruma - Frank Sauzée - Philippe Anziani - Robert Pintenat, ...
*vidéos choisies par Kem himself.

F.C SOCHAUX 1980-81.


F.C SOCHAUX-MONTBELIARD 1980-81

En haut : Hauss, Rust, Djaadaoui, Ruty, Stopyra, Bonnevay, Hagenbach, Fauvergue.

Au milieu : Durkalic, Genghini, Benoît, Zandona, P. Revelli, Posca.

En bas : Anziani, Meyer, Bezaz, Jeskowiack, Ivezic.

PUB. Le Coq Sportif. Championnat de France.


LE MAILLOT DE L'ANNEE
Le Coq Sportif : pour rendre le sport encore plus gai
(1977-78)

HOLIDAYS IN THE SUN. Hervé Revelli.


La promenade des Anglais, c'est chic et drôlement classe. C'est aussi devenu le lieu de rendez-vous incontournable de la famille Revelli. Celle du grand frangin, Hervé, qui pose sa caravane sur la Côte pendant l'été 71. Un contrat de deux ans chez les Aiglons dans la poche du futal (1971-73), l'ancien stéphanois ne boude pas son plaisir de goûter à son nouvel environnement sous l'œil complice du photographe. Un changement d'air et un parfum de vacances à Nice dont profitent également sa femme et p'tit Franck, tout heureux (même si la joie paraît contenue) de participer au bonheur familial dans le cadre ensoleillé de la Baie des Anges et de poser pour la photo-souvenir. Peut-être aussi un cliché en forme de carte postale adressé au frérot, resté pour un bail dans la grisaille du Forez.
  

F.C NANTES 1971-72. By Ageducatifs.


F.C NANTES 1971-72

Debouts : Jean-MichelFouché, Jacques Le Bourgocq, Bernard Gardon, Patrice Rio, Paul Courtin, Erich Maas.

Accroupis : Bernard Blanchet, Henri Michel, Georges Eo, Michel Pech.


HOLIDAYS IN THE SUN. Philippe Gondet.

Clint Eastwood (à droite) et le commissaire Maigret enquêtent dans le milieu de la pêche.

Les vacances de Philippe Gondet ? Très simples et à l'ancienne quelque part vers Joinville. Une bonne occasion pour l'ancien Nantais de ressortir le béret et se replonger dans le temps, à l'heure du Font Populaire et des premiers congés payés. Nous sommes au mois d'août 71 et l'ex-international se dirige vers une retraite pépère à seulement 29 ans. Blasé par les blessures et un temps de jeu réduit à une peau de chagrin sur les bords de l'Erdre, le Canari quitte le nid familial pour poser ses valises en région parisienne. Paris-Joinville. Un club sympa et populo, « le seul véritable club parisien, confesse la nouvelle recrue. Son stade se trouve dans le XIIème arrondissement ». Un bon argument en tous cas pour profiter un peu du coin. Le contrat signé, Gondet occupe la trêve estivale en y mêlant loisirs et plaisirs simples. Au programme du buteur: La pêche avec un copain - Jojo le matelos - sur les bords de la Marne et les bonnes parties de pétanque dans le jardin de la maison (toujours avec Jojo le matelos et un teckel). Sa venue près de Paris, c'est aussi l'occasion de retrouver les vieilles connaissances et partager une balade en pédalo avec son ancien coéquipier Le Chenadec. Un été ensoleillé pour l'attaquant tricolore, sur un p'tit air de guinguette, avant de découvrir les joies du « National », l'ancêtre de la D.II, et les parties de campagne du dimanche après-midi.

Un chien dans un jeu de quilles (ou presque).

Gondet-Le Chenadec. Amicalement vôtre.

OLYMPIQUE de MARSEILLE 1986-87.


OLYMPIQUE de MARSEILLE 1986-87.
Debout : Bell, Bonnevay, Laurey, Domergue, Förster, Sliskovic.
Accroupis : Zanon, Galtier, Giresse, Papin, Cubaynes.

Le dico argot-foot du professeur Migeon. (Part 7).


Gérard Migeon traîne une drôle de réputation sur un terrain. Considéré comme un cave dans ses bois, le prince de la toile est un cador des vestiaires. Un fondu de la langue française qui travaille à la craie. « La Mige », son surnom dans la famille du ballon rond, connaît tout des rouages du football: ses vertus, ses vices et les petites formules qui fleurissent au ras du gazon. Le « Titi parisien » de Longjumeau décrypte et flingue le dictionnaire du foot, celui du temps des grandes heures, sur le tableau noir. Avec sa gouaille et sa moustache malhonnête, notre fine gâchette prend la plume et passe au vitriol les expressions du milieu. Et faut reconnaître, c'est du brutal ! Avis aux non-initiés.

CHARLOT:
Mauvais joueur ridicule. Rigolo. Synonymes: chèvre, tocard, pince. Charlot désigne souvent l'arbitre.
  • « Le tournoi n'a pas été bon. A partir de là, je crois que mes joueurs sont une bande de chèvres ! » (Laurent Blanc en coulisses pendant l'Euro 2012).
  • « Le dimanche je prends ma pince, car pour les chevaux j'en pince ». (Jacques Dutronc dans  « Tic Tic » ).
  • « T'as vu la chèvre ? - Bah non,  hier soir j'ai maté les Fous du stade et A mort l'arbitre dans la foulée  ». (Deux spectateurs qui s'emmerdent lors d'un Dijon-Sochaux).
  • « Chérie, je reviens. Je vais faire mon tiercé avec les copains. Je ramène du pain ? ». (Michel Vautrot avant le gigot du dimanche en famille).
Le cas en image.
- T'arrêtes de faire le con et de me prendre pour un charlot. C'est moi l'patron ici.
- Oui, mon capitaine.
- Fabio Capello durant la coupe du Monde 74 en Allemagne -

FRANCE 82. Les 22 sélectionnés.

L'EQUIPE DE FRANCE en survêtement 
- coupe du Monde 1982 -
En haut : Baratelli, Ettori, Castaneda.
2ème rang : Genghini, Tigana, Giresse.
3ème rang : Amoros, Couriol, Mahut, Battiston.
4ème rang : Platini, Lacombe, Bellone, Girard.
5ème rang : Soler, Rocheteau, Janvion, Six.
En bas : Lopez, Bossis, Trésor, Larios.

L'EQUIPE DE FRANCE en tenue officielle
- coupe du Monde 82 -
En haut : Battiston, Bossis, Girard, Castaneda, Baratelli, Ettori, Amoros, Janvion, Mahut, Lopez.
Au milieu : Larios, Genghini, Trésor, Platini, Tigana, Giresse, Hidalgo.
En bas: Rocheteau, Couriol, Bellone, Lacombe, Six, Soler.

FRANCE 1982


FRANCE 1982
- COUPE DU MONDE -
FRANCE-Tchécoslovaquie.
24/6/1982.
Debout: Trésor, Ettori, Janvion, Amoros, Genghini, Bossis.
Accroupis: Soler, Lacombe, Giresse, Platini, Six.

BATTISTON-SCHUMACHER. La poignée de mains de l'Histoire.

Battiston-Schumacher. Je t'aime moi non plus.

Patrick Battiston et Tony Harald Schumacher n'ont pas attendu de se retrouver au cimetière de Douaumont près de Verdun pour renforcer les liens de l'amitié franco-allemande. A l'instar des deux chefs d'Etat, François Mitterrand et Helmut Kohl, unis main dans la main le 22 septembre 1984 lors de la 70ème commémoration de la bataille la plus meurtrière de la 1ère Guerre mondiale, les internationaux font aussi la paix. Une bonne poignée de louche fraternelle et sincère à l'appui qui scelle définitivement le sort d'une autre bataille célèbre entre les deux pays: celle de Séville 82. Victime d'un attentat caractérisé perpétré par le gardien allemand lors de la ½ finale de coupe du Monde, l'ancien Messin cherche à apaiser une situation tendue en France où les vieilles rancœurs ressurgissent comme aux heures les plus sombres de l'Histoire. Laissé sur le carreau - un traumatisme crânien et quelques dents en moins - par son agresseur, Battiston ne cherche pas à passer pour « la victime de Séville » malgré les propos acerbes de son bourreau au lendemain de la rencontre : « Si cela lui fait plaisir, ricane le portier teuton,  je lui paierai ses frais de dentiste ». Enculé. Le Stéphanois aspire à la médiation à son retour d'Espagne et n'ose croire à un acte volontaire du portier du F.C Cologne. Fair-play, Battiston accepte même de rencontrer quelques semaines après les faits celui que l'on montre du doigt partout dans le monde. Une manœuvre diplomatique orchestrée par le manager de Schumacher afin de réhabiliter l'image de son joueur, lequel reçoit depuis son geste des lettres de menace et les sifflets du public allemand : « Ce n'est que lorsque je suis rentré d'Espagne que j'ai compris la dimension de ce qui s'était passé. Mon téléphone n'arrêtait pas de sonner. Pour mettre un terme à toute cette affaire, j'ai accepté la proposition du manager de Schumacher d'organiser une réconciliation. Je ne me suis pas posé la question de savoir si c'était bien ou pas. Personnellement, je n'aurais pas cherché à faire la démarche. Mais cela a apaisé tout le monde, y compris la famille de Schumacher qui recevait des menaces ». Au grand dam des courants les plus fervents des deux côtés du Rhin, une nouvelle guerre entre les deux nations n'aura pas lieu. Mieux, la légende affirme que Battiston assistera plus tard au mariage de l'Allemand en qualité de témoin. Une invitation tous frais payés pour le Lorrain qui, par la suite, croque à pleines dents dans sa carrière sportive qui faillit se terminer un 8 juillet dans la moiteur de Sánchez Pizjuán. Mais pour Battiston, philosophe, cette défaite n'est pas synonyme de drame contrairement à l'opinion générale. Lui était trop « heureux d'apprendre [qu'il] ne souffrait de rien de grave » à son entrée à l'hôpital. C'était bien là le principal. Une bonne manière aussi d'exorciser le mal et les injustices sur un terrain de jeu.

URSS 1981.


URSS - 1981 -
Tchécoslovaquie-URSS.
29/11/1981.
Debout : Blokhine, Buryak, Susloparov, Dassaev, Demianenko, Bal.
Accroupis : Sulakvelidze, Borovski, Shengelia, Daraselia, Gavrilov.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Ramaz Shengelia.

RAMAZ SHENGELIA.
La nouvelle est tombée, et passée presque inaperçue à l'heure où l'Euro 2012 battait son plein, Ramaz Shengelia est décédé le 21 juin dernier d'une crise cardiaque à l'âge de 55 ans. Quelques jours après le décès de Thierry Roland qui a ému la France du foot, la Géorgie pleure à son tour la disparition d'une figure locale. Une sorte de héros au pays qui laisse un grand vide derrière lui. Notamment pour son ex-coéquipier et ami d'enfance, l'international soviétique vice-champion d'Europe 1988 Tengiz Sulakvelidze, encore bouleversé par l'émotion et la fin tragique de son copain : « Je n'arrive pas à croire que Ramaz n'est plus là. Il est mort dans la nuit alors qu'il était dans sa datcha ». Sa base de retraite où il aspirait à une ville tranquille et modeste, jouissant du statut de vice-président honoraire de la fédération géorgienne. Un titre offert sur un plateau pour services rendus un mois avant sa disparition.

Ramaz Shengelia débute sa carrière au Torpedo Koutaïssi en 1971. C'est là, dans cette ville rude et laborieuse - la deuxième du pays en population derrière Tbilissi - perdue entre la plaine et les glaciers du Caucase où l'on apprend d'abord à former les hommes (et les esprits) avant d'en faire des sportifs disciplinés, qu'il voit le jour un 1er janvier 1957. Dans une région située à la frontière de l'Europe et l'Asie au sein d'un petite république incorporée à la grande URSS, l'attaquant joufflu trouve un esprit d'indépendance grâce au football et son mentor de l'époque, l'entraîneur Carlo Khurtsidze qui le repère dès l'âge de 14 ans. A Koutaïssi, Shengelia découvre les bases de la formation à la Soviétique. Un travail axé sur le collectif, la rigueur et le sens du devoir: les principes de la réussite au pays des Soviets. Pendant quatre ans, Ramaz suit les conseils de son professeur - « Il m'a tout appris, à jouer le ballon dans n'importe quelle position, à penser sur un terrain et respecter l'adversaire. Il m'a beaucoup donné humainement ». Des valeurs qui suivront toute la carrière de l'attaquant géorgien, laquelle se poursuit naturellement vers le grand club du pays, Dinamo Tbilissi, à l'heure de l'émancipation. Accompagné de son ami Sulakvelidze et de Kostava, le trio s'impose dès sa première saison (1977) et confirme l'année suivante avec un titre de champion d'URSS à la clé. Une belle réussite collective qui n'exclut pas les distinctions personnelles. Au terme de la saison, l'hebdomadaire « Football-Hockey » lui décerne le trophée de joueur de l'année du championnat soviétique. Une consécration pour ce jeune talent qui réédite sa performance en 1981, l'année où Dinamo Tbilissi remporte la coupe des coupes face à Carl Zeiss Iena (2-1) dans une finale 100% Europe de l'Est. Entre ces deux trophées, Shengelia devient aussi un pilier de la sélection soviétique. Appelé une première fois en mars 1979 (contre la Bulgarie) juste avant de remporter la coupe d'URSS, le Géorgien participe trois ans plus tard à la coupe du Monde en Espagne. Un souvenir mitigé pour Ramaz - l'URSS est éliminée au second tour - qui reste sur la déception de son but (valable) refusé contre le Brésil : « Mais pourquoi l'arbitre n'at-il pas validé ce but ? Il était très important pour moi de marquer contre les Brésiliens ». L'attaquant se console en marquant face à l'Ecosse mais le mal est fait. Shengelia, alors au sommet de sa carrière internationale (26 sélections, 10 buts de 1979 à 83) ne connaîtra plus la joie de participer à un tournoi majeur malgré la qualification de l'URSS pour le mondial 86. A cause peut-être de son équipe, dominée au palmarès par Spartak Moscou et Dynamo Kiev. 

A la fin des années 80, Ramaz Shengelia s'exile dans l'anonymat du championnat suédois à IFK Holmsund (1989-90). Une saison blanche avant de retourner au pays et prendre un temps en main la direction technique de la sélection géorgienne. Et se retirer peu à peu du football après sa mission avec cette modestie qui le caractérise : « Je ne suis pas un homme riche sur le plan financier. Ma seule richesse, c'est l'amour et la chaleur que les gens m'ont apporté durant ma carrière. En Géorgie et partout ailleurs ». Elevé à la dure, Ramaz était un homme à se contenter de peu. Il aspire désormais à une paix royale. La dernière chose qu'on puisse au moins lui donner.

DINAMO TBILISSI 1981.

SUEDE 1974.


SUEDE - WM 74 -
En haut : staff technique et dirigeants.
5ème rang : Ove Grahn, Örjan Persson, Ralf Edström, Clas Crönqvist, dirigeant.
4ème rang : dirigeant, Björn Nordqvist, Georg Ericson (sél.), dirigeant, dirigeant.
3ème rang : Kent Karlsson, Ronnie Hellström, Sven Lindman, Sven-Gunnar Larsson, Roland Grip.
2ème rang : Bo Larsson, Inge Ejderstedt, Conny Torstensson, Ove Kindvall, Göran Hagberg.
En bas : Jörgen Augustsson, Jan Olsson, Benno Magnusson, Björn Andersson, Roland Sandberg, Thomas Ahlström.

WAGs RETRO. Ronnie Hellström et sa groupie.

Ronnie & Cher (ou presque).

La vie de footballeur a vraiment du bon. Surtout quand on a une gueule de rock-star, un physique d'Apollon (1m92 et 84 kg) et de la conversation en prime. Le grand gaillard blondinet, élu meilleur joueur à son poste lors du WM '74 et quadruple lauréat au titre de meilleur gardien de but de l'année (1974, 77, 78 et 79), c'est Ronnie Hellström. Exilé à Kaiserslautern après la coupe du Monde en Allemagne, l'international suédois profite de sa nouvelle notoriété (et sans prendre de gants) pour poser en galante compagnie juste avant de partir en tournée avec le rock'n'roll band scandinave qualifié pour le mundial argentin. Au programme du Argentina tour '78 et de son leader highway to hell : du sexe, des rouflaquettes et de la musique du diable. Un cocktail explosif et de quoi voir les groupies s'agripper au cou du portier moustachu également courtisé par les sirènes de la « Big Apple ». Avant son départ pour Buenos Aires, New-York Cosmos fait du gringue au gardien suédois qui, selon lui, surfe trop sur la vague disco. Ronnie, c'est the great rock'n'roll Sweden. Du coup il reste en Allemagne tâter de la Berthe, du hard-rock teuton en fond sonore et sur la playlist de son baladeur.

CLUB BRUGGE KV 1970-71. By Voetbalsterren.


CLUB BRUGGE KV 1970-71.
Debout: Sanders, Bastijns, Hinderyckx, Houwaart, Vandendaele, Axelsson.
Accroupis: Marmenout, Thio, Lambert, Rensenbrink, Carteus.


MAILLOT DE LEGENDE. Club Brugge KV.

Au milieu des années 70, Club Brugge K.V épouse la mode et porte le jean. Moulant aux cuisses et pattes d'eph' aux pieds pour mieux coller à la période. Le club flamand vit une sorte de « Summer of love » à effet rétro-actif et dispute au grand rival Anderlecht une cote de popularité croissante auprès des supporters belges. Sous leur vareuse en jean patchée du nom de la marque qui sponsorise l'équipe, les « Blaw en zwart  - Bleus et noirs » retroussent les manches et portent du XXL. Une grande taille à l'image d'une formation qui pèse de plus en plus lourd sur le championnat et à l'échelle européenne. Après quelques accessits obtenus depuis de début de son histoire (championnat en 1920 et coupe en 1968), Bruges accélère le mouvement dans la foulée d'un second titre de champion acquis au début de la décennie (1973). Suit une période faste durant laquelle les « Gazelles » qui répondent aux jolis noms de Lambert, Courant, Van Der Eycken, Leekens et consorts dominent alors de la tête et des cornes leur sujet. Sous les ordres de son mentor autrichien Ernst Happel arrivé dans la « Venise du Nord » en 74, la dream-team flahute donne du relief au plat pays et s'adjuge trois titres consécutifs (de 1976 à 78), s'offrant même le luxe de réaliser le doublé en 1977. Un exploit que Liverpool lui refuse avec un trophée européen en sus au palmarès. Finalistes des coupes UEFA (76) et des clubs champions (78), les Flamands s'inclinent par deux fois face aux Reds. « Le Club » broie du noir 100% cacao tout en continuant depuis sa domination et sa moisson de médailles dans le Royaume. Pas vraiment au goût de chocolat comme la légende voudrait le laisser entendre.

CLUB BRUGGE KV 1977-78.
Debout: Van Der Eycken, Davies, Volders, Bastijns, Jensen.
Accroupis: Courant, Lambert, Cools, De Cubber, Le Fèvre, Leekens.

AS SAINT-ETIENNE 1975-76.


AS SAINT-ETIENNE 1975-76.
Debout: Curkovic, Janvion, Farison, Santini, Piazza, Lopez, Synaeghel.
Accroupis: Lacuesta, Rocheteau, Larqué, P. Revelli.

PRO CYCLING MANAGER. Jean-Mimi prépare son Tour de France.


Ça y est, le Tour de France 2012 est parti depuis samedi (30 juin) et la Grande Boucle délivrera son vainqueur sur les Champs-Elysées - une tradition qui dure depuis 1975 avec la consécration de Bernard Thévenet qui détrône le « Cannibale » Eddy Merckx et se fait remettre le maillot jaune par le président Giscard, celui-là même qui invite les « Verts » à descendre la plus belle avenue du Monde après l'échec de Glasgow un an plus tard - au terme des 21 étapes d'une 99ème édition assez ouverte en l'absence de quelques cadors (Andy Schleck, Alberto Contador ou bien Anthony c'est pas la vie de Charteau) pour raisons diverses (blessure, suspension, méforme, …). Après tout les absents ont toujours tort. C'est la raison pour laquelle Jean-Michel Larqué, les mains en haut du guidon, s'entraîne dure en période de trêve estivale. Pour éviter les coups de pompe - « à vélo, té c'est quoi ce mec ? » - Ah, Moscato fait son show - ou les tentations faciles. En effet, le Tour de France de Jean-Mimi, c'est une épreuve de 38 étapes aux quatre coins du pays: dans l'Enfer du Nord et ses stades pavés d'embûches (Lens, Lille, Valenciennes), des duels au sommet (des cols) où les favoris (Nantes, Bordeaux, Monaco voir l'OM) s'écharpent pour le paletot de leader, quelques étapes de transition (PSG parce que tout transite par la Capitale) ou dites de plaine (Troyes) pour lancer le sprint final et le chrono de fin de parcours afin de se placer au général. Le capitaine des Verts peaufine sa préparation sur les hauteurs du Forez, un rendez-vous pour les puncheurs, où non très loin de là les Lyonnais l'attendent à Gerland pour un derby musclé comme les cuisses d'un routier-sprinteur. Une arrivée où le régional de l'étape n'est pas toujours le bienvenu cependant. Le Stéphanois est fin prêt pour la saison. Souhaitons qu'il ne flanche pas en cours d'exercice, surtout quand on oublie de serrer les cales-pieds en plein effort. Un cruel manque de professionnalisme pour ce diplômé en éducation physique.

HOLLANDE 1987.


HOLLANDE 1987.
HOLLANDE-Chypre.
- 9/12/1987 (qualifications Euro 88) -
Debout: Van Tiggelen, Vanenburg, Koeman, Bosman, Gullit, Van Breukelen.
Accroupis: Muhren, Winter, Silooy, Van Aerle, Van't Schip.


HOLIDAYS IN THE SUN. Marco Van Basten & Frank Rijkaard.

Marco Van Basten au service...

Après l'enchainement des compétitions et des titres accumulés en une année avec la Oranje et Milan AC (Euro et scudetto 88, coupe des clubs champions 89), Marco Van Basten et Frank Rijkaard s'envolent pour les Caraïbes à l'été 89 afin de s'offrir quelques jours de vacances bien mérités. A la Barbade, nos deux Hollandais en profitent pour récupérer de ces saisons pleines, riches en émotions, et se laisser aller à leur passe-temps favori loin de la fureur des stades. Au programme: ping-pong pour le buteur acrobatique, ou plutôt une interprétation très locale du tennis de table avec des raquettes sorties d'un autre âge et balle de tennis, pendant que son coéquipier s'initie aux sports de glisse et au surf en particulier. Des occupations qui, malgré une pratique amateur, demandent une grosse dépense d'énergie sous la chaleur de l'île au soleil. Heureusement, il y a la pause-détente du midi pendant laquelle nos vacanciers peuvent se restaurer sous la paillote en bambou du village où ils résident, avant une petite sieste et la reprise des activités l'après-midi. Un moment visiblement trop long pour Marco le pongiste qui ne quitte plus son matériel même en mangeant, impatient de connaître l'évolution de ses progrès au service lifté. En soirée, c'est au bar dudit village que les Milanais se retrouvent pour un débriefing sans pression, ou presque, de leur journée. En toute décontraction et slip ou caleçon de bain selon les affinités de chacun. Une affaire de goût en quelque sorte.

... et Frank Rijkaard à la plonge. Drôle de repas sous le soleil des Caraïbes.

Deux hommes et deux visions différentes de la mode.