S.E.C BASTIA 1981-82.


SPORTING ETOILE CLUB 
de BASTIA 1981-82

Debouts : José Pastinelli, Charles Orlanducci, Jean-Louis Cazes, Yves Ehrlacher, Pierrick Hiard, Gérard Bacconnier.

Accroupis : Raimondo Ponte, Pascal Mariini, Alain Fiard, Simei Ihily, Roger Milla.

SO FASHION. Johnny Rep et les artificiers bastiais.


Saison 1977-78. Johnny Rep et Jean-François Larios (François Félix, Pierrick Hiard et Franceschetti à l'arrière plan) montent la garde sur les hauteurs de Bastia, et le Sporting se prépare à mettre le feu aux poudres en menant une campagne victorieuse à travers l'Europe. De Lisbonne à Newcastle, en passant par Turin, Iéna et Zürich, l'armée corse parée du célèbre maillot à la tête de Maure livre des batailles héroïques sur tous les fronts. Une aventure qui se termine malheureusement en bérézina pour les hommes de Cahuzac, battus en finale par le PSV Eindhoven. Une douche froide au Philips stadion (0-3) après un match aller (0-0) bien arrosé sous la pluie battante de Furiani et sa pelouse marécageuse. La bataille de trop pour des Bastiais qui ont bien mérité de porter l'uniforme du boutefeu, et boire un canon pour le coup en l'honneur de leur exploit.

F.C SOCHAUX 1971-72. By Ageducatifs.


F.C SOCHAUX 1971-72

Debouts : Jacques Largouet, Gérard Burkle, Eugène Battmann, Vojislav Melić, Laszlo Seleš, Marcel Wassmer.

Accroupis : Michel Watteau, Philippe Piat, Félix Burdino, Georges Lech, Pierre Lechantre.


WAGs RETRO. Georges Lech et sa princesse.

Les préliminaires avant de conclure. Et quand Georges Lech, madame hurle de plaisir.

L'équipe du dimanche après-midi. C.S MEAUX 1979-80.

C.S MEAUX 1979-80.
En haut: Gambardella (dir. sportif), Condolo, Pedrotti, Latour, Périchon, Farrabi, Brania, Anziani (ent.).
Au milieu: Bourgeois, Danty, Bacconnier, Kubiak, Djemba.
En bas: Charton, Bernardo, Boulesteix, Oliviera, Kamèche.

L'équipe de la montée en division III avec Ange Anziani, l'oncle de Philippe, aux manettes. Arrivé lors de la saison 1974-75 alors que le club végète en promotion d'honneur, l'entraîneur corse réalise des miracles en Seine-et-Marne et tient une promesse faîte aux dirigeants meldois à la signature de son contrat : hisser le club en troisième division.

Un statut qui correspond mieux aux ambitions du C.S Meaux qui cherche à faire son trou parmi les équipes de la région parisienne, et gravit les échelons un à un. Une ascension fulgurante - champion de promotion d'honneur et 16ème de finaliste de la coupe de France 1975-76, champion de division d'honneur et 32ème de finaliste de la coupe de France l'année suivante, accession à la division IV en 1977-78 - qui relève du pari gagnant pour cet ancien enseignant qui sait s'entourer d'hommes de confiance. Sur le terrain, le patron se nomme Gabriel Latour, ex-pro à Nice, Ajaccio et Avignon. Un duo fusionnel qui marche main dans la main pour un même but: celui de l'équipe adverse. Sur la dernière marche du podium de la division IV, derrière Lille et Abbeville, lors de l'exercice 1978-79, le C.S Meaux est un favori logique pour la montée au coup d'envoi de la saison 1979-80. Une année remarquable pour les Meldois qui se baladent en championnat. 21 victoires, 4 nuls et une seule défaite (contre Beauvais 1-2), un goal-average positif de 77-23, le C.S Meaux accède naturellement à la division III et le stade Corazza de bouillir comme Furiani. Le club accueille d'ailleurs plus tard quelques joueurs sanguins dans ses rangs (Jean-Marie de Zerbi, Joël Cantona, Marc Lévy, Philippe Anziani, Fabrice Moreau, Christophe Desbouillons, un vrai chaud celui-là ...) tout en formant quelques pépites (Francis Llacer, Christophe Déhu et Yohann Pelé pour les plus connus). Sans oublier Franck Leboeuf. Mais lui n'avait déjà pas le niveau. Souvent proche de la montée en division II - l'équipe rate l'accession d'un petit but en 1985 - et après quelques exploits en coupe de France (élimination en 16èmes contre Strasbourg en 1986), le C.S Meaux plonge au départ d'Anziani en 1989. Aujourd'hui le club végète en championnat régionaux et attend des news de Leboeuf !

- LA RETRO PHOTO DU C.S MEAUX -

C.S MEAUX 1980 au Parc des Princes.

- saison 1982-83 -

- saison 1985-86 - Coupe de France -

REMEMBER. Le Racing en D1.


R.C PARIS 1983-84.


R.C PARIS 1983-84

Debouts : Bas, Peltier, Zvunka, Renaut, Chebel, Zagar.

Accroupis : Ekéké, Tihy, Ben Mabrouck, Madjer, Sither.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Alim Ben Mabrouck.

ALIM BEN MABROUCK.
Cousin très lointain de Rintintin, Alim Ben Mabrouck peut se targuer d'un exploit sans précédent sur facebook. En effet, avec ses 30 millions d'amis, Alim est LE roi du réseau social, loin devant Ma(ra)dona et David Beckham le rouge. Issu du quartier des Minguettes comme son ami Luis Fernandez, autre chien fou - limite enragé - dès qu'il court sur le pré, Alim découvre le foot dans la cité entre les voitures brûlées et les contrôles de balles de la police. Cavaleur dans la vie de tous les jours comme sur la pelouse râpée du stade de l'AS Minguettes, c'est finalement à Paris qu'il signe ses plus longues gardes à vue. D'abord repéré par le Paris F.C (1981-82), Alim s'exile une nouvelle fois en banlieue, à Colombes dans le 92 où le stade Yves-du-Manoir devient une sorte de prison dorée. En cellule au Racing Club de Paris (1982-90), qui devient Matra par la suite (toujours ce rapport aux bagnoles), Alim n'échappe pas aux quolibets et railleries des gangs rivaux durant sa peine. Malgré une première montée en 1984 et un titre de D2 en 1986, « l'homme aux trois poumons », selon son coéquipier Philippe Mahut qui court toujours après lui, et le Racing galèrent auprès des caïds de la D1. Lagardère lâche les liasses de Pascal et recrute parmi les barons du football mondial (Littbarski, Francescoli, Bossis et Gérard Buscher,...) mais la sauce ne prend pas, même avec l'arrivée de Luis, l'ami de toujours et homme de confiance du Lyonnais. Lâché par le boss, le Racing chute en 1990 et se fait oublier dans l'anonymat de la D2 après un dernier hold-up manqué, la coupe de France face à Montpellier. Alim trouve une planque aux Girondins de Bordeaux (1991-92) avant de retourner au bled, à l'O.L en fait (1991-92), bien à l'abri derrière son nouveau parrain-protecteur Aulas. Ben Mabrouck arrête alors définitivement les conneries, la boule à Z comme son palmarès vierge de toutes lignes et de réels exploits, malgré son courage et son rendement sur la pelouse, fort de ses 53 sélections sous le maillot algérien et une coupe du Monde au Mexique (1986). Là-bas, il aurait pu boire de la tequila avec le commandant Marcos. Mais comme il a pas le portefeuille de Manu Chao...

Stadium view. SAINT-SYMPHORIEN.



Stade: SAINT SYMPHORIEN.
Lieu: METZ.
Pays: FRANCE.
Club résident: F.C METZ.
Année: mid-eighties.


HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Michel Ettore et Michèle Torr.

 

MICHEL ETTORE vs MICHELE TORR.
Dans les années 70, Michèle Torr revisite à sa manière, et avec une bonne dose de tendresse, la vieille comptine populaire « La mère Michèle » en évoquant ses vieux souvenirs et son cœur qu'elle laisse en Provence. Trop dur. Pour Michel Ettore, c'est en Moselle qu'il faut aller pour trouver quelques traces de souvenirs. Du côté d'Amnéville et son zoo, dans l'allée des volatiles. C'est d'ailleurs en écoutant la Piaf blonde que Michel se décide un soir de grande soli-solitude comme le dit l'ami Joël au fond de ses cages: il ira faire le coucou dans les bois pendant que Christophe - tout court - emmène Michèle danser le soir, parce que Miossec est déjà plein comme une barrique à cette heure avancée de la nuit. Bah oui, c'est comme ça, Michèle en appelle à une tendresse que Totor ne saurait lui rendre à l'internat du centre de formation du F.C Metz qu'il intègre dès 1974. Pas vraiment le genre de romantisme auquel aspire la chanteuse énamourée qui préfère l'Olympia au stade St-Symphorien pour se produire sur scène. Sans doublure. Le premier rôle d'Ettore dans son club, dans l'ombre d'un certain André Rey et son blair d'aigle royal. Titulaire dès son retour de prêt au Havre (1979-80), Michel Ettore enchaîne deux hits - la coupe de France 1984 et 88 – et un tube qui s'exporte bien en Catalogne un soir de victoire au Camp Nou, avec Kurbos à la baguette. Du football harmonique et une déroute monumentale pour des Espagnols pas trop conquistador sur le coup. Une jolie entrée en matière pour Mimi et les Messins sur la scène européenne que Michèle a côtoyé naguère, à l'époque du bon vieux temps de l'Eurovision avec Marie Myriam et tout ça. Comme l'oiseau bleu survolant la Terre, Michel Ettore quitte aussi le nid douillet lorrain pour regagner Quimper. La Bretagne, ça vous gagne mais plus trop grand-chose pour Mimi qui entame sa tournée d'adieu au début des 90's au moment où Michèle Torr squatte le poste chez Sevran. Michel Ettore rit jaune et Jean-Luc en rouge et blanc monégasque.

F.C METZ 1980-81.


F.C METZ 1980-81

En haut : Ettore, Wiss, Moretto, Souto, Rohr, Piette, Thys, Bargas, Desrousseaux.

Au milieu : Kasperczak (ent.), Taruffi, Raspollini, Mahut, Zdun, Bracigliano, Polaniok, Synaeghel, Riedl, Husson (ent. adj.).

En bas : Colombo, Sonor, Marasco, Zinz, Sesniac, Morgante, Micciche, Becker.

BIO EXPRESS DEGRADABLE. Christian Synaeghel.

CHRISTIAN SYNAEGHEL.
Le Patrick Dils du football, victime d'une injustice causée par une apparence fragile, le petit duvet au-dessus des lèvres, et son rôle de joueur de devoir sur le pré. Christian Synaeghel est un anonyme. Le travailleur de l'ombre qui illumine un match par force d'opiniâtreté et son sens de l'efficacité. Un style de jeu qui révèle ses origines modestes, à chercher dans le Nord de la France du côté de Leffrinckoucke en stock, sa ville natale. Une vie de prolo banale - papa et les frangins bossent à l'usine - dont il assure l'héritage, un CAP mécanique en poche, avant d'être repéré par Pierre Garonnaire. D'un bassin minier à l'autre, il n'y a qu'un petit pont que Synaeghel franchit d'un pas en intégrant le centre de formation de l'ASSE à 17 ans. Baptisé le Ch'ti par les copains Santini, Lopez, Merchadier, Sarramagna,... Christian remporte la Gambardella (1970) à peine arrivé et taquine le cuir en équipe première la même année. Un ouvrier spécialisé en quelque sorte, qui obtient la médaille du travail à l'heure où les Verts réveillent une France du foot bien endormie. Trois titres de champion (1974, 75 et 76), deux coupes de France (1974 et 75), Synaeghel aime le boulot bien terminé et obtient, en récompense de ses efforts, le droit de porter la belle blouse bleue frappée du coq (5 sélections entre 1974 et 77). Le Ch'ti est en pleine lumière mais retombe vite dans l'oubli et la routine du commun des mortels. L'ASSE multiplie les exploits sur la scène européenne, Synaeghel à la machine, et atteint la finale de la C1 en 1976 après plusieurs exploits. Le top. Sauf que le Ch'ti n'en sera pas. Arrêt de travail forcé la semaine précédant la rencontre, à cause d'un match houleux à Nîmes où il sort blessé. Le mauvais coup de grisou pour Synaeghel qui participe à la fin de l'épopée un soir de mars 77 à Anfield Road. King Keegan est le boss et le Ch'ti retourne alors au charbon, parmi les gueules noires du bassin minier lorrain, quand il signe à Metz (1978-82). Une fin de carrière qui le ramène à ses racines qui ne l'ont jamais bien quitté tout au long de sa carrière. Un juste trop modeste qui ne rechigne pas à la tâche et pète un plomb à l'heure de la retraite. Christian prend en main la gestion d'une bijouterie et passe au bling-bling. Et pourtant, c'est la Gauche qui est au pouvoir.


A.S SAINT-ETIENNE 1982-83.


A.S SAINT-ETIENNE 1982-83.
En haut: Janvion, Lestage, Roussey, Castaneda, Zanon, Oleksiak.
Au milieu: Christensen, Mahut, Genghini, Moizan, Solignac, Battiston, Herbin (ent.).
En bas: Rep, Larios, Colleu, Paganelli, Daniel, Wolff.

FAN PICS. St-Etienne.

Michel Berger à Glasgow.

Y A PAS QU'LE FOOT. Jean-Michel Larqué.

Jean-Michel Larqué. Une Rolex, ça le fait bien pour draguer les poupées !
« Oh oh oh jolie poupée » faisait danser Bernard Menez et tous les clubbers français au début des années 80. Une façon pour le roi des nanards de rendre hommage à la Femme, en utilisant des métaphores olé-olé qui comparent le sexe faible à son doigt coupé! Des paroles sous la ceinture et vides de sens qui relèvent de la psychologie, et que seul l'acteur franchouillard pouvait oser. Du premier degré pour évoquer un truc pas résolu avec les filles diront les détracteurs. Ou bien juste un clin d'œil à Jean-Mimi qui assure pas mal aussi avec les meufs au vu de sa vitrine à trophées, d'habitude remplie par les coupes et les médailles chez la plupart des footballeurs. Chez Jean-Mimi par contre, on préfère y exposer ces fameuses poupées, fruits de ses conquêtes sportives. Une passion qui lui est venue naturellement, souvenirs de ses nombreux voyages à travers le monde et des déplacements européens des Verts. Jean-Mimi bichonne sa collectionne comme un titre de champion de France, en prenant soin de la dépoussiérer et de lui causer tactique entre deux entraînements. En bon plangonophile maniaque, tel le capitaine de devoir qu'il est sur un terrain, Jean-Mimi n'oublie aucun sens du détail : « Le jupon doit bien être rentré dans le short, le jupon doit bien être rentré dans le short. Le jupon... Passe ta balle! ». Et voilà, Jean-Mi se croit au micro avec Thierry Roland et oublie de nous parler en deux-trois mots de son autre passion: les sous-pull. Comment on appelle ça un collectionneur de fringues pareilles Jean-Mimi ? « La poupée rouge est hors-jeu, la poupée rouge est hors-jeu, la pou... ». Un pulitzer non ? « A gauche, à gau... ». Bon bah on trouvera tout seul, te fatigue pas va.

GUY DRUT avec les Verts.

1976. Guy Drut court comme un lapin pour aller chercher une médaille d'or du 110m haies aux J.O de Montréal au moment où l'équipe de France Olympique reste calée dans les starting-blocs, battue par la RDA en quart (4-0). A cette époque, les clubs français courent aussi, mais après des résultats que St-Etienne obtient à force de courage et d'abnégation en coupe d'Europe - la fameuse épopée Louison - en parvenant au sommet avec la finale de Glasgow.


Malheureusement coiffés au poteau carré par le Bayern, les Verts font quand même souffler un vent d'espoir sur le désert du football français. L'occasion était belle de réunir les héros de l'année sportive et Guy Drut de participer à ce nouvel élan, partageant une journée d'entraînement avec Herbin et ses joueurs. Un effectif passé au crible par le champion olympique qui ne mâche pas ses mots sur certains : « Janvion saute haut mais souvent trop tôt ». Et hop, Gérard est habillé pour l'hiver et Christian Lopez a même droit à un sac de couchage, taclé en pleine course : « Tu cours comme une ballerine, tout sur les pointes. Je te donnerai deux petits trucs techniques et tu verras le changement ». Pas vraiment gêné l'invité qui prend ses jambes à son cou, poursuivi par nos deux défenseurs un peu revanchard, tout en se cachant derrière l'Argentin Osvaldo Piazza, le seul qui compte à ses yeux : « Ce Piazza c'est quelque chose. Il me plaît ce type. Si j'avais été footballeur, j'aurais voulu être Piazza ». Mieux vaut fayoter avec les costauds au cas où les choses tourneraient mal, d'autant que Jean-Michel Larqué, en bon capitaine, prend la défense de ses coéquipiers et lâche, un rien moqueur sur la foulée du champion olympique : « Dis, l'élévation des genoux chez toi, c'est plutôt curieux... ». La réponse fuse comme sur un terrain mouillé, mais avec Guy Drut il semble plutôt miné : « Je suis un vétéran comme toi. Il faut savoir répartir l'effort ». Visiblement, ça balance pas mal à Sainté mais le mot de la fin revient à Larqué, histoire de clouer le bec à son hôte sur un sujet plus hot, la politique : « J'avais dis que j'étais assez près de tes positions politiques mais que cela ne m'empêchait pas de m'interroger sur l'utilité et l'efficacité de ton rôle de conseiller sportif auprès de Chirac ». Et toc, l'athlète botte en touche et part se rhabiller, laissant à Robby Herbin le soin de conclure et juger le joueur Guy Drut : « Il n'est pas malhabile mais, bien sûr, il fait des fautes de placement et de technique. C'est toute la différence qu'il peut y avoir avec des joueurs qui jouent presque tous les jours depuis 13-14 ans ». En gros, il ne va pas nous casser les noix celui-là avec sa médaille et ses conseils. Qui c'est le patron ? Depuis cette rencontre, Guy Drut est toujours à droite, a trempé dans les affaires et les Verts rament en championnat. Bonjour les conseils.

R.C LENS 1976-77. By Panini.


R.C LENS 1976-77

Debouts : Tempet, Joly, Hopquin, Flak, Krawczyk, Leclercq.

Accroupis : Marx, Elie, Françoise, Bousdira, Six.


BIO EXPRESS DEGRADABLE. Robert Sab.

ROBERT SAB.
Comme la grosse voiture suédoise, Robert Sab parcourt les kilomètres sans compter, fort de son statut de milieu relayeur increvable sur un terrain. Né à Troyes le 7 novembre 1954 juste avant l'hiver, Bob est sourd à l'appel de l'Abbé Pierre et opte pour le jeu à 11 parce qu'il a du coffre et du bagage. Des valises, et pas que sous les yeux, qu'il pose un peu partout en France à commencer par son club formateur, le R.C Lens, dont il devient vite le taulier en remerciement de sa fidélité aux Sang et Or (1969-80). Un plan (presque) décennal qui tourne en eau de boudin par la suite: « J'ai passé 11 ans à Lens pour finalement m'apercevoir que l'on ne tenait pas plus que cela à moi ! Ce fut une grosse déchirure ». Un gros trou dans le short, Robert passe alors du contrôle de balle au dérapage incontôlé. Une suite à la Jean Valjean qui le mène à Auxerre à l'orée des années 80. Parti sur un coup de tête pour devenir le patron d'une équipe, Bob se heurte à un pilier du stade Abbé-Deschamps et sorte de baron local: un Guy Roux souvent vert de rage. Robert prend vite peur et embraye pour Nice en 82 où il espère faire son nid chez les Aiglons qui volent en D2. Déplumé de son honneur et des rares cheveux qui lui restent sur le crâne, Robert pense reprendre espoir chez les Verts (1983-85). Mais l'ASSE broie du noir à l'époque et Sab lit son avenir dans le marc de café. Une fin de carrière au Havre (1985-87), le doyen des clubs français, pour profiter d'une retraite paisible à jouer au « 1000 bornes » avec les petits-enfants après plus de 300 matches au compteur. Depuis, Sab roule toujours et marche au super avec sa berline.

R.C LENS 1981-82.


R.C LENS 1981-82

Debouts : Huart, Joly, Leclercq, Sénac, Flak, Alberto.

Accroupis : Gallou, Vercruysse, Xuereb, Thordarsson, Brisson.

FAN PICS. Lens.

Bienvenue chez les Ch'tis !

A.J AUXERRE 1981-82.


A.J AUXERRE 1981-82

Debouts : Roux (ent.), Noêl, Borel, Loiseau, Bats, Sab, Denis, Lanthier, Charles, Cuperly, Wieczorek.

Accroupis : Sévenier, Garande, Félix, Szarmach, Ferreri, Lopez, Rémy.

ROCK ACTION. Jean-Marc Ferre(ri) plays Léo.

Jean-Marc Ferreri plaque un accord et pourtant il joue au foot.

« T'es rock coco ». La syllabe en plus, Jean-Marc Ferreri s'imprègne des textes de Léo Ferré. Un truc qui lui tient à cœur et colle parfaitement à son esprit Rebel Yell. Et Jean-Marc de partir dans un solo enflammé en n'oubliant pas de caricaturer son coach : « Chez nous à Auxerre, les supporters vont peut-être chercher leur filet garni à la buvette pendant la pause, mais il est rempli de kro. Yeah ». Le col relevé à la Canto et la veste en jean de Jean-Luc Lahaye sur le dos (en fait, on la reconnaît parce que y a pas de badges dessus), JMF tacle le bon goût, les tendances et la branchouille people. Lui c'est le peuple, les fans rougis par le Beaujolais nouveau et la six-cordes électrique qui remplace la corne de brume. Ferreri aime bien faire son Dylan et casser et les genres. La mauvaise bière, la kermesse d'après-match et les majorettes pour la foire du dimanche, c'est le salon de l'Agriculture à grande échelle, loin des Martini Dry et des paillettes. Mais Jean-Marc ne s'en laisse pas compter et de répondre tout en révisant ses gammes : « Et ton olive, tu sais où tu peux te la mettre ». Tout ça dit tranquillement, sur un accord mineur. Putain, il a même pas dit « motherfucker ». Bah non, Jean-Marc a trop la classe pour ça, et bien trop à faire en s'exerçant sur le riff de « Smoke on the water ».

HOMONYMES OLYMPIQUES et destins (à tirs) croisés. Didier et Nikki Six(x).


DIDIER SIX vs NIKKI SIXX.
Quand Franck Carlton Serafino Ferrana change d'identité en 1980, il se questionne beaucoup sur son nouveau pseudo. Niki Lauda ? Trop tête brûlée à son goût même si le gaillard est déjà bien cramé à l'époque avec son groupe London. Nikki-ta-mère ? Mais il aime trop sa maman pour ça et n'a pas vraiment de reproches à lui faire, elle qui a élevé le fiston seule, abandonnée par un mari volage. A bien choisir il aurait pu taper dans le haut niveau. Nikki Platoche, ça en jette côté standing. Ou Nikki Maradona, plus en rapport avec sa consommation de produits stupéfiants, mais on ne touche pas à la vie privée des gens comme ça. Donc ce sera Nikki Sixx. 2k2x. Et pourquoi pas r2d2 ou c3po quitte à passer pour un extra-terrestre comme 2di6, Didier Six, le Nordiste aux mille clubs et autant d'actions ratées, le ballon parti dans la guerre des étoiles ? Nikki Sixx, c'est sexe et heavy comme le soleil de sa Californie natale. Rien à voir avec les corons de Bachelet ou les frites au vinaigre de Nungesser et Bollaert, le sea, six(x) and sun version Nord/Pas-de-Calais. Absolument rien ne rapproche Didier de Nikki, ou inversement. Et pourtant six(x) ! Sans doute ce goût pour la provocation et la tignasse longue et rebelle au sortir de l'adolescence, cet amour des bas (baissés) ou de la basse pour l'un et l'autre, ou encore les voyages hallucinants de Didier (Valenciennes, Lens, OM, Strasbourg, Bruges, Stuttgart, Mulhouse, Aston Villa, Metz... et sans GPS) pendant que l'autre plonge dans les bad-trip. Seule la formule diffère. Comme son copain Nikki, 2di6 change aussi d'identité lors d'un énième transfert, en Turquie cette fois, pour devenir Dündar Siz. Plus funky comme nom de scène. Peut-être aussi une manière de se faire oublier parce que les Six(x) brothers ont connu de sérieux ratés dans la vie, la cible souvent et les tirs aux buts pour Didier. Comme ce soir de Séville 82 contre l'armée allemande. Cette maudite mort subite que frôle Nikki à la suite d'une overdose. Sixx feet presque under. Une vie de loser cependant émaillée d'étincelles. Plutôt un show pyrotechnique et 80 millions d'albums vendus pour le bassiste tatoué et son gang. Pas un mince exploit comme celui réalisé par Didier au Maracana de Rio en 1977, sa meilleure tournée on stage, en 1ère partie de Sepultura et avec Motley Crüe en guest-star. Mais avec Platini et Trésor, ça le faisait bien aussi.  



FAN PICS. New-York Cosmos.

Visiblement, les demoiselles du Cosmos se sont mises au scrabble.

MATCH REPLAY. Le jour où... Pelé est mort un peu.

Pelé tourne le dos au football.

Été 1977, les rayons du soleil ne brillent plus sur Graceland. Elvis est retrouvé mort dans sa salle de bains, le froc en bas des genoux selon les rumeurs. La triste fin d'une Légende pour celui qu'on appelle le King. Quelques semaines plus tard, un autre Roi quitte la scène et fait ses adieux au public à 37 ans. Le 1er octobre en effet, Pelé joue le dernier match de sa carrière au Giants stadium de New-York devant 75.000 spectateurs venus applaudir l'ultime récital de la star brésilienne arrivée deux ans plus tôt dans un championnat NASL aux dollars ronflants et contrats juteux, qui font sortir une première fois le triple champion du Monde de sa retraite sportive prise à la fin de l'année 1974 .



Une rencontre amicale et symbolique qui oppose les deux clubs de sa longue et unique carrière entamée en 1956. Santos vs N-Y Cosmos. La dernière rime de l'artiste du ballon rond. Une mi-temps dans chaque camp pour ne pas faire de jaloux et faire profiter les invités de sa présence à leurs côtés pour cette soirée de gala. Un match anecdotique - les jubilés le sont tous - rôdé comme un show à l'américaine. Le discours du Roi en introduction accueilli par des « Love » fait place au spectacle. Pelé porte les couleurs du Cosmos en 1ère période et régale l'assistance. Le F.C Santos ouvre rapidement la marque lorsque le Brésilien égalise sur coup-franc à deux minutes de la pause. Bronca du public. Pelé inscrit le 1.278ème but de sa carrière. Un de plus. Le dernier surtout. The show must go en seconde période. Sous les couleurs de Santos. Pour boucler la boucle avec l'équipe de son cœur. Encore deux-trois passements jambes et quelques exploits. Cosmos l'emporte finalement 2 à 1. Il s'est mis à pleuvoir sur le stade des Giants. Sale temps sur New-York. Pelé entame alors un dernier tour d'honneur sous les yeux de Mohammed Ali, guest-star de la cérémonie, qui lâche son plus beau coup en évoquant son ami : « Désormais, nous sommes deux à être les plus grands ». En larmes, consolé par son ami Carlos Alberto, Pelé s'écroule et avoue, porté en triomphe et torse nu, « être mort un petit peu aujourd'hui ». Le ciel est de nouveau triste ce jour-là. « Et après, le football ne sera plus tout à fait la même chose » comme le dit modestement Nilton Santos, le plus grand défenseur sud-américain de tous les temps.

Pelé, favorable à un rapprochement entre les States et le Brésil.

La der de Pelé en live (ou presque).

Le carnet de notes de Pelé. Pas mal.

PUB. Pepsi. Pelé.

- Pepsi -
- PELE -
- 1977 -

REMEMBER. L'équipe de France en Amérique.

Les Bleus on US Tour.

Comme le Gendarme de St-Tropez quelques années auparavant, c'est au tour de l'équipe de France de football de partir à la conquête de New-York le 2 mai 1979 à l'occasion d'un match amical contre les USA qui remplace au pied levé une rencontre prévue à Téhéran contre l'Iran. Le déplacement en Asie Centrale jugé trop dangereux pour cause d'actualité internationale, les Bleus se tournent vers le Nouveau Monde pour disputer une rencontre exhibition en basket sur pelouse synthétique. Un aller/retour express en Concorde qui permet aux Tricolores de découvrir le soccer et ses stades modernes mais également de profiter de quelques moments de loisirs. Au programme, visites, shopping et balades en ville. Dans le rôle du guide, Jean-François Larios emmène les copains Lacombe, Battiston et Janvion très à l'aise dans les rues de Big Apple, Olivier Rouyer en rajoutant des couches sur le style US. L'air du pays sans doute et son influence sur le Monde. Un American Way of Life qui n'a pas encore posé ses tentacules sur la planète football. Pour cette première franco-américaine au Giants stadium de New-York, les Bleus d'Hidalgo s'imposent 6 à 0 sans vraiment jouer. Walter Chyzowych, l'entraîneur US de l'époque, reste tout de même un brin songeur sur la performance de ses adversaires : « Les Français n'étaient pas venus à New-York avec une crainte quelconque, mais bien pour donner une leçon. Eh bien je suis très content des professeurs. Je n'accablerai pas les élèves qui ont fait ce qu'ils ont pu ». Une manière de reconnaître, pour une équipe partie en vadrouille, que le soccer à encore beaucoup à apprendre sur le plan international. Olivier Rouyer, lui, repart de son expédition avec quelques fringues dans la valise et une nouvelle paire de lunettes de soleil. La classe américaine quoi.

USA-FRANCE 1979.
Debout : Jouve, Domenech, Bossis, Janvion, Dropsy, Trésor.
Accroupis : Rouyer, Petit, Lacombe, Platini, Amisse.

Platoche en version indoor.

PRO CYCLING MANAGER. Duclos-Lassalle raconte Larios.


En 1981, Gilbert Duclos-Lassalle et son maillot à damier des cycles Peugeot rate la victoire d'un boyau sur l'étape des pavés, Compiègne-Roubaix, au programme du Tour cette année-là. La faute à une saloperie de cale-pied qui décroche à 50m de la ligne. C'est d'ailleurs aussi sur le poteau que l'ASSE coiffe les Canaris dans la course au championnat cette même année, remportant au passage le 10ème titre de son histoire. A priori aucun rapport jusque là. Deux destins bien distincts et pas que Giscard. Et pourtant, au détour d'une conversation, Gibus avoue être tombé dans le chaudron comme el diablo, et en pincer pour Jean-François Larios, son bon copain d'enfance. Le futur double vainqueur de l'Enfer du Nord s'explique, bien à l'abri derrière les motos de la presse : « J'ai rencontré le football dans les prés de mon village pyrénéen (Lembeye) en même temps que Jean-François Larios. J'étais un enfant du pays assez doué pour le sport. Jean-François, lui, arrivait d'Algérie avec ses parents. Son père était le responsable local des Ponts et Chaussées. Pendant les vacances, nous jouions au football ou nous prenions nos bécanes pour aller rouler dans la région ». A voir son palmarès, Duclos se décarcasse sur un vélo mais au foot ça donne quoi ? Gibus joue la carte sincérité, direct comme un coup-franc : « Je n'étais pas très doué mais je me débrouillais bien dans les buts ». Pour décrypter, le genre de mec qu'on prend toujours en dernier et qu'on colle dans les bois, histoire d'emmerder personne et laisser le champ libre à l'artiste, ce sacré Jeff : « Un jour, il a pris le pari de traverser en longueur tout le terrain et de dribbler la classe entière. Nous étions une trentaine en face de lui et personne n'a réussi à lui prendre le ballon. Il est arrivé sur mes buts et il m'a également dribblé. Nous n'en revenions pas ». En plus d'être une chèvre, Gibus semble aussi un peu de Marseille, encore tout aveuglé par les performances de son camarade qui épouse par la suite la carrière de footballeur tout en faisant le Tour de France (St-Etienne, Bastia, Lyon, Nice, Strasbourg...). Avec Gibus dans sa roue qui avoue, la tête dans le guidon, ne plus avoir l'occasion de jouer au football « sauf pour [s]'amuser quelquefois avec des copains » mais garde un œil attentif aux exploits de son copain : « Je suis l'actualité du football et, bien entendu, la carrière de Jean-François Larios ». Sinon en parlant de Grande Boucle. Et Platoche alors ? Ah bah tiens c'est marrant, Duclos vient de sortir du peloton !


ITALIE 1981.


ITALIE 1981.
Debout: Graziani, Scirea, Bordon, Altobelli, Marini, Gentile.
Accroupis: Cabrini, Oriali, Conti, Antognoni, Tardelli.

MAILLOT DE LEGENDE. Italie.

11 juillet 1982. Madrid. L'Italie bat la RFA en finale de la coupe du Monde. Une sorte de petite revanche pour les supporters français qui sont tous Transalpins ce jour-là. C'est la troisième fois que la Nazionale remporte le trophée, égalant le record du nombre de victoires détenu par le Brésil. Auparavant, il y a eu 1934 et 38. Une période sombre durant laquelle les joueurs italiens honorent l'hymne national du salut fasciste. Ce 11 juillet 1982, c'est Dino Zoff qui a droit aux honneurs dans la tribune présidentielle du stade Santiago Bernabeu, salué par le président Pertini, farouche opposant du Duce et membre de la Résistance dans sa jeunesse. A quarante ans passé, le vieux capitaine de la Squadra inscrit une étoile de plus à son palmarès. Et pourtant, rien ne fût simple. Un 1er tour pourri conclu par des matchs nuls à tous les égards. Puis la Squadra dompte l'Argentine de Maradona et mate le Brésil de Socratès, Zico, Falcao qui regarderont la suite de la compétition devant leur Télé Santana. Une résurrection. L'œuvre d'un revanchard, Paolo Rossi, sorti d'un coma footballistique à la suite de sa suspension (2 ans) après l'affaire du totonero. Revenu à la compétition deux mois plus tôt, le sélectionneur Enzo Bearzot lui accorde sa confiance. Bingo. Un hat-trick face aux Argentins, il terrasse la Pologne en ½ finale avec un doublé et place l'Italie sur orbite en ouvrant le score devant l'Allemagne. 6 buts en 3 matches. Un joli ratio qui permet à « Pablito » de finir meilleur buteur du tournoi. En 1982, Italians do it better et Bearzot règle ses comptes avec la presse transalpine.

Paolo Rossi. Un maillot à la mode italienne.